La récession derrière eux, les Canadiens réinvestissent dans les REER -
Marchés mondiaux CIBC inc.

Les femmes et les investisseurs plus jeunes sont plus enclins à cotiser

TORONTO, le 8 févr. /CNW/ - Après la récession de l'année dernière, durant laquelle ils s'étaient généralement abstenus, les Canadiens se tournent de nouveau vers les REER pour financer leurs projets de retraite, les femmes et les investisseurs plus jeunes ouvrant la marche, indique un nouveau rapport publié par Marchés mondiaux CIBC inc.

Selon le rapport, le revenu disponible plus élevé, les taux d'épargne à la hausse, le regain de confiance face au marché boursier et une certaine méfiance à l'égard des régimes de retraite publics et privés ramènent les Canadiens vers les fonds communs de placement et d'autres types de REER.

"La remontée impressionnante du marché boursier depuis mars 2009 est un gage pratiquement sûr que l'actuelle saison des REER sera meilleure cette année, alors que davantage d'argent sera investi dans des fonds de revenu et des fonds communs de placement en actions", croit Benjamin Tal, économiste principal et auteur de la plus récente édition du Portrait des consommateurs canadiens de la Banque CIBC. "Si l'on se fie au passé, les cotisations REER reflètent habituellement le comportement boursier. Les investisseurs tâtent déjà le terrain, les achats nets totaux de fonds communs de placement ayant augmenté depuis (les) trois (derniers) mois."

Il note que, bien que le récent affaiblissement du marché des actions incitera les investisseurs à demeurer prudents, la baisse marquée de la volatilité du marché boursier en général aura contribué ces derniers mois à accroître la tolérance au risque des Canadiens. Il ajoute que le manque d'options de placement intéressantes dans un contexte de faibles taux d'intérêt rend la décision de replonger dans le marché boursier d'autant plus facile.

M. Tal balaie les allégations voulant que les Canadiens n'auront pas l'argent nécessaire pour accroître leurs cotisations REER cette année. "Grâce à la récente embellie sur le marché du travail et au coup de pouce au revenu découlant des politiques fiscales introduites dans le budget 2009, le revenu disponible global au Canada a progressé de près de 3,5 % (selon un taux annuel) durant la période de six mois se terminant en septembre 2009, ce qui est nettement supérieur aux résultats constatés pour la période de six mois précédente.

"Et pour la première fois depuis bon nombre d'années, cet argent supplémentaire est épargné et non dépensé. Le taux d'épargne au Canada, qui a grimpé considérablement durant la récession, se situe actuellement tout juste sous la barre de 5 %, un record depuis neuf ans. En fait, les ménages canadiens ont épargné plus de 17 milliards de dollars de plus que l'année dernière."

Il note que cette tendance est plus visible dans les soldes des comptes de chèques, qui ont augmenté de près de 50 % depuis le début de la récession, mais qui se sont stabilisés depuis, les épargnants étant devenus suffisamment confiants pour commencer à redéployer ces liquidités. La tendance au redéploiement est encore plus visible du côté des fonds communs de placement, où les soldes liés au marché monétaire s'amenuisent depuis six mois.

"De loin, les destinations les plus populaires pour ces liquidités sont les fonds d'obligations et les fonds de revenu, lesquels ont cumulé des hausses de plus de 12 milliards de dollars depuis le milieu de 2009", ajoute M. Tal. "Les fonds de dividendes semblent particulièrement intéressants, étant relativement attrayants dans le contexte des faibles taux d'intérêt que l'on connaît. En fait, bien que les investisseurs ne s'en rendent habituellement pas compte, les dividendes réinvestis jouent un plus grand rôle que les gains en capital dans la croissance d'un portefeuille à long terme. Depuis le milieu des années 1950, les dividendes ont contribué pour plus de 60 % aux rendements globaux du marché boursier canadien. Et cette tendance va probablement se maintenir : les Canadiens disposent au bas mot de 90 milliards de dollars en liquidités excédentaires."

Ce retour aux cotisations REER contraste fortement avec l'année dernière, alors que le nombre de Canadiens cotisant à leur REER avait chuté de 1,8 %. Même ceux s'étant prévalus de cet outil d'épargne-retraite avaient en fin de compte réduit leur cotisation moyenne de 0,4 %. En conséquence, les cotisations REER pour 2008 ont globalement reculé de 2,2 %, ce qui représente la baisse la plus marquée en six ans.

