La ministre Aglukkaq annonce l'expédition de recherche de 2014 pour trouver les navires de Franklin

Le gouvernement Harper dirige une équipe de partenaires élargie pour découvrir ce qui est advenu des navires perdus de l'expédition de Sir John Franklin dans l'Arctique

OTTAWA, le 20 juin 2014 /CNW Telbec/ - Cet été, le gouvernement du Canada et un nombre sans précédent d'organismes des secteurs public, privé et sans but lucratif collaboreront, en utilisant les plus récentes technologies, pour localiser les navires historiques perdus pendant l'expédition fatale conduite par Franklin en 1845.

L'expédition Franklin 2014 aura aussi l'avantage de permettre d'approfondir nos connaissances dans certains domaines prioritaires, y compris la mine de renseignements scientifiques importants recueillis à propos de la région la plus éloignée du Canada.

L'histoire du Nord est l'histoire du Canada. L'expédition de cette année dans le détroit de Victoria appuie l'engagement pris par le gouvernement du Canada dans le discours du Trône de 2013 de raconter cette histoire et de travailler avec une détermination renouvelée et une équipe élargie de partenaires afin de découvrir ce qui est advenu de l'expédition dans l'Arctique de Sir John Franklin.

En poursuivant des intérêts communs dans l'Arctique, la collaboration de partenaires multiples fera avancer les objectifs dans les domaines clés suivants : 

  • Histoire du Canada : les Canadiens et Canadiennes sont des gens du Nord et notre histoire est intimement liée au fait que nous sommes un pays nordique. Afin de raconter cette histoire lors du 150e anniversaire du Canada, le gouvernement poursuit ses effort pour résoudre l'un des mystères les plus persistants de notre passé.
  • Sûreté et sécurité : région vaste et éloignée au rude climat, l'Arctique canadien est à la fois dangereux et fragile. Par la cartographie du fond océanique et d'autres recherches, l'expédition de cet été contribuera à rendre l'Arctique canadien plus sûr et plus sécuritaire.
  • Recherche et technologie dans l'Arctique : le Canada continue de démontrer son innovation et de concevoir les outils, les techniques et la capacité nécessaires pour recueillir, interpréter et appliquer le savoir à propos de l'Arctique.
  • Appuyer les collectivités du Nord : soutenir nos collectivités de l'Arctique, nécessite une grande collaboration. Bon nombre des projets de cet été célébreront l'histoire et la culture du Nord, et contribueront à la viabilité des collectivités nordiques.

Faits en bref

  • Parmi les partenaires du gouvernement pour l'Expédition de 2014 dans le détroit de Victoria, on compte Parcs Canada, Pêches et Océans Canada, la Garde côtière canadienne, la Marine royale canadienne, Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) (organisme du ministère de la Défense nationale), Environnement Canada et l'Agence spatiale canadienne, ainsi que les gouvernements du Nunavut et de la Grande-Bretagne.
  • Les partenaires privés et à but non lucratif comprennent l'Arctic Research Foundation et la Société géographique royale du Canada, qui amène de plus les partenaires suivants : la W. Garfield Weston Foundation, Shell Canada et One Ocean Expeditions.
  • Un nombre record de quatre navires appuieront l'Expédition de 2014 dans le détroit de Victoria : le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier (Garde côtière canadienne), le NCSM Kingston (Marine royale canadienne), le navire de recherche Martin Bergmann (Arctic Research Foundation) et le One Ocean Voyager (One Ocean Expeditions), ainsi que certains navires à plateforme plus petite.
  • Certaines des technologies de pointe utilisées comprendront l'imagerie par satellite RADARSAT-2 de l'Agence spatiale canadienne, un sonar à balayage latéral et un sonar multifaisceaux à haute résolution, le véhicule sous-marin téléguidé de Parcs Canada et le véhicule sous-marin autonome de pointe de RDDC, conçu en collaboration avec des partenaires du secteur privé.
  • Cette année marque les 50 ans de réalisations remarquables en archéologie sous‑marine à Parcs Canada.
  • Depuis 2008, une superficie de plus de 1 200 km2 du fond marin arctique, soit l'équivalent de 2 200 terrains de football, a fait l'objet de levés et a été cartographiée dans le cadre des recherches pour retrouver les navires de Franklin.
  • En 2012, le Service hydrographique du Canada, avec l'aide de la Garde côtière canadienne, a terminé de nouvelles levés d'une route située plus au sud dans le détroit d'Alexandra, constituant une route de rechange autour de l'île King William et améliorant la sécurité marine, les délais d'intervention de recherche et de sauvetage et de l'économie de carburant.

Citations

« Notre gouvernement a fait du Nord une priorité. Par l'exploration et la recherche dans l'Arctique canadien, nous pouvons comprendre notre passé et protéger notre avenir. L'expédition de recherche de 2014 des navires de Franklin fournit non seulement la plus importante possibilité jusqu'à maintenant de trouver les navires historiques de Franklin, mais contribuera de façon significative à la Stratégie pour le Nord de notre gouvernement. L'information amassée lors de cette expédition apportera d'importants avantages aux Canadiens et Canadiennes dans les domaines de la souveraineté dans l'Arctique, de la sécurité marine, de la protection de l'environnement, de la science et de la technologie, de l'histoire et de la culture. »

L'honorable Leona Aglukkaq, ministre de l'Environnement et ministre responsable de Parcs Canada

Articles connexes

Document d'information - Expédition dans le détroit de Victoria
Document d'information - Partenaires

Liens connexes

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Stratégie pour le Nord du Canada
http://www.northernstrategy.gc.ca/sov/cae-fra.asp

Canadian Arctic Expedition 1913, 1918 Centennial Expedition
http://canadianarcticexpedition.com/ (en anglais seulement)

Document d'information

Expédition dans le détroit de Victoria

Cet été, un nombre sans précédent d'organismes des secteurs public, privé et sans but lucratif collaboreront pour mener une série de projets de recherche complémentaires dans l'Arctique canadien. La recherche d'artefacts provenant de l'Expédition de 1845 conduite par Sir John Franklin suscitera certainement l'intérêt du grand public. Toutefois, ce qui représentera peut-être la plus grande valeur dans l'ensemble de ce projet, ce sera la mine d'information scientifique importante qui sera recueillie dans la région la plus éloignée du Canada. En travaillant ensemble et en déployant les plus récentes technologies, les partenaires approfondiront notre compréhension de l'Arctique, et du travail dans l'Arctique, d'une manière économique, efficace et productive. Le projet apportera également des avantages concrets aux collectivités du Nord.

