La reprise mondiale du marché de l'habitation s'essouffle, selon Études
économiques Scotia

TORONTO, le 10 août /CNW/ - La reprise mondiale du secteur de l'habitation, qui avait affiché un bon rendement au premier trimestre, a encore ralenti selon le plus récent rapport Perspectives du secteur immobilier mondial, publié aujourd'hui par Études économiques Scotia. Les données disponibles portant sur le deuxième trimestre indiquent que la demande et les prix ont fléchi, parallèlement au ralentissement de la croissance mondiale, à la volatilité accrue des marchés financiers et à une création d'emplois anémique.

"Les marchés mondiaux de l'immobilier ont abordé 2010 avec un optimisme renouvelé, portés par la reprise économique générale en cours", remarque Adrienne Warren, économiste principale à Études économiques Scotia. "Au premier trimestre, la demande et le prix des maisons étaient à la hausse dans la plupart des pays avancés que nous suivons grâce à des taux d'intérêt extrêmement bas, à une meilleure accessibilité économique et, dans certains cas, à des programmes gouvernementaux d'encouragement à l'achat."

L'Australie et le Canada, où le prix moyen des maisons, rajusté en fonction de l'inflation, a grimpé de 10 % et plus, ont mené le bal grâce à leur situation relativement plus favorable sur le plan de l'emploi et du crédit. La Suède et la Suisse ont affiché des augmentations constantes, alors qu'au Royaume-Uni, le prix des maisons en glissement annuel est revenu en territoire positif pour la première fois en deux ans. Pour leur part, les marchés américains et français n'ont subi que de très légères baisses.

Par ailleurs, il y a eu quelques exceptions à cette tendance générale à l'amélioration, particulièrement en Espagne et en Irlande. Dans ces deux pays, le prix des maisons en glissement annuel a continué de fléchir, plombé par une offre excédentaire et un chômage élevé. Le marché immobilier japonais ne semble pas près lui non plus de sortir de la dépression dans laquelle il est plongé depuis vingt ans.

"C'est au Canada que ce nouveau ralentissement a été le plus spectaculaire", note Mme Warren. "Au deuxième trimestre, le prix moyen en glissement annuel n'a augmenté que de 6,8 %, alors qu'il gagnait 16,6 % au premier trimestre. Les ventes, quoique toujours nombreuses, affichent une tendance soutenue à la baisse, parallèlement à la réduction de l'accessibilité économique et à l'essoufflement de la demande comprimée.

"Pendant ce temps, l'augmentation du nombre d'inscriptions fait en sorte que les conditions globales du marché sont de nouveau favorables aux acheteurs", poursuit Mme Warren. "Nous prévoyons que la demande restera faible jusqu'à l'an prochain et que les prix seront à peu près stables."

Selon le rapport, le passage des marchés mondiaux de l'habitation d'une situation de surévaluation et de surcapacité, comme c'était le cas entre le milieu et la fin de la dernière décennie, aux conditions actuelles devrait être lent et inégal. Pour certains des marchés les plus durement touchés dans lesquels les ménages et les gouvernements poursuivent leur désendettement, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Irlande, Études économiques Scotia prévoit toujours que le rajustement se poursuivra sur plusieurs années. Dans les pays où la croissance est plus forte, comme le Canada et l'Australie, les activités dans le secteur de l'habitation devraient fortement ralentir comparativement aux dernières années.

Le marché canadien de la revente dame le pion à celui des nouvelles maisons

Au cours des dix dernières années, les vendeurs de maisons existantes ont constamment bénéficié de plus fortes augmentations de prix que les constructeurs de maisons neuves. Entre 2000 et le premier semestre de 2010, le coût moyen des maisons neuves a augmenté d'un peu plus de 50 % seulement, alors que pendant la même période, le prix moyen des maisons existantes a plus que doublé.

"Les ventes de maisons neuves et existantes sont soumises aux mêmes facteurs sous-jacents, principalement aux taux d'intérêt et à la croissance de l'emploi et du revenu", remarque Mme Warren. "Traditionnellement, la demande et les prix pour les maisons neuves suivent, mais avec un certain décalage, les tendances du marché de la revente. Lorsque le choix de maisons existantes est limité ou que les prix augmentent trop, les acheteurs sont plus enclins à envisager l'achat d'une maison neuve."

Les auteurs du rapport relèvent plusieurs facteurs expliquant le rendement supérieur du marché de la revente, notamment le faible nombre d'inscriptions par rapport à la demande, l'essor des activités de rénovation, lequel a ajouté de la valeur au stock de maisons existantes, et l'augmentation de la valeur des terrains en milieu urbain.

Selon les données du bilan national, la valeur totale des immeubles résidentiels (ce qui exclut les terrains) détenus par les Canadiens a doublé au cours des dix dernières années. Cependant, la valeur des terrains sur lesquels ces structures sont bâties a augmenté quant à elle de deux fois et demie. La valeur des terrains compte maintenant pour près de 50 % de la valeur estimative des propriétés résidentielles, alors qu'elle ne représentait que moins de 40 % en 1990.

"Cette différence entre le prix des maisons neuves et celui des maisons existantes s'observe sur la plupart des marchés au pays, mais à des degrés divers", conclut Mme Warren. "C'est en Colombie-Britannique que l'écart le plus important s'est creusé, puisque la pénurie de terrains utilisables dans la plus grande ville de cette province contribue pour beaucoup aux prix records qu'on y demande. Par ailleurs, le prix des maisons neuves a généralement suivi celui des maisons existantes en Alberta et en Saskatchewan, où l'arrivée massive de travailleurs attirés par la vigueur économique de ces provinces et le retard normal dans la construction d'un nombre suffisant de maisons neuves ont alimenté une appréciation générale."

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements : Renseignements:

Adrienne Warren, Études économiques Scotia, 416-866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Robyn Harper, Relations publiques, 416-933-1093, robyn_harper@scotiacapital.com

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