La reprise mondiale se poursuit dans le secteur de l'immobilier, selon Études
économiques Scotia

TORONTO, le 11 janv. /CNW/ - La reprise mondiale du secteur de l'habitation poursuit sa lancée, selon le rapport Perspectives du secteur immobilier mondial publié aujourd'hui par Études économiques Scotia.

Stimulé par des coûts d'emprunt exceptionnellement bas, des programmes gouvernementaux directs d'encouragement à l'achat et la reprise récente de l'économie, le secteur immobilier résidentiel dans de nombreuses nations développées s'est raffermi au cours du troisième trimestre de 2009.

"Le Canada est toujours en tête parmi les marchés que nous avons étudiés", a déclaré Adrienne Warren, économiste principale à Études économiques Scotia. "Pour la période de juillet à septembre, les prix moyens des maisons, rajustés en fonction de l'inflation, ont grimpé de 11 % par rapport à la période correspondante de l'année précédente, ce qui représente une remontée importante par rapport à la chute de 10 % en glissement annuel enregistrée pour les premiers mois de 2009. Selon le rapport, les données mensuelles disponibles laissent croire à un renforcement accru pour le dernier trimestre de l'année."

En Australie, les prix moyens de maisons connaissent de nouveau une croissance positive, soit de 5 % en glissement annuel au troisième trimestre, bien que les récentes hausses des taux d'intérêt puissent ralentir le rythme de leur appréciation.

Sur de nombreux autres marchés, les prix moyens des maisons continuent de chuter en glissement annuel, mais cette chute a ralenti considérablement dans la plupart des cas. Aux États-Unis, les prix moyens des maisons existantes (rajustés en fonction de l'inflation) n'ont reculé que de 6 % en glissement annuel au troisième trimestre, par rapport à un recul de 14 % pour le premier trimestre. Les prix de l'habitation au Royaume-Uni suivent une tendance similaire, bien que les prix semblent se stabiliser en France.

"Le manque de maisons à vendre accompagné d'une hausse de la demande contribuent au raffermissement des prix dans un certain nombre de pays, dont le Canada, l'Australie et le Royaume-Uni", a expliqué Mme Warren. "La construction de nouvelles habitations a pratiquement connu une halte au début de la crise financière mondiale à l'automne 2008 et elle n'a pas encore pleinement repris."

Entretemps, bien que les "acheteurs de première maison" sortent en grand nombre, de nombreux vendeurs qui souhaitent passer à une catégorie supérieure demeurent marginaux, ce qui contribue à limiter l'offre.

"La remontée de l'activité dans le secteur de l'habitation, bien que modeste, procure un stimulant nécessaire à la reprise de l'économie mondiale", a déclaré Mme Warren. "L'habitation est un secteur très cyclique sensible aux taux d'intérêt qui influence traditionnellement l'ensemble de l'économie.

"Le raffermissement des prix des maisons combiné au rebondissement des marchés des valeurs mobilières dans le monde permettent de reconstruire le patrimoine et la confiance perdus des ménages", a ajouté Mme Warren.

Une autre année pour les palmarès

Se libérant d'une brève baisse en début d'année, le marché de l'habitation canadien a terminé une autre année en force en 2009.

Études économiques Scotia estime que les ventes de maisons sur le service interagences (MLS) ont totalisé 465 000 l'an dernier, soit une hausse de 7 % par rapport à 2008. Par contre, les prix moyens des maisons ont grimpé d'environ 4 %, atteignant un montant record d'environ 315 000 $. Les constructeurs de logements ont été quelque peu plus prudents, effectuant 146 000 mises en chantier selon les estimations, comparativement à 211 000 unités en 2008 et à une moyenne à long terme de 175 000. Selon Mme Warren, ces résultats ont surpassé toutes les prévisions.

Dans le rapport, Études économiques Scotia met en garde contre un point de vue trop alarmiste quant à la nouvelle appréciation des prix des maisons au Canada. Les prix sont poussés à la hausse par des facteurs de base liés à l'offre et à la demande, ainsi que par un peu d'activité d'achat spéculative. Règle générale, lorsque le ratio entre les ventes et les mises en vente passe la barre des 50, ce qui est considéré comme un marché de vendeurs, les prix de vente augmentent plus vite que l'inflation. Plus le déséquilibre entre le nombre d'acheteurs potentiels et le nombre de vendeurs sérieux est important, plus le prix moyen s'apprécie.

"Nous croyons que la demande dans le secteur de l'habitation conservera sa vigueur jusqu'au printemps, qui est la période la plus importante pour ce qui est des ventes, car les acheteurs tenteront de devancer la hausse inévitable des taux d'intérêt, et que l'amélioration du marché du travail ramènera la confiance", a ajouté Mme Warren. "L'accessibilité réduite, en raison de la hausse des prix des maisons et des coûts d'emprunt, ralentira la demande, mais probablement pas avant beaucoup plus tard en 2010."

Plus les prix des maisons grimpent, plus le risque d'une correction des prix est élevé. Les booms précédents du secteur de l'habitation, tant au Canada qu'à l'étranger, ont presque toujours été suivis d'une certaine stagnation ou d'un déclin du prix réel. En effet, c'est un élément essentiel au retour de l'accessibilité et à la reprise de cette demande comprimée.

"Une croissance sous la normale de l'économie en 2011 et au-delà, alors que l'incitatif fiscal sera éliminé, contribuera probablement aussi à des perspectives moins favorables dans le secteur de l'habitation", a exprimé en conclusion Mme Warren. "Toutefois, le cycle à la baisse habituel est lent et prolongé, la période de déclin des prix réels survenant après un boom ayant une moyenne d'environ cinq ans."

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements: Adrienne Warren, Études économiques Scotia, (416) 866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Robyn Harper, Relations publiques, (416) 933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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