La présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, risque de remettre inutilement le feu aux poudres dans les relations de travail dans le monde municipal avec ses déclarations incendiaires

MONTRÉAL, le 12 févr. 2016 /CNW Telbec/ - C'est en qualifiant de bêtement et de hautement provocatrices les récentes déclarations de la présidente de l'UMQ, qui réclamait une fois de plus ces jours derniers les pouvoirs accrus promis aux municipalités par le gouvernement du Québec en retour de concessions de 300M $, en marge du pacte fiscal, que le président de l'Association des Pompiers de Montréal a servi une volée de bois vert à la mairesse Suzanne Roy de Ste-Julie, qualifiant ses propos de quasi mensongers, de demi vérités et de poudre aux yeux. 

« En prétextant vouloir procurer aux élus municipaux les outils nécessaires pour prétendument mieux faire face aux revendications syndicales traditionnelles, dixit la Mairesse, la présidente de l'UMQ fait montre d'une méconnaissance profonde de l'histoire des relations de travail des 30 dernières années dans monde municipal qui ne recense pourtant aucune augmentation déraisonnable de la masse salariale des travailleurs municipaux, bien au contraire » a clamé aujourd'hui Ronald Martin qui a ajouté que la présidente de l'Union des municipalités devrait plutôt parler de la volonté des élus d'imposer d'une forme d'autocratie à saveur féodale plutôt que de respect de la démocratie. Le président de l'APM a insisté sur le fait que pas si loin qu'en 2007 par exemple, beaucoup de conventions collectives et d`arbitrage de différends se soldaient par un gel des salaires.

Selon, l'Association, ce qui est déraisonnable ce sont les parachutes dorés et primes de départ de toute sorte consentis aux élus démissionnaires en cours de mandat qui touchent des primes scandaleuses, telles celle de l'ex-maire de Montréal-Nord, monsieur Deguire, qui empochera environ 145 000 $, bien qu'il ait été accusé de crime à connotation sexuelle devant les tribunaux. « Cela semble raisonnable aux yeux de l'UMQ » a ragé monsieur Martin en disant croire que les élus de tous les horizons sont bien plus vite à légiférer pour écraser les droits des travailleurs qu'à donner des dents aux lois qui les régissent. Pour ce dernier, les élus devraient réaliser que lorsque l'on vit dans une cloche de verre, il est plus prudent de s'abstenir de lancer des roches.

Pour le leader syndical, le projet de loi imminent sur ce pacte fiscal du gouvernement Couillard, qui n'est rien d'autre qu'une mauvaise histoire d'horreur, donnera naissance dans les municipalités à des gouvernements de promiscuité, à défaut de parler de proximité, contrairement à ce dont se targuent la présidente de l'UMQ et plusieurs ténors municipaux. Monsieur Martin a enchaîné en disant prendre pour preuve de la mauvaise foi des élus municipaux, le refus évident de plusieurs villes de négocier les régimes de retraite, contrairement aux dispositions de la  loi 15 qui imposaient pourtant aux parties une période d'un an pour se mettre à table, suivant l'adoption de la loi.

« À quels autres outils nécessaires aux élus fait donc référence la présidente de l'UMQ alors que les lois du travail québécoises encadrent parfaitement bien les relations de travail avec, au-delà de la négociation, des mécanismes de conciliation, de médiation même et d'arbitrage en bout de piste » a poursuivi le leader syndical en spécifiant que les municipalités détenaient déjà des pouvoirs énormes en la matière. « Et que dire du droit de grève qui est interdit aux pompiers et aux policiers » de renchérir monsieur Martin.

Pour l'APM, les récentes interventions de la présidente de l'UMQ ne sont rien d'autre que la phase 2 de la déclaration de guerre lancée par le gouvernement Couillard face aux travailleurs municipaux.

Monsieur Martin a conclu en disant qu'à trop jouer ainsi avec le feu, les élus municipaux risquent de semer inutilement le vent et de récolter la tempête. 

 

SOURCE Association des Pompiers de Montréal

Renseignements : Source : Ronald Martin, président, Association des Pompiers de Montréal; Info : Alexandre Dumas, 514-898-4636 (cellulaire), 514-845-7068 (ligne directe), Alexandre.dumas@cohnwolfe.ca


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