La morosité économique mondiale accentue l'impatience envers la zone euro, selon les économistes de Desjardins

Les investisseurs cherchent à protéger leurs avoirs

LÉVIS, QC, le 21 juin 2012 /CNW Telbec/ - Selon les Études économiques du Mouvement Desjardins, la zone euro mobilise encore beaucoup d'énergie. L'incertitude quant à la capacité des autorités politiques et financières à dénouer une crise qui s'éternise se propage à l'ensemble de la planète. « Il serait utopique de croire que les problèmes globaux d'endettement public et privé se régleront à brève échéance. La patience reste de mise », a déclaré le vice-président et économiste en chef de Desjardins, M. François Dupuis.

Les investissements restent vigoureux au Canada
Le pays devrait connaître une croissance de 2,1 % en 2012 et de 2,4 % en 2013. Le Canada jouit d'un atout considérable : il possède d'importantes réserves de matières premières qui profitent d'une demande mondiale soutenue. Cet engouement a permis aux investissements non résidentiels d'enregistrer un neuvième trimestre consécutif de hausse au début de 2012. Contrairement à la plupart des pays industrialisés, le marché immobilier résidentiel canadien continue de croître à bon rythme. « Ces deux secteurs qui soutiennent l'économie canadienne sont aussi ceux qui représentent les plus grands risques », souligne pour sa part le directeur principal et économiste en chef adjoint de Desjardins, M. Yves St-Maurice.

La lutte aux déficits se poursuit au Canada et dans les provinces, de sorte que les dépenses gouvernementales croîtront lentement. La balance commerciale demeurera le maillon faible de l'économie canadienne, la hausse des exportations n'étant pas suffisante pour contrebalancer les fortes importations requises par les investissements des entreprises. Le recul temporaire du dollar canadien aux alentours de 0,97 $ US est un élément favorable pour les exportateurs, mais la parité reviendra rapidement si les tensions financières internationales s'atténuent.

La croissance prévue pour le Québec demeure à 1,4 % pour 2012 et à 2,0 % pour 2013. Le regain de l'emploi a permis d'atténuer les craintes d'une détérioration accrue de l'économie. La croissance du PIB réel ontarien devrait atteindre 1,8 % en 2012 et 2,1 % en 2013. Les inquiétudes dans cette province sont surtout concentrées sur l'effervescence du marché des copropriétés à Toronto. Quant aux provinces de l'Ouest, elles enregistreront toutes des croissances supérieures à 2,0 % en 2012. L'Alberta sera la plus performante en raison des investissements énergétiques, avec 3,5 % de croissance en 2012 et en 2013.

La zone euro pèse très lourd sur l'économie mondiale
La croissance mondiale anticipée se situe à 3,1 % pour 2012 et à 3,7 % pour 2013. Les pays émergents verront l'augmentation de leur PIB réel ralentir de 5,7 % en 2011 à 4,8 % cette année, pour reprendre légèrement plus d'entrain en 2013, à 5,5 %. L'environnement économique reste ardu en Europe. Les pays de la zone euro subissent lourdement les plans d'austérité nécessaires à l'assainissement de leurs finances publiques. À plus de 50 %, le taux de chômage chez les jeunes en Espagne et en Grèce est considéré comme une catastrophe nationale, et la situation risque encore de se dégrader. Le PIB réel de la zone euro diminuera donc de 0,5 % cette année pour retrouver une croissance de 0,7 % l'an prochain.

Les États-Unis n'arrivent pas à trouver des appuis solides pour accélérer leur croissance modérée. La faible création d'emplois en est la meilleure preuve. Une économie qui dépend à 70 % de la consommation de biens et services et qui crée aussi peu d'emplois ne peut pas bien performer. « Si l'on ajoute à cela le déséquilibre persistant sur le marché de l'habitation, des exportations ralenties par une conjoncture internationale défavorable et une évolution peu convaincante des investissements des entreprises, l'économie américaine pourra difficilement croître plus rapidement que les 2,1 % prévus en 2012 et en 2013 », a ajouté M. Dupuis.

La pression à la baisse sur les taux d'intérêt se poursuit
L'environnement économique actuel encourage les grandes banques centrales à maintenir leurs taux directeurs à des niveaux très bas. La Réserve fédérale devrait attendre à la fin de 2014 avant d'amorcer une remontée de ses taux directeurs, mais, d'ici là, elle pourrait mettre en place d'autres mesures stimulatrices. Dans un tel contexte, la Banque du Canada devrait patienter jusqu'à l'automne 2013 avant de rehausser son taux de financement à un jour, malgré ses inquiétudes relatives au marché immobilier et au taux d'endettement des consommateurs.

Le maintien des tensions financières à l'échelle internationale continuera d'exercer des pressions à la baisse sur les taux obligataires américains et canadiens. L'exode des capitaux vers les valeurs refuges limitera les gains potentiels des véhicules d'investissement plus risqués. « Les prix du pétrole devraient atteindre une moyenne de 94 $ US le baril cette année et de 96 $ US l'an prochain », ont conclu les économistes de Desjardins.

Pour plus de renseignements, consultez la plus récente étude à l'adresse suivante : www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/previsions/financieres_trimestrielles/.

À propos du Mouvement Desjardins

Avec un actif de 196,4 milliards de dollars, le Mouvement Desjardins www.desjardins.com est le premier groupe financier coopératif du Canada. S'appuyant sur la force de son réseau de caisses au Québec et en Ontario, ainsi que sur l'apport de ses filiales dont plusieurs sont actives à l'échelle canadienne, il offre toute la gamme des produits et services financiers à ses 5,6 millions de membres et clients. Le Mouvement Desjardins, c'est aussi le regroupement d'expertises en Gestion du patrimoine et Assurance de personnes, en Assurance de dommages, en Services aux particuliers ainsi qu'en Services aux entreprises.  L'un des plus importants employeurs au pays et classé parmi les 100 meilleurs employeurs au Canada en 2012MC, il mise sur la compétence de ses 44 645 employés et l'engagement de près de 5 400 dirigeants élus. Desjardins offre un programme en éducation et coopération à l'intention de ses membres et du grand public. Pour en savoir plus, visitez le site www.desjardins.com/coopmoi.

SOURCE LE MOUVEMENT DES CAISSES DESJARDINS

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Yves St-Maurice
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