La valeur nutritive et l'apport calorique indiqués sur les menus de
restaurants se traduisent-ils par des choix alimentaires plus sains?

Une étude sur la prévention du cancer figure parmi les 66 nouveaux projets de recherche, représentant des subventions de 24 millions de dollars, annoncés aujourd'hui par la Société canadienne du cancer

TORONTO, le 5 mai /CNW/ - Une nouvelle étude, financée par la Société canadienne du cancer, va aider à déterminer si les clients des restaurants font des choix plus sains lorsque la teneur en calories et en autres éléments nutritifs est inscrite sur les menus. Une bonne alimentation, l'activité physique et le maintien d'un poids santé sont associés à une réduction de l'incidence du cancer pouvant aller jusqu'à 35 %. Une mauvaise alimentation et un surpoids ou l'obésité contribueraient au développement de plusieurs cancers, dont ceux du sein, du côlon, du rein, de l'estomac, du poumon et de l'utérus.

Cette étude est l'un des 66 nouveaux projets, représentant des subventions de 24 millions de dollars, annoncés aujourd'hui par la Société canadienne du cancer. Les projets couvrent de nombreux aspects de la recherche sur le cancer tels que la prévention, des études génétiques, le développement de médicaments et les soins palliatifs.

    
    À propos de l'étude sur la nutrition et la prévention du cancer
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C'est le Dr David Hammond, chercheur spécialiste du comportement au Centre pour l'avancement de la santé des populations Propel et membre du corps enseignant à l'Université de Waterloo, qui dirige l'étude sur la nutrition. "Les gens consomment de plus en plus de gras, de sel et de calories à l'extérieur de la maison, et ils ignorent tout ou presque tout du contenu nutritionnel de leur assiette, dit-il. Ils sont parfois renversés de ce qu'ils découvrent." La Société canadienne du cancer accorde une subvention de 276 000 $ sur trois ans à l'équipe du Dr Hammond pour cette recherche.

"Un surpoids ou l'obésité est un important facteur de risque de cancer, et le nombre de Canadiens obèses augmente chaque année, déclare la Dre Christine Williams, directrice de la recherche à la Société canadienne du cancer. Offrir de l'information nutritionnelle de base sur les menus est une étape importante vers une société où les Canadiens peuvent faire plus facilement des choix plus sains".

L'étude comporte deux volets distincts :

    
    -   Vérifier si l'ajout de l'apport calorique sur les menus de
        restaurants et les menus affichés dans les restaurants-minute a un
        effet sur les choix alimentaires des étudiants et des professeurs sur
        le campus de l'Université de Waterloo;

    -   Effectuer une étude expérimentale durant laquelle plus de 600 adultes
        de la région de Kitchener-Waterloo vont commander des repas à partir
        de menus contenant différents types d'information sur la valeur
        calorique et nutritive, afin d'établir le type d'information
        nutritionnelle qui est le plus efficace pour orienter les choix
        alimentaires et la consommation.
    

Les résultats de l'étude seront connus dans deux ans et serviront à documenter des politiques gouvernementales. Plusieurs États américains, dont la Californie et l'Oregon, ainsi que la ville de New York imposent déjà des lois qui obligent les restaurants à divulguer l'information sur l'apport calorique et la valeur nutritive. En vertu des lois canadiennes actuelles, l'étiquetage nutritionnel est exigé seulement pour les aliments préemballés vendus dans les magasins, mais ne l'est pas pour ceux qui sont vendus dans les restaurants et les restaurants-minute.

Par le passé, très peu de chercheurs se sont intéressés aux répercussions de l'information nutritionnelle inscrite sur les menus. Toutefois, des données provenant d'études sur des aliments préemballés montrent que l'information nutritionnelle aide effectivement les consommateurs à faire de meilleurs choix. "Il n'y a pas de solution miracle, mais même de petits changements, tous les jours, s'additionnent et finissent par devenir énormes au cours d'une vie, dit le Dr Hammond. Notre objectif est de fournir aux responsables de politiques les données probantes à l'appui d'une réglementation susceptible d'influencer les décisions de millions de Canadiens dans les restaurants. Tous les moyens que nous pouvons proposer pour aider les Canadiens à vivre plus sainement et pour freiner l'augmentation des taux d'obésité vont aussi réduire le risque de cancer."

La Société canadienne du cancer recommande aux Canadiens de consommer chaque jour une variété de légumes et de fruits. En 2008, moins de 45 % des Canadiens âgés de plus de 12 ans prenaient plus de cinq portions par jour.

La prévalence d'un poids non-santé est en hausse dans tous les groupes d'âge. Plus de 60 % des adultes canadiens ont un surpoids ou sont obèses. Environ 26 % des enfants et des jeunes sont considérés comme ayant un surpoids ou étant obèses.

Consultez le www.cancer.ca/recherche pour obtenir la liste complète des nouvelles subventions de recherche de la Société canadienne du cancer.

    
    Points saillants d'autres nouveaux projets de recherche de la
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    Société canadienne du cancer
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Dre Anita Koushik, Montréal, 498 997 $. Le cancer de l'ovaire étant l'un des plus meurtriers et des plus "silencieux" chez les femmes, il faut davantage d'initiatives visant à déterminer ce que les femmes peuvent faire pour réduire leur risque d'en être atteintes. La Dre Anita Koushik va mener, auprès d'un groupe de femmes de Montréal, certaines ayant un cancer de l'ovaire et d'autres non, des entrevues portant sur les habitudes de vie qui pourraient influer sur le développement d'un cancer, en particulier la prise de vitamine D (un possible inhibiteur du cancer) et l'emploi de composés qui maîtrisent l'inflammation telles que l'aspirine et la poudre de talc.

Dr Johann Hitzler, Toronto, 427 500 $. Les enfants atteints du syndrome de Down courent un risque de leucémie myéloïde (une forme de cancer du sang) qui est de 100 fois supérieur au risque moyen chez les enfants. Nombre d'entre eux ont déjà des cellules préleucémiques dans leur sang à la naissance. Le Dr Hitzler va étudier comment les cellules préleucémiques deviennent leucémiques et comment on peut les éliminer. Il espère ainsi trouver des moyens de prévenir le développement de la maladie.

Dre Francine Durocher, Laval, 448 325$. Dans sa recherche d'autres marqueurs de l'apparition probable d'un cancer du sein, la Dre Francine Durocher prévoit étudier comment, dans les familles québécoises très prédisposées à ce type de cancer, des gènes ayant des épissages ou agencements différents pourraient produire diverses protéines potentiellement à l'origine d'un cancer. Si des "épissages alternatifs" propres aux familles touchées par le cancer du sein étaient mis au jour par les chercheurs, ils pourraient permettre d'améliorer le repérage des personnes qui courent le plus grand risque réel de cancer du sein, en plus de constituer un autre outil de dépistage et une autre cible thérapeutique

Dr Harvey Chochinov, Winnipeg, 136 608 $. Le Dr Harvey va évaluer si la connaissance, par les professionnels de la santé, de l'"histoire" de leurs patients en fin de vie (aux soins palliatifs) influe sur leurs décisions, et va vérifier si cette connaissance les aide à établir des liens avec les patients et à maintenir la dignité de ces derniers. Son équipe va réaliser des entrevues auprès de patients recevant des soins palliatifs et de membres de leur famille pour recueillir les éléments de l'histoire de leur vie qui, selon eux, doivent être connus de leurs professionnels de la santé. Elle va ensuite interroger le personnel pour déterminer en quoi cette connaissance modifie les soins dispensés.

Dr William Jia, Vancouver, 344 172 $. Le Dr Jia poursuit ses travaux de pionnier au cours desquels il a montré que le virus de l'herpès peut détruire les cellules cérébrales cancéreuses. Il va s'attaquer au problème en utilisant deux types de virus de l'herpès par génie génétique et conçus pour détruire plus efficacement les cellules tumorales sans causer de lésions aux tissus normaux.

    
    À propos de l'Initiative de prévention
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La Société canadienne du cancer croit qu'il est possible de prévenir environ 50 % des cas de cancer. Son Initiative spéciale de prévention du cancer en est à sa deuxième année. Les projets menés dans le cadre de cette initiative feront avancer le domaine de la recherche sur la prévention du cancer en permettant de dégager des interventions contre des facteurs de risque et conditions modifiables, dont des comportements, des facteurs biologiques, des expositions en milieu de travail ou des conditions environnementales que l'on pourrait changer pour réduire le risque de cancer.

La Société canadienne du cancer va investir environ 3 millions de dollars par année dans cette initiative.

    
    À propos de Propel
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Le Centre pour l'avancement de la santé des populations Propel se consacre à la prévention du cancer et des maladies chroniques par l'amélioration de la santé des populations, et à la réduction des effets du cancer sur les gens touchés par cette maladie. Le Centre est un partenariat entre la Société canadienne du cancer et l'Université de Waterloo dont la vision est d'aider à transformer la santé des populations au Canada et dans le monde entier. Une équipe de plus de 40 scientifiques et membres du personnel collabore avec des ténors de la science, des politiques et de la pratique au Canada et dans le monde entier afin, dans un effort concerté, de planifier et de mener des études visant à améliorer les politiques et les programmes et d'y donner suite et d'orienter le changement social.

    
    À propos de la Société
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La Société canadienne du cancer lutte contre le cancer en faisant tout ce qu'elle peut pour le prévenir, pour sauver des vies et pour soutenir les personnes touchées par cette maladie. Joignez-vous au combat! Visitez le combatpourlavie.ca pour découvrir comment vous pouvez aider. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez le cancer.ca ou appelez notre Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1-888-939-3333.

SOURCE Société canadienne du cancer (Bureau national)

Renseignements : Renseignements: Alexa Giorgi, Société canadienne du cancer, (416) 934-5681, agiorgi@cancer.ca

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