M. Tal observe que ces changements cachent deux nouvelles tendances démographiques qui refaçonneront et renforceront le marché des REER à long terme : les cotisations plus élevées des femmes et une participation accrue des investisseurs plus jeunes.

En 2008, près de 24 % des contribuables de 24 à 65 ans ont cotisé à leur REER, avec une nette asymétrie vers les personnes mieux nanties et les gens plus âgés. Une croyance populaire au sujet des cotisations REER veut que les gens plus âgés aient davantage tendance à cotiser à un REER à mesure qu'ils approchent de la retraite. Selon M. Tal, en termes absolus, il est vrai que le taux de participation aux REER des Canadiens âgés de 45 à 55 ans est nettement supérieur à celui du groupe des 25 à 35 ans. Toutefois, ajoute-t-il, les gens plus âgés gagnent en moyenne beaucoup plus que les travailleurs plus jeunes et par conséquent, leur capacité de cotiser est supérieure.

"Lorsqu'on compare les taux de cotisation de différents groupes d'âge ayant le même niveau de revenus, on observe que, dans la plupart des cas, les Canadiens âgés de 25 à 35 ans tendent davantage à cotiser à leur REER que les Canadiens âgés de 45 à 65 ans", souligne-t-il. "Autrement dit, s'ils en ont les moyens, les Canadiens plus jeunes sont plus enclins à cotiser à un REER que leurs aînés.

"Cette constatation intéressante nous offre un aperçu de l'avenir. De bien des façons, la propension accrue des jeunes Canadiens à cotiser à leur REER reflète leur cynisme à l'égard de la durabilité, ou de la pertinence, des régimes de pensions du Canada/de rentes du Québec, de même que du rôle que joueront les régimes de retraite offerts par l'employeur lorsqu'ils prendront leur retraite."

M. Tal note que, bien que les régimes offerts par l'employeur sont de loin l'élément le plus important des revenus de retraite, leur importance relative fléchit. Selon de récentes données de Statistique Canada, le nombre de régimes de retraite offerts par l'employeur a chuté, passant de plus de 18 millions en 1991 à moins de 10 millions en 2008. En outre, ces régimes de retraite couvrent de moins en moins de Canadiens, le ratio de couverture (en tant que part de la population employée) ayant perdu près de 10 points de pourcentage depuis les 20 dernières années.

Il ajoute que de nombreuses entreprises continuent à engager des coûts importants pour satisfaire à leurs obligations au titre des prestations de retraite, l'indice Mercer sur la santé des régimes de retraite - mesure du ratio des actifs des régimes de retraite par rapport à leurs passifs - demeurant de près de 20 % inférieur à son niveau de 2007. "Cette réalité entraînera sans doute une modification de la structure de coûts de nombreuses caisses de retraite; d'ailleurs, cela a déjà commencé, le nombre de régimes à prestations déterminées offerts par les entreprises canadiennes ayant diminué de façon marquée. Dans un tel contexte, les placements dans des REER devront occuper une place de plus en plus grande dans le paysage des retraités canadiens."

Pour ce qui est de la répartition hommes-femmes, le nombre de femmes ayant cotisé à un REER a augmenté en 2008, les femmes ayant en général mieux tiré leur épingle du jeu sur le plan économique durant cette dernière récession. En dépit de cette amélioration, le taux de cotisation REER demeure plus élevé chez les hommes que chez les femmes (53 % contre 47 %), mais cela ne veut pas dire que les femmes sont moins enclines à cotiser à un REER. En fait, si l'on examine les données plus attentivement, le contraire semble vrai.

"La raison pour laquelle les hommes cotisent à leur REER plus que les femmes est qu'en moyenne, les femmes gagnent toujours 20 % de moins qu'eux", précise M. Tal. "Par conséquent, le taux supérieur de participation masculine n'est pas lié au chaque sexe, mais plutôt au revenu. Si l'on compare les taux de cotisation REER chez les hommes et les femmes faisant partie d'une même catégorie de revenu, nous constatons que la propension des femmes à cotiser est en fait supérieure."

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à l'adresse :

http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cwrrsp-022010.pdf.

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SOURCE Banque CIBC

Renseignements : Renseignements: Benjamin Tal, économiste principal, Marchés mondiaux CIBC inc., (416) 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca; ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, (416) 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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