La médiocre performance des provinces Atlantiques en matière d'innovation les relègue en queue de peloton

La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador reçoivent un « D », alors que l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick écopent d'un « D- »

OTTAWA, 3 sept. 2015 /CNW/ - La Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick se retrouvent en queue de peloton dans le cadre du rapport Les performances du Canada : Bilan comparatif de l'innovation du Conference Board du Canada. Les provinces de l'Atlantique écopent des notes « D » et « D- » au premier bilan comparatif de l'innovation qui évalue la performance du Canada, des 10 provinces et de 15 pays comparables à cet égard.

« L'innovation est importante pour améliorer la productivité, la croissance économique et la création d'emplois, de même que pour maintenir la qualité de vie élevée à laquelle s'attendent les Canadiens », déclare Louis Thériault, vice-président, politiques publiques au Conference Board du Canada. « Le défi de l'innovation est très réel dans les provinces. D'après notre bilan comparatif, les provinces de l'Atlantique ont en effet de faibles résultats aux indicateurs de la capacité d'innovation, de l'activité en matière d'innovation ou des résultats à cet égard. »

FAITS SAILLANTS

  • La Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador obtiennent une globale de « D » en matière d'innovation et occupent respectivement les 20e et 22e rangs parmi les 26 régions de comparaison.
  • L'Î.-P.-É. et le Nouveau-Brunswick se voient attribuer un « D- » et se classent respectivement avant-dernière et dernière au bilan comparatif général.
  • Les quatre provinces de l'Atlantique obtiennent de mauvais résultats aux indicateurs de la R-D des entreprises, des chercheurs affectés à la R-D (comprenant les chercheurs travaillant pour les entreprises, le secteur de l'enseignement supérieur et le gouvernement) et des brevets.

Onze indicateurs ont été utilisés pour mesurer la performance des provinces en matière d'innovation. Ces indicateurs sont répartis en trois catégories :

  • la capacité d'innovation, c'est-à-dire les investissements et les ressources qui fournissent une base pour la recherche, la génération d'idées et le partage des connaissances (comprenant la R-D publique, les chercheurs affectés à la R-D, la connectivité et les articles scientifiques);
  • l'activité d'innovation, c'est-à-dire l'ambition entrepreneuriale, l'investissement dans les TIC et le capital de risque, ainsi que les activités de R-D des entreprises qui contribuent à transformer les idées en produits commercialisés, en services et en procédés; et
  • les résultats en matière d'innovation, c'est-à-dire la preuve des retombées de la recherche, de l'innovation et de la commercialisation telles que démontrées par les brevets, de l'entrée de nouvelles entreprises et de la productivité globale du travail.

La Nouvelle-Écosse est la mieux classée des provinces de l'Atlantique, mais elle ne parvient qu'à décrocher un « D » et se classe au 20e rang parmi les 26 régions de comparaison. La province reçoit un « C » en ce qui a trait à l'investissement dans les technologies de l'information et des communications (TIC) et quatre « D » pour l'investissement de capital de risque, la connectivité, l'entrée des entreprises  et la productivité du travail. La Nouvelle-Écosse se voit attribuer un « D- » pour qui est des chercheurs  affectés à la R-D (comprenant les chercheurs travaillant pour les entreprises, le secteur de l'enseignement supérieur et le gouvernement), de la R-D des entreprises (RDE) et des brevets.

En fait, la province se classe au dernier rang parmi toutes les régions de comparaison au chapitre de la RDE - un indicateur pour lequel le Canada dans son ensemble se classe au dernier rang des pays comparables. La Nouvelle-Écosse fait bien sur le plan de la R-D publique, se voyant décerner un « A + » et se classant au premier rang à ce chapitre. La province décroche également un « A » et arrive en deuxième position en ce qui concerne les articles scientifiques (mesure du nombre d'articles scientifiques évalués par les pairs en sciences naturelles et en génie par million d'habitants). Le secteur néo-écossais de l'enseignement supérieur fournit de bonnes bases pour mettre à profit le potentiel en sciences et en innovation.

Terre-Neuve-et-Labrador obtient un « D » et un 22e rang au classement général. Comme la Nouvelle-Écosse, la province écope d'un « D- » pour ce qui est des chercheurs affectés à la R-D, de la RDE et des brevets. La province reçoit un « D » à l'investissement dans les TIC et un « C » pour les articles scientifiques, le capital de risque, la R-D publique et la connectivité. La meilleure note que reçoit Terre-Neuve-et-Labrador est un « A » pour son taux d'entrée des entreprises de près de 16 %, soit le troisième taux le plus élevé parmi les provinces.

Terre-Neuve-et-Labrador s'en sort assez bien à deux autres indicateurs, obtenant des « B » pour l'ambition entrepreneuriale (une mesure de la part de la population en âge de travailler déclarant mener une activité entrepreneuriale dans la phase de démarrage, comme tenter d'établir ou d'acquérir une nouvelle entreprise), et la productivité du travail. Cependant, le « B » obtenu par la province « B » à l'indicateur de la productivité du travail tient probablement plus au fait d'avoir une économie axée sur les ressources (le niveau de production élevé du secteur des ressources contribuant à accroître le PIB par heure travaillée) qu'à une économie novatrice comme telle.

L'Île-du-Prince-Édouard décroche un « A » à l'indicateur de l'entrée des entreprises et de la R-D publique et parvient à obtenir un « B » pour ce qui est de l'investissement dans les TIC et la connectivité. Cependant, les notes « D- » dont hérite la province en raison de ses plus faibles résultats par rapport aux pays de comparaison à cinq indicateurs tire considérablement vers le bas sa note et son classement globaux. L'Î.-P.-É. arrive ainsi en 25e position sur 26 régions de comparaison et reçoit dans l'ensemble un « D- » au bilan comparatif de l'innovation. La province se classe mal à plusieurs indicateurs, notamment les articles scientifiques (obtenant un « C »), la RDE, les chercheurs affectés à la R-D, les investissements de capital de risque, les brevets et la productivité du travail (recevant des « D- » à tous les cinq).

Mais l'Î.-P.-É. est peut-être en voie d'adopter des innovations pour améliorer ses processus et son efficacité. La province se classe en effet au 1er rang parmi les provinces et au 9e parmi les pays de comparaison au chapitre de l'investissement dans les TIC. Elle se classe aussi en 3e place parmi les provinces et en 11e parmi les pays de comparaison sur le plan de la connectivité. Toutefois, la faiblesse de l'Î.-P.-É. dans toute une série d'indicateurs, dont la productivité du travail, donne à penser que la route sera longue avant qu'elle réussisse à améliorer ses performances en matière d'innovation.

Le Nouveau-Brunswick obtient globalement