Depuis plus de 150 ans, les expéditions envoyées dans l'Arctique canadien dans le but d'en apprendre plus sur le sort subi par l'expédition Franklin ont permis d'accroître nos connaissances de l'un des environnements les plus éloignés et les plus impitoyables au monde. L'Expédition de 2014 dans le détroit de Victoria est la plus ambitieuse réalisée jusqu'à maintenant, alors qu'un plus grand nombre de partenaires et de technologies complexes seront réunis dans le but d'essayer d'atteindre un certain nombre d'objectifs stratégiques. L'utilisation de plateformes multiples est susceptible d'accroître de façon considérable la superficie de fond marin cartographiée au cours de l'été. Si les conditions des glaces et atmosphériques le permettent, l'équipe pourrait dépasser de beaucoup la superficie de plancher océanique balayée et cartographiée par les expéditions précédentes.

Quatre navires serviront de plateformes principales, le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le NCSM Kingston de la Marine royale canadienne, le navire de recherche Martin Bergmann de l'Arctic Research Foundation et le One Ocean Voyager de One Ocean Expeditions. De plus, d'autres navires (deux embarcations canadiennes pour relevés hydrographiques, le CSL Kinglett et CSL Gannet, et le navire de recherche Investigator de Parcs Canada), ainsi que des véhicules sous-marins autonomes et téléguidés, seront utilisés. Ensemble, ces plateformes, ces navires et ces véhicules permettront aux équipes de déployer un sonar multifaisceaux à haute résolution et un sonar à balayage latéral dans un effort orchestré avec soin afin de procéder à des relevés et de cartographier le fond marin tout en recherchant des preuves de la présence des navires perdus de Franklin.

Quatre thèmes généraux expriment efficacement l'Expédition de 2014 dans le détroit de Victoria.

1) Histoire du Canada

L'exploration du Nord est aussi importante et pertinente aujourd'hui qu'elle ne l'était lorsque Franklin a pris la mer en 1845.

Afin de soutenir l'honneur de la Couronne britannique, la mission de Franklin consistait à découvrir un passage navigable vers l'Ouest en passant par les eaux inconnues de l'Arctique et à le cartographier. Même s'il a fallu attendre encore plusieurs décennies avant que le Canada ne devienne un pays, le courage et l'esprit d'aventure de Franklin et de son équipage ont continué de stimuler l'imagination de gens partout dans le monde. Le voyage a également contribué à établir la réputation précoce du Canada en tant que terre nordique et sauvage : un paysage accidenté de glace et de froid, et habités par des personnes intrépides et aventureuses. Les dossiers historiques et les preuves archéologiques révèlent d'autres renseignements sur les premières relations entre les explorateurs anglais, les Inuits et les Autochtones.

Tandis que les technologies et les techniques de survie se sont perfectionnées au fil du temps, l'Arctique canadien reste un milieu difficile et une région relativement inconnue. Un plus grand nombre de navires parcourent la région qu'auparavant, malgré le manque de relevés hydrographiques et de cartes marines au-delà des principaux couloirs de navigation. Le passage du Nord-Ouest reste séduisant pour les compagnies de navigation, car il offre une route plus courte entre l'Europe et l'Extrême-Orient que celles actuellement utilisées. En septembre 2013, un navire de 225 mètres, renforcé pour la navigation dans les glaces, a été le premier vraquier à emprunter le passage du Nord-Ouest à des fins commerciales. Toutefois, la plupart des eaux arctiques sur lesquelles a navigué Franklin n'ont pas encore fait l'objet de levés et n'ont pas été cartographiées. L'augmentation de la circulation maritime confirme l'importance d'avoir des relevés hydrographiques et des cartes marines modernes afin de réduire le risque d'échouages, de pertes de vie ou de dommages à l'environnement.

Le Nord promet de jouer un rôle encore plus important dans l'histoire du Canada au cours des prochaines décennies. La demande internationale de ressources, combinée aux nouvelles technologies qui rendent l'exploitation responsable de ces ressources plus réalisable que jamais, continue d'attirer l'attention des investisseurs du monde entier. Les habitants du Nord, y compris les peuples autochtones, qui composent la majorité de la population de deux des trois territoires, ont un plus grand mot à dire dans ces projets qu'ils ne l'avaient auparavant, et ce, en raison d'une série d'accords de transfert d'attribution et de revendications territoriales. Et dans le cadre de sa Stratégie pour le Nord, le gouvernement du Canada continue d'exercer la souveraineté du Canada sur l'Arctique et fait des investissements ciblés dans le développement social et économique, y compris des projets en vue de construire une station de recherche permanente dans l'Arctique ainsi qu'un port en eaux profondes.

L'expédition dans le détroit de Victoria parle du passé et de l'avenir du Nord, et met les deux éléments en perspective. La récupération d'artefacts de l'expédition Franklin jette une nouvelle lumière sur la recherche du passage du Nord-Ouest, sur l'environnement de l'Arctique et sur les premiers contacts entre les Inuits et les Européens. Au cours de l'Expédition de 2014, l'équipe archéologique du Nunavut procédera à la réinhumation de restes humains et effectuera des relevés et des analyses supplémentaires des sites.

La Société géographique royale du Canada (SGRC) jouera un rôle de premier plan pour raconter les nombreuses histoires du projet mené dans le détroit de Victoria. Dans le cadre de son engagement continu en matière de géographie et d'exploration, la SGRC offrira un site Web étoffé et interactif où se retrouveront des cartes, des renseignements sur tous les partenaires et les défis logistiques, le journal de bord du capitaine et bien d'autres choses encore. La SGRC tirera également profit de ses propriétés médiatiques, dont le magazine Canadian Geographic (en anglais) ainsi que de sa division Éducation et de son réseau national de 11 000 enseignants. Avec un mandat qui combine la recherche, l'éducation et la sensibilisation, la SGRC concevra du matériel éducatif en trois langues (français, anglais et inuktitut) qui portera sur l'histoire de l'Arctique canadien, l'expédition perdue de Franklin et l'intérêt international qu'elle continue de soulever dans l'Arctique canadien.

2) Sûreté et sécurité

Région vaste et éloignée au rude climat, l'Arctique canadien est dangereux et fragile. La capacité de naviguer sur ces eaux est essentielle sur les plans de la sûreté et de la sécurité, et le projet de cet été contribuera à l'atteinte de cet objectif. Les données hydrographiques et sur le fond marin recueillies au cours de l'été par le Service hydrographique du Canada (SHC, qui fait partie de Pêches et Océans Canada) élargiront de façon considérable nos connaissances des dangers maritimes et contribueront à maintenir et à élargir les voies navigables. Le SHC utilisera les données pour créer et publier des cartes de navigation dont les navigateurs ont besoin pour naviguer sur les eaux de l'Arctique de la manière la plus sécuritaire possible.

Chaque année, les brise-glaces de la Garde côtière canadienne, y compris le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, naviguent sur les eaux de l'Arctique afin d'assurer l'entretien des aides maritimes à la navigation (balises, bouées et autres appareils) et d'escorter les navires commerciaux et les autres navires lorsqu'ils font appel à eux. Les navires de la Garde côtière canadienne offrent des services de déglaçage et de gestion des glaces, maintiennent des chenaux de navigation commerciale, appuient la recherche et le sauvetage en milieu marin, et dirigent ou surveillent les interventions en cas de pollution.

Plusieurs navires, y compris le NCSM Kingston et le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, patrouillent les eaux de l'Arctique une partie de l'été. Ces sorties en mer, ainsi que les exercices et les opérations militaires régulières, contribuent à étendre la capacité du Canada à protéger le Nord et à y patrouiller.

3) Recherche et technologie dans l'Arctique

Le Canada continue de démontrer son innovation et de concevoir des outils, des techniques et la capacité nécessaires pour recueillir, interpréter et appliquer le savoir à propos de l'Arctique.

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), un organisme du ministère de la Défense nationale, participe à certaines des nouvelles technologies qui seront utilisées dans l'expédition de cette année. L'Arctic Explorer, par exemple, est un véhicule sous-marin autonome fabriqué par l'International Submarine Engineering Ltd de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique. Il est équipé d'un sonar à ouverture synthétique à grande résolution, fabriqué par Kraken Sonar Systems Inc., de St. John's, à Terre-Neuve et Labrador, et d'un système de radioralliement acoustique fabriqué par Omnitech Incorporated, de Dartmouth, en Nouvelle‑Écosse. Cette nouvelle technologie s'ajoute aux réalisations du Canada dans les domaines de la glaciologie, du mouvement des glaces et de la navigation. Cette année, RDDC effectuera une série d'expériences sur le rendement des technologies d'imagerie sonar dans l'eau à des températures extrêmement basses.

Plusieurs autres organismes appuieront le projet mené dans le détroit de Victoria en offrant les données scientifiques nécessaires. Le célèbre satellite RADARSAT-2 de l'Agence spatiale canadienne fournira l'imagerie par satellite des régions, ce qui permettra à un autre partenaire, le Service canadien des glaces, d'analyser le type, l'étendue et le mouvement de la glace de mer. L'Agence spatiale canadienne fournira également d'autres données et analyses par satellite, y compris l'imagerie optique du littoral non cartographié.

Généreux promoteur de la recherche scientifique dans le Nord, la W. Garfield Weston Foundation est un précieux partenaire du projet mené dans le détroit de Victoria. La fondation collaborera avec la Société géographique royale canadienne et One Ocean Expeditions afin d'appuyer la recherche de première ligne, et de créer et de distribuer du matériel éducatif qui apportera des récits sur le Nord canadien aux élèves de l'ensemble du pays. Au cours des dernières années, la fondation a contribué à combler les lacunes sur le plan de la recherche axée sur la découverte dans le Nord et est maintenant, au Canada, l'un des plus grands promoteurs privés de la recherche sur le Nord. La fondation remet de prestigieux prix et des bourses aux scientifiques canadiens et permet aux stations de recherche du Nord d'offrir un soutien essentiel à la recherche opérationnelle.

4) Appuyer les collectivités du Nord

La collaboration avec les collectivités du Nord est une autre facette importante du projet mené dans le détroit de Victoria. Bon nombre des partenaires travailleront avec les collectivités du Nord afin de répondre à leurs besoins locaux.

Certains partenaires contribueront directement. Par exemple, l'Arctic Research Foundation (ARF) procède actuellement à la construction et à l'équipement d'un studio d'artistes spécialisé à Cambridge Bay. Chaque année, la fondation hiverne son navire à Cambridge Bay, ce qui lui permet d'être l'un des premiers à pouvoir se rendre dans les autres collectivités de l'Arctique lorsque la glace commence à se briser. Au cours des dernières années, l'ARF a aidé les Inuits à procéder à l'extraction et au transport de la saponite locale, la substance de prédilection de nombreux sculpteurs.

Cette année, l'Arctic Research Foundation appuiera également un projet de recherche dirigé par la Queen's University visant à étudier la faisabilité d'une pêcherie commerciale exploitée par les Inuits et basée à Gjoa Haven. Le projet, connu sous le nom de programme de pêche exploratoire du golfe Reine-Maud, promet de produire de nouvelles connaissances sur les poissons de la région ainsi que sur l'incidence des pratiques actuelles de la pêche de subsistance et la pêche commerciale éventuelle.

Une autre composante curieuse du projet mené dans le détroit de Victoria implique l'organisme One Ocean Expeditions. Voyagiste privé canadien fondé en 2007, One Ocean offre plusieurs croisières dans l'Arctique chaque été sur un bateau scientifique européen loué. One Ocean remplace l'équipement scientifique par des canots pneumatiques (Zodiac) et des kayaks, embauche des scientifiques, des éducateurs et des guides expérimentés, y compris des stagiaires du Nunavut Arctic College, et amène des groupes pouvant atteindre jusqu'à 95 passagers pour un voyage unique dans le Nord. Les voyages se font d'un point à un autre, les passagers sont amenés dans des collectivités comportant des pistes d'atterrissage, comme Resolute Bay, puis transportés par traversier jusqu'au navire. Les excursions de One Ocean font de nombreux arrêts et génèrent des revenus importants pour les collectivités locales.

Pour le projet mené dans le détroit de Victoria, One Ocean servira de plateforme pendant dix jours et appuiera les opérations du bateau de plongée et du véhicule sous-marin autonome de Parcs Canada, ainsi que du véhicule sous-marin autonome de RDDC et des autres équipements et équipages.

Document d'information

Expédition dans le détroit de Victoria - Les partenaires

Parcs Canada

Parcs Canada jouera un rôle prépondérant dans l'expédition dans le détroit de Victoria en obtenant les permis de recherche archéologique du gouvernement du Nunavut et en coordonnant la recherche des navires perdus de Franklin. Les efforts de recherche dureront jusqu'à six semaines et se concentreront sur deux régions : Wilmot et Crampton Bay, et le détroit de Victoria. Quatre navires serviront de plateforme, à savoir le Martin Bergmann de l'Arctic Research Foundation, le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le NCSM Kingston de la Marine royale canadienne et le One Ocean Voyager de One Ocean Expeditions. Ce qui est nouveau cette année, c'est le véhicule sous-marin autonome de pointe de RDDC (l'Arctic Explorer), qui a été conçu en collaboration avec des partenaires du secteur privé.

Parcs Canada fournira également une multitude d'équipements, y compris ce qui suit :

  • deux sonars à balayage latéral Klein, ainsi que des treuils, des ordinateurs et le personnel requis pour les utiliser;
  • un véhicule sous-marin autonome Iver3 doté d'un sonar à balayage latéral;
  • un véhicule téléguidé en eau profonde Falcon;
  • un navire de recherche de dix mètres pour remorquer un sonar à balayage latéral ou pour déployer un véhicule sous-marin autonome.

À propos de Parcs Canada
L'Agence Parcs Canada (APC) protège et gère à l'échelle nationale des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada, et favorise chez le public la connaissance, l'appréciation et la jouissance de ces endroits, de manière à en assurer l'intégrité écologique et commémorative pour les générations d'aujourd'hui et de demain. En tant que chef de file international de l'archéologie sous-marine, Parcs Canada est bien placé pour démontrer comment les nouvelles technologies peuvent aider à localiser et à analyser les épaves afin de redonner vie à une partie de l'histoire de l'expédition Franklin. En 1992, le Canada a désigné lieu historique national l'emplacement des navires de Franklin, à savoir le HMS Erebus et le HMS Terror.

Marine royale canadienne

La Marine royale canadienne (MRC) fournira le NCSM Kingston et son équipage afin d'appuyer l'expédition dans le détroit de Victoria. Les navires de la marine patrouillent régulièrement les eaux de l'Arctique. Chaque été depuis plus de dix ans, la MRC travaille directement avec le Service hydrographique du Canada afin de recueillir des données bathymétriques à propos du fond marin du Nord. En vertu d'un protocole d'entente en place depuis les deux dernières années, le Service hydrographique du Canada a installé chaque été un sonar sur un navire de la marine et l'a utilisé pendant deux semaines. Cette année, le NCSM Kingston, un navire de défense côtière de classe Kingston, sera l'une des quatre plateformes devant servir aux efforts de recherche déployés dans le cadre de l'expédition dans le détroit de Victoria et aux efforts de recherche scientifique.

À propos de la Marine royale canadienne
La Marine royale canadienne joue un rôle de premier plan afin de protéger la sécurité des côtes et des voies de navigation du Canada, y compris celles de l'Arctique. La MRC déploie de façon routinière ses navires dans les eaux nordiques du Canada dans le cadre de patrouilles de surveillance des pêches et d'affirmation de la souveraineté et, lorsqu'elle y est autorisée, elle aide les autres ministères du gouvernement à faire appliquer les lois nationales et internationales.

Une plus longue saison de navigation dans l'Arctique entraînera une augmentation de l'activité maritime, y compris du trafic maritime et du tourisme. Cette situation est accompagnée de l'augmentation du risque d'incidents maritimes, d'accidents environnementaux et d'activités criminelles. La MRC effectue des exercices et mène des opérations dans le Nord afin de s'assurer de disposer des capacités nécessaires pour intervenir en cas de problèmes liés à la sûreté et à la sécurité qui pourraient se présenter dans l'avenir. Sous la direction de la Force opérationnelle interarmée (Nord), dont le quartier général est situé à Yellowknife, la Marine unit régulièrement ses efforts à ceux de l'Armée canadienne et de l'Aviation royale canadienne afin d'appuyer les opérations dans le Nord.

Opération QIMMIQ
L'Opération QIMMIQ fait partie intégrante de l'accomplissement des responsabilités continues de surveillance et de défense de la Force opérationnelle interarmée (Nord) dans la région de l'Arctique canadien. La principale affectation du NCSM Kingston sera de participer à l'Opération QIMMIQ au cours de l'été 2014. L'opération vise à maintenir la souveraineté du domaine de responsabilité de la Force opérationnelle interarmée (Nord) telle qu'elle a été mandatée en vertu de la Stratégie pour le Nord du gouvernement du Canada, en recueillant des renseignements sur la surveillance et en assurant une présence canadienne dans les régions arctiques éloignées. En plus d'appuyer la présence du Canada dans l'Arctique, l'Opération QIMMIQ soutient également les accords bilatéraux mutuels sur la défense entre l'Aviation royale canadienne et nos alliés à l'échelle internationale par l'entremise des domaines maritimes, terrestres et aérospatiaux.

Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne (GCC) soutiendra l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, un brise-glace de 83 mètres de classe Arctique 2, équipé d'un hélicoptère MBB BO-105. Le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier est un navire multitâches de forte endurance qui servira de plateforme opérationnelle clé tout au long de l'expédition.

Chaque été, le Sir Wilfrid Laurier soutien directement le programme de déglaçage de l'Arctique afin de faciliter le mouvement sécuritaire de la circulation maritime dans les eaux prises par les glaces ou autour de celles-ci. De plus, le navire et son équipage maintiennent les chenaux pour le transport de marchandises ainsi que des centaines d'aides à la navigation, effectuent des opérations de recherche et sauvetage en mer, et surveillent ou dirigent les interventions en cas de pollution.

Au sujet de la Garde côtière canadienne
La Garde côtière canadienne, un organisme de service spécial de Pêches et Océans Canada, possède et exploite la flotte civile du gouvernement du Canada et fournit des services maritimes essentiels à la population canadienne.

Les programmes et les services de la GCC aident à faire ce qui suit :

  • protéger les milieux marins;
  • soutenir la croissance économique;
  • assurer la sécurité du public dans les eaux canadiennes;
  • favoriser la souveraineté du Canada.

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC)

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) appuiera l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant l'Arctic Explorer, un véhicule sous-marin autonome équipé d'un système de sonar à la fine pointe. Faisant plus de sept mètres de long, l'Arctic Explorer est un navire de grande autonomie qui produit des images à haute résolution du fond marin sur un plus grand rayon que les systèmes de sonar précédents. Le déploiement de l'Acrtic Explorer permettra de montrer les technologies novatrices et de classe mondiale du Canada. 

Construit par l'entreprise International Submarine Engineering Ltd de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, selon un accord de développement conjoint avec Ressources naturelles Canada, l'Arctic Explorer a terminé les levés du relief sous-marin sous la glace pour appuyer la proposition du Canada en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Cette année, le véhicule est équipé d'un sonar à ouverture synthétique à grande résolution conçu et fabriqué par Kraken Sonar Systems Inc. de St. John's, à Terre-Neuve et Labrador, et un système de radioralliement acoustique fabriqué par Omnitech Incorporated de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Pendant son séjour dans l'Arctique, RDDC entreprendra également plusieurs expériences en vue d'évaluer et de comprendre les répercussions des basses températures de l'eau sur le rendement de divers types de sonars d'imagerie. Les données recueillies à la suite des expériences serviront à valider les modèles de sonars existants et à informer les décisions de la Marine royale canadienne sur les acquisitions futures de sonar.

Au sujet de Recherche et développement pour la défense Canada
RDDC est le chef de file mondial dans la science et la technologie en matière de défense et de sécurité. À titre d'agence relevant du ministère de la Défense nationale (MDN) du Canada, RDDC fournit au MDN, aux Forces armées canadiennes, aux autres ministères ainsi qu'au milieu de la sécurité publique et de la sûreté nationale les connaissances et les avantages technologiques nécessaires pour défendre et protéger les intérêts du Canada au pays comme à l'étranger.

RDDC a travaillé pour la première fois en Arctique au début des années 1950, lorsque les scientifiques du Conseil de recherche pour la défense ont établi des camps et des programmes de recherche et ont fait des découvertes qui sont à la base de notre compréhension actuelle des mouvements des glaciers et de la glace, de la navigation et des vêtements pour le climat arctique. Pour obtenir de plus amples renseignements sur RDDC, consultez le site www.drdc-rddc.gc.ca.

Service hydrographique du Canada

Le Service hydrographique du Canada (SHC) soutiendra l'expédition dans le détroit  de Victoria en fournissant deux embarcations pour relevés hydrographiques, des navires équipés de la plus récente technologie de sonars multifaisceaux et de systèmes de sonar multifaisceaux qui sera installée sur le NCSM Kingston et sur le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier. En collaborant étroitement avec la Garde côtière canadienne et la Marine royale canadienne, les hydrographes du SHC recueilleront et interpréteront les données de ces quatre systèmes à multifaisceaux, ainsi que les données recueillies par d'autres navires explorateurs, pour aider à moderniser les cartes nautiques de la région.

Un projet similaire réalisé en 2012 a permis de faire le relevé d'un nouveau couloir plus efficace sur le plan de la navigation entre l'île King William et les îles Royal Geographical Society, un couloir pouvant réduire jusqu'à sept heures le temps de navigation pour contourner l'île King William.

Les eaux visées par l'expédition de cette année n'ont pas fait l'objet de relevés selon les normes modernes. En plus de la collecte de données bathymétriques, des renseignements marégraphiques seront recueillis tout au long de l'expédition.

L'expertise du SHC dans la cartographie du fond marin mène à un partenariat naturel avec Parcs Canada et d'autres partenaires de l'expédition dans leurs efforts en vue de trouver les navires perdus au fond du passage du Nord-Ouest. 

Au sujet du Service hydrographique du Canada
Le Service hydrographique du Canada, une direction de Pêches et Océans Canada, est l'autorité pour effectuer des levés et cartographier les principales voies de navigation maritime du Canada vers l'extrémité du plateau continental. Les cartes nautiques du SHC sont des outils de navigation clés qui aident les navigateurs à naviguer en toute sécurité dans nos eaux. D'autres produits du SHC, comme les annuaires des marées et les instructions nautiques, offrent des renseignements de soutien essentiels aux navigateurs. Les principaux clients des produits, des données et des services du Service hydrographique du Canada sont les exploitants de bateaux commerciaux, les navigateurs de plaisance, la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne.

Établi en 1883, le Service hydrographique du Canada a effectué son premier relevé de l'Arctique en 1910. Alors que le trafic maritime augmente dans l'Arctique, les données modernes du SHC sur la topographie des fonds marins et les dangers à la navigation gagnent en importance, car elles contribuent à assurer la sécurité de la circulation maritime et la protection de l'environnement.

Agence spatiale canadienne

L'Agence spatiale canadienne (ASC) soutiendra l'expédition de 2014 dans le détroit  de Victoria en fournissant des images à haute résolution saisies par satellite. RADARSAT-2, la principale source d'images, est équipé d'un système de radar à ouverture synthétique qui peut recueillir des données le jour et la nuit, peu importe s'il y a une couverture nuageuse, de la brume sèche ou de la fumée. Dans l'Arctique canadien, le système offre des renseignements exacts et actuels sur le type de glace de mer et son étendue, les caractéristiques côtières et la délimitation de la ligne de côte. Les principaux utilisateurs des données sur l'Arctique de l'ASC comprennent le Service canadien des glaces et le programme Espace d'Environnement Canada, la Garde côtière canadienne, le Service hydrographique du Canada et la Marine royale canadienne. 

Au sujet de l'Agence spatiale canadienne
Le mandat de l'Agence spatiale canadienne est de promouvoir l'exploitation et le développement pacifiques de l'espace, de faire progresser la connaissance de l'espace par la science et de faire en sorte que les Canadiens et Canadiennes tirent profit des sciences et technologies spatiales sur les plans sociaux et économiques. L'ASC est engagée à diriger le développement et l'application des connaissances spatiales pour le mieux-être de la population canadienne et de l'humanité.

Service canadien des glaces

Le Service canadien des glaces (SCG) appuiera l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant des renseignements sur la condition historique, actuelle et prévue des glaces en se basant sur l'imagerie par satellite en temps réel et archivée, et la reconnaissance aérienne, le cas échéant. En plus des comptes rendus quotidiens et des prévisions, le SCG a également fourni des renseignements sur la condition historique des glaces dans la région où l'expédition Franklin a abandonné ses navires et les a probablement perdus. Une analyse d'imagerie satellite archivée provenant de RADARSAT-1 (premier satellite de télédétection du Canada), de RADARSAT-2 et d'autres détecteurs spatiaux, en plus des dossiers historiques, a aidé à comprendre le mouvement et les caractéristiques de la glace de mer dans le secteur de recherche. Une analyse exhaustive de la glace de mer de la région a permis de réévaluer l'interprétation des preuves historiques sur l'emplacement éventuel des navires.

Au sujet du Service canadien des glaces
Division du Service météorologique du Canada d'Environnement Canada, le Service constitue la première autorité sur les glaces dans les eaux navigables du Canada, et est un des plus grands utilisateurs de renseignements produits par RADARSAT-2 de l'Agence spatiale canadienne. La glace sous toutes ses formes couvre les eaux du Canada à diverses périodes de l'année et a donc une incidence directe sur bien des aspects de la vie, y compris ceux qui suivent :

  • le transport maritime et en eau douce;
  • la pêche commerciale;
  • l'exploitation des richesses naturelles en mer;
  • les habitudes de chasse et de pêche des peuples autochtones;
  • le tourisme et les loisirs;
  • la situation météorologique des régions et le climat à long terme.

Les principaux clients du SCG comprennent la Garde côtière canadienne et la Marine royale canadienne, en plus des navigateurs commerciaux qui transitent dans les eaux arctiques. Les produits tels que des cartes des glaces, des aperçus des prévisions des glaces et des avertissements de pression dans les glaces, sont disponibles gratuitement afin de contribuer à maximiser la sécurité des navigateurs du Nord.

Le gouvernement du Nunavut

Le ministère de la Culture et du Patrimoine, du gouvernement du Nunavut (GN), dirigera les levés et les excavations terrestres effectuées sur l'île King William, et complètera la recherche des épaves du HMS Erebus et du HMS Terror, effectuée dans le cadre de l'expédition dans le détroit  de Victoria. Les activités de cette année comprendront les levés de nouveaux sites, la cartographie et l'excavation à Terror Bay, à Erebus Bay et à Victory Point. Une priorité pour 2014 sera la réinhumation des restes de squelettes humains, découverts en 2013 à des sites connus de l'expédition Franklin à Erebus Bay et qui ont été récupérés aux fins d'analyses.

De concert avec des bénéficiaires intéressés de Gjoa Haven, le GN travaille activement pour accroître les avantages à long terme de cette expédition pour les Nunavummiut. Ce qui comprend d'assurer la disponibilité de nouveaux renseignements et des ressources sur l'histoire complexe du Nunavut dans le cadre d'initiatives éducatives, aux fins d'exposition et d'interprétation. La participation du GN contribue également à la gestion des ressources archéologiques du Nunavut par l'identification, la documentation et l'analyse, qui apportent des avantages à long terme, comme l'écotourisme et le développement économique.

Les dossiers archéologiques de l'expédition Franklin sur l'île King William sont parmi ceux qui sont les plus étudiés, mais les moins documentés. Depuis 2008, le GN a dirigé les levés et les enquêtes sur les sites archéologiques terrestres afin d'obtenir des renseignements à jour sur les conditions des sites documentés il y a des décennies et de rechercher de nouveaux renseignements sur l'expédition Franklin. Ces travaux ont permis de recueillir d'importantes données sur les conditions des principaux sites de l'expédition Franklin et d'ajouter à l'inventaire près de 40 sites archéologiques inuits, de même que des centaines d'artefacts aux collections du Nunavut. Ils ont également fourni au GN les renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur la gestion de ces ressources, qui intéressent de plus en plus le secteur du tourisme.

Au sujet du Programme d'archéologie du gouvernement du Nunavut
Le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut est responsable de l'administration et de la gestion des ressources archéologiques du Nunavut. Ces ressources consistent d'environ 11 000 sites archéologiques documentés qui couvrent une période de près de 4 500 ans d'histoire humaine au Nunavut. Le Programme d'archéologie du Ministère administre les processus d'attribution de permis en matière d'archéologie pour le Nunavut et entreprend des fouilles archéologiques qui appuient son mandat de gestion des ressources. Les responsables du programme élaborent des politiques, établissent des normes et des lignes directrices techniques, et créent, analysent et distribuent des renseignements portant sur la recherche archéologique. Des relations de travail étroites sont maintenues avec le Inuit Heritage Trust, les collectivités et les autres organismes des gouvernements territoriaux et fédéral.

Arctic Research Foundation

L'Arctic Research Foundation (ARF) fournira le N/R Martin Bergmann, son navire de recherche de 64 pieds (19 m) à faible tirant d'eau, qu'elle équipera, et qui sera utilisé par le Service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada pendant six semaines au cours de l'été 2014. Parmi les autres projets, le navire soutiendra les efforts de levés et de recherche liés aux navires perdus de l'expédition Franklin.

En hivernant le N/R Martin Bergmann à Cambridge Bay, le navire est disponible afin de soutenir les missions dans les eaux arctiques pendant une plus longue période que les autres navires qui doivent se rendre dans la région chaque été. Cette fenêtre de possibilités prolongée permet à l'ARF de contribuer à d'autres projets, comme servir les collectivités du Nord. Cette année, l'ARF travaillera avec les artistes locaux afin de construire et d'équiper un nouveau studio d'art à Cambridge Bay, et le navire servira au transport de la saponite, lourde, des mines qui sont trop éloignées pour y avoir accès par d'autres moyens. Les artistes locaux, ainsi que les géologues du gouvernement du Nunavut, guideront ces efforts. 

L'ARF appuiera également plusieurs projets de recherche au cours de l'été. Le N/R Martin Bergmann contribuera à un projet dirigé par l'Université Queen's visant à étudier la faisabilité d'une pêcherie commerciale exploitée par les Inuits et située à Gjoa Haven, par exemple. Le projet, connu sous le nom de programme de pêche exploratoire dans le golfe Reine-Maud, promet de générer de nouvelles connaissances sur la population de poissons de la région ainsi que sur l'incidence des pratiques actuelles de pêche de subsistance et la possibilité de pêche commerciale. Le navire appuiera également le consortium Oceans Tracking Network, dont le siège social se trouve à l'Université Dalhousie. Le programme consiste à déployer des technologies de télémétrie acoustique afin de faire le suivi des mouvements et de la migration des poissons et des mammifères marins dans le passage du Nord-Ouest.

Enfin, le N/R Martin Bergmann appuiera le programme scientifique de la Station de recherche du Canada en Extrême-Arctique, qui sera construite à Cambridge Bay. Cette année, le navire servira de plateforme pour un projet continu dirigé par le Centre pour les sciences d'observation de la terre, de l'Université du Manitoba, afin d'étudier les processus de la glace printanière et l'importance de la glace et de la fonte printanière dans la chaine alimentaire de l'Arctique.

À propos de l'Arctic Research Foundation
L'Arctic Research Foundation (ARF) est une organisation philanthropique privée fondée en 2011afin d'appuyer la durabilité à long terme dans l'Arctique par l'innovation au chapitre de la capacité en matière de connaissances et de savoir. L'ARF se spécialise dans la mobilisation et l'utilisation de navires de recherche à proximité du littoral à tirant d'eau réduit dans l'Arctique. L'été 2014 marque la troisième saison que l'ARF soutient la recherche et la logistique axées sur l'océan.

Dirigé par une équipe d'experts provenant principalement du milieu commercial du Canada, l'ARF apporte une expérience et un point de vue du secteur privé à l'expédition dans le détroit  de Victoria. L'ARF est l'un des quelques partenaires privés qui travaillent avec le gouvernement du Canada afin de mieux comprendre l'environnement de l'Arctique et les personnes qui y vivent.

La Société géographique royale canadienne

La Société géographique royale du Canada (SGRC) jouera un rôle de premier plan pour créer des liens entre le projet du détroit de Victoria et la population canadienne et les passionnés de géographie à travers le monde. En tant que centre d'exploration du Canada et de principal promoteur de la littératie géographique au pays, la SGRC informera et éduquera la population canadienne au sujet de l'expédition de cette année, sur la façon dont le projet crée de nouvelle possibilités de résoudre ce grand mystère canadien, et sur comment les recherches pour trouver les navires perdus de Franklin ont eu un impact sur notre patrimoine et notre histoire du Nord communs.

Pour atteindre cet objectif, la SGRC créera et administrera un site Web riche et interactif où se trouveront des cartes, des renseignements sur tous les partenaires et les défis logistiques, le journal de bord du capitaine et bien d'autres choses encore. La SGRC tirera également profit de ses propriétés médiatiques, y compris le magazine Canadian Geographic et Géographica, pour aider à tracer le trajet de l'expédition et partager les résultats avec son important lectorat. De plus, par l'entremise de son programme national d'éducation, CG Éducation, la SGRC tirera profit de son réseau de plus de 11 000 enseignants, en concevant du matériel éducatif en trois langues (français, anglais et Inuktitut) et des activités portant sur l'expédition, l'histoire de la recherche des navires de Franklin et sur l'histoire plus large de l'Arctique canadien, afin qu'il soit partagé dans les classes d'un océan à l'autre.

L'engagement, très tôt, de la W. Garfield Weston Foundation a été l'élément déclencheur pour la participation de la SGRC dans les recherches de cet été. Avec le soutien de la fondation, la SGRC a établi un partenariat avec One Ocean Expeditions afin d'offrir un navire de classe Arctique (One Ocean Voyageur) afin d'appuyer les nombreux projets en cours par tous les partenaires. Il permettra aux experts, aux chercheurs, aux dignitaires, aux représentants de collectivités inuites et aux autres d'être sur les lieux de la recherche pendant dix jours au cours de la saison opérationnelle. Il permet également à la SGRC d'analyser les liens importants entre l'expédition Franklin originale, les efforts de recherche moderne dirigés par Parcs Canada et tout un lot de questions auxquelles est confronté l'Arctique canadien, et d'en faire la communication.

De plus, avec le soutien de Shell Canada et de l'Arctic Research Foundation, la SGRC concevra et distribuera un programme éducatif amélioré dans les écoles canadiennes, afin que les enseignants et les élèves puissent développer une base de connaissances et un engagement renforcés envers l'Arctique et la façon dont il a façonné l'histoire du Canada.

Au sujet de la Société géographique royale canadienne
La Société géographique royale canadienne a été fondée en 1929 avec le mandat important de mieux faire connaître le Canada à la population canadienne et au monde entier. Sous le patronage du gouverneur général, la Société a, depuis 85 ans, guidée les efforts vers une plus grande appréciation du patrimoine naturel, culturel et social du Canada.

Bien qu'elle soit surtout connue pour son magazine phare, le magazine Canadian Geographic, la Société a également activement développé des publications additionnelles comme Geographics et Canadian Geographic Travel, elle appuie les expéditions de recherche canadiennes et finance la recherche géographique. De plus, son programme d'éducation géographique, CG Éducation, est le plus important programme éducatif de son genre au Canada, soutenant activement 11 000 enseignants membres.

La W. Garfield Weston Foundation

La W. Garfield Weston Foundation est actuellement un des plus grands promoteurs privés de la recherche nordique au Canada et un fier partenaire de l'expédition dans le détroit  de Victoria. La fondation, qui finance la Société géographique royale canadienne, soutiendra la recherche de première ligne et le matériel éducatif afin d'amener des récits sur le Nord canadien dans l'ensemble du pays.

Les programmes novateurs de la fondation contribuent à sensibiliser et à susciter les passions pour les questions propres au Nord. En offrant des prix prestigieux et des bourses à des chercheurs de pointe canadiens, la fondation élargie les connaissances pertinentes et attire l'attention sur les découvertes importantes. 

L'expédition dans le détroit  de Victoria représente une excellente occasion de mettre en lumière le Nord, de mieux faire comprendre son importance et le travail essentiel que l'on y accompli. Cet important effort de recherche en collaboration est une ouverture vers une plus grande sensibilisation, compréhension et attention portées aux questions auxquelles le Nord du Canada est confronté.

Au sujet de la W. Garfield Weston Foundation 
Willard Garfield Weston, sa femme Reta et leurs enfants ont créé la fondation dans les années 1950 en faisant le don d'actions provenant de l'entreprise George Weston Limited. Aujourd'hui, l'entreprise familiale emploie plus de 150 000 personnes, ce qui en fait le plus important employeur privé au Canada. En plus de sa division originale de la boulangerie, Weston Foods, les entreprises de vente au détail d'aliments et de produits de boulangerie comprennent Loblaw Companies Limited. Le succès de ces compagnies, le dévouement de ses employés et la loyauté de ses clients permettent en fin de compte à la fondation de s'acquitter de son mandat de bienfaisance.

Les fondateurs estiment que, comme les fonds ont été générés par le travail acharné et le succès d'entreprises canadiennes, les subventions devraient être accordées au Canada au profit des Canadiens et Canadiennes. Depuis trois générations, la W. Garfield Weston Foundation a maintenu une tradition familiale d'appuyer les organismes de bienfaisance du Canada. Aujourd'hui, la fondation consacre une grande partie de ses fonds vers des projets dans les domaines de la conservation des terres, l'éducation et la recherche scientifique dans le Nord du Canada. De plus, elle offre des fonds pour faire avancer la recherche en neurosciences au Canada.

One Ocean Expeditions

Pour le projet de relevé mené dans le détroit de Victoria, One Ocean Expeditions fournira le navire One Ocean Voyager, qui servira de plateforme pendant dix jours dans le secteur de recherche, et participera également à l'engagement de la Société géographique royale du Canada de communiquer l'histoire de l'Arctique canadien. Le navire One Ocean Voyager, construit en Europe et conçu pour la recherche scientifique dans les régions polaires (classe 1 A selon le Lloyds Register, permis canadien de type B), mesure 117 mètres de long et a une capacité d'environ 170 passagers et membres d'équipage. Le navire tracera la voie vers le passage du Nord-Ouest à titre de plateforme de lancement pour l'équipement de levé appartenant à Recherche et développement pour la défense Canada et dont il se servira, et transportera l'équipement essentiel de Parcs Canada dans la zone de recherche. De plus, One Ocean Voyage transportera des scientifiques, des commanditaires et des dignitaires participants au cours de l'expédition dans le détroit de Victoria.

Au sujet de One Ocean Expeditions
Voyagiste privé canadien fondé en 2007, One Ocean Expedition offre chaque année une douzaine de croisières dans l'Arctique et plus de vingt dans l'Antarctique. Pour les expéditions dans l'Arctique canadien, One Ocean complète la capacité scientifique des navires par des kayaks de mer et des canots pneumatiques Zodiacs®, et fournit une équipe de guides, d'éducateurs et de naturalistes expérimentés, et amène des groupes pouvant atteindre jusqu'à 95 passagers pour un voyage unique dans le Nord. Les voyages se font d'un point à un autre, les passagers sont amenés dans des collectivités comportant une piste d'atterrissage, comme Resolute Bay, puis transportés par traversier jusqu'au navire. Les excursions de One Ocean Expeditions font de nombreux arrêts et génèrent des revenus importants pour les collectivités et les entreprises locales. En plus du programme de stage en collaboration avec le Nunavut Arctic College, des excursions appuient également les collectivités du Nord par des dons et des programmes de sensibilisation communautaire.

One Ocean Expeditions est la propriété de trois membres du Collège des Fellows de la Société géographique royale du Canada, qui en assument la direction.

Shell Canada

Shell Canada est fier de soutenir la Société géographique royale canadienne pour l'élaboration d'outils et de produits éducatifs qui aideront à transmettre les connaissances découlant de l'expédition du détroit de Victoria aux élèves et aux enseignants à travers le pays.

Au sujet de la Royal Dutch Shell

Royal Dutch Shell plc est constituée en société en Angleterre et au pays de Galles, a son siège social à La Haye et est cotée aux Bourses de Londres, d'Amsterdam et de New York. Les compagnies Shell sont présentes dans plus de 90 pays et territoires avec des entreprises qui incluent des activités d'exploration et d'exploitation pétrolières et gazières; la production et la commercialisation de gaz naturel liquéfié et de gaz naturel en carburant liquide; manufacturing, marketing and shipping of oil products and chemicals and renewable energy projects. Pour plus de détails, consultez le site Web : www.shell.com.

Au sujet de Shell Canada

Shell Canada Ltd est active au Canada depuis 1911 et emploie environ 8 000 personnes à travers le pays. A leading manufacturer, distributor and marketer of refined petroleum products, Shell produces natural gas, natural gas liquids and bitumen, and is Canada's largest producer of sulphur. The energy we supply helps support economic growth and development. At our operations we aim to address social concerns and work to benefit local communities. Human ingenuity and advanced technologies are vital to help meet future global energy demands. At Shell we recognize that no single company can develop all of these alone. We work closely with industry partners and experts outside our industry to spark new ideas and share knowledge that helps drive developments forward.

 

SOURCE : Parcs Canada

Renseignements : Bureau de la ministre de l'Environnement, 819-997-1441; Relations avec les médias, Parcs Canada, 855-862-1812, www.twitter.com/parcscanada


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