La sécurité aux passages à niveau et la prévention des intrusions
s'améliorent chaque année au Canada

OTTAWA, le 23 avr. /CNW/ - General Electric est un important fournisseur de technologie liée à la sécurité aux passages à niveau, principalement aux réseaux ferroviaires qui transportent des marchandises. Cette société fabrique également des dispositifs d'avertissement pour la détection des trains, pour les passages à niveau et pour pratiquement toutes les pièces d'équipement qui y sont installées, afin d'en accroître la sécurité.

Étant donné les centaines de milliers de composantes installées à 55 000 passages à niveau au Canada, ce secteur ne change pas rapidement. Les passages à niveau sont construits pour durer au moins 20 ans, et le secteur ferroviaire remplace quelque 2 000 passages à niveau par année, à l'échelle de l'Amérique du Nord. Chaque année, une centaine de passages à niveau (155, en 2010) font l'objet d'une modernisation au Canada.

Par le passé, un mécanisme actionnait les barrières, un autre faisait clignoter les feux, et un autre encore détectait l'approche des trains. Aujourd'hui, ces fonctions sont beaucoup plus intégrées, et elles fournissent davantage d'information en toutes circonstances, comme le temps chaud ou froid, les éclairs et les surtensions, explique Bill Shields, directeur de produit en ingénierie appliquée à la sécurité aux passages à niveau à Kansas City, au Missouri. Il est spécialisé dans ce secteur du marché intérieur et international depuis plus de 30 ans.

Au cours de la dernière décennie, on a amplement recouru à la technologie DEL (diode électroluminescente) pour obtenir des signaux lumineux plus visibles et plus clairs, ainsi qu'à des protocoles Internet pour faire communiquer plus facilement les dispositifs entre eux.

Aaron Branston, de VIA Rail, dit que son entreprise a fait installer sept systèmes ElectroLogIXS avancés dans sa subdivision de Chatham, en Ontario. Les prédicteurs détectent un train, calculent sa vitesse et règlent les signaux pour qu'ils se déclenchent en temps voulu.

Chaque passage à niveau "actif", muni de feux clignotants, d'une sonnerie ou de barrières, fonctionne selon des paramètres particuliers à un délai d'annonce. Par exemple, si un train se déplace à 50 milles à l'heure, le délai d'annonce à l'automobiliste au passage à niveau que donne le système est de 25 secondes, alors que les barrières et d'autres systèmes de plus haute technicité nécessitent un délai d'annonce plus long.

Dave McNeill, directeur, Voies et signalisation, à Rail Term, précise que son entreprise compte un bureau principal à Dorval (Québec), et des bureaux satellites à Ottawa, Chatham, Brockville, Aston et Saint-Jérôme. Elle assure l'entretien de 150 milles de voies et de signaux, notamment 1 140 passages à niveau et dispositifs de signalisation pour VIA Rail. Elle dessert également OC Transpo à Ottawa et possède un système à Rutland, au Vermont, pour le contrôle de la circulation ferroviaire américaine. Rail Term compte 110 employés, dont 45 qui sont affectés aux voies et à la signalisation.

Ils font partie de ceux qui installent des guérites de signalisation entièrement équipées en quelque 80 à 100 passages à niveau au pays, chaque année. De plus, une section de 18 milles de clôtures a été installée dans la subdivision de Chatham avant la fin de l'an dernier, afin de réduire le nombre d'incidents liés à des intrusions.

Matt Holland, premier directeur, Sûreté et sécurité, chez GO Transit, le plus grand réseau de trains de banlieue au Canada, explique que les membres de son personnel collaborent avec des organismes intéressés à diffuser le matériel d'Opération Gareautrain et à étendre la portée de GO Transit jusqu'à des auditoires cibles, notamment des chauffeurs du secteur commercial, des clubs de véhicules tout terrain, des clubs de motoneigistes et des écoles.

Lorsque GO Transit a rétabli le service à destination de Barrie, il y avait plus de 15 ans que les trains de voyageurs avaient circulé entre Bradford et cette agglomération. Afin de sensibiliser de nouveau les résidents de la région à la présence d'un corridor ferroviaire en service dans leur voisinage, GO Transit a élaboré des programmes Opération Gareautrain qu'elle a présentés dans une trentaine d'écoles publiques, elle a fait des annonces dans les écoles secondaires, soulignant les dangers que présentent les intrusions sur la propriété d'un chemin de fer, et produit une vidéo à l'intention des "nouveaux conducteurs" afin de les sensibiliser à la sécurité des véhicules aux abords des passages à niveau. GO Transit met également en œuvre un programme annuel d'installation de clôtures, selon les priorités.

GO Transit a établi un plan d'immobilisations de remise en état de passages à niveau en trois phases, étalé sur plusieurs années, qui a débuté en 2004. Les 90 passages à niveau appartenant à GO Transit sont maintenant pourvus de sonneries, de feux clignotants et de barrières. Elle a remplacé les anciens signaux sur potence par une combinaison de barrières de style "passerelle" et de cantilevers, elle est passée à l'éclairage DEL afin d'améliorer la visibilité pour les automobilistes, et elle a installé du nouvel équipement de commande à certains passages à niveau, notamment des consignateurs d'événements, des prédicteurs pour passages à niveau et de l'appareillage de commande électronique de passage à niveau.

Le mois dernier, elle a commencé à moderniser ses passages à niveau en remplaçant les feux incandescents de huit pouces par des feux DEL de 12 pouces, plus visibles. Actuellement, Go Transit mène une étude sur la gestion des risques dans un corridor, qui permettra de déterminer les points présentant un haut risque d'intrusion aux passages à niveau, et les classera selon le degré de risque afin d'aider le service de trains de banlieue à les éliminer, selon les priorités.

GO Transit a entrepris l'un des plus vastes programmes d'information du public jamais réalisés; il vise 180 auto-écoles, 25 compagnies d'autobus scolaires, 90 garderies, 100 clubs de motoneigistes, 80 clubs de véhicules tout terrain, 60 clubs de ski de fond, 60 clubs de cyclistes, 50 clubs de mordus du rail et 90 détaillants de machinerie agricole. D'autres initiatives sont en cours de planification.

Éric Renaud, de X-Rail à Châteauguay (Québec), natif de Pointe-aux-Trembles, dit qu'au Québec, de 30 à 40 passages à niveau ont déjà été munis de feux DEL, et que les employés installent actuellement des consignateurs d'événements afin d'enregistrer les activités et les processus liés à la sécurité. Les 35 employés de X-Rail procèdent à l'entretien de 500 passages à niveau par mois, et effectuent régulièrement des évaluations en matière de sécurité. Éric Renaud est fier du fait que l'âge moyen de son jeune effectif soit de 30 ans : ses employés pourront donc faire un long parcours au sein de l'entreprise.

SOURCE Association des chemins de fer du Canada

Renseignements : Renseignements: Paul Goyette, Association des chemins de fer du Canada, (613) 564-8097; www.railcan.ca; Sean Rushton, Transports Canada, (613) 991-6031; www.tc.gc.ca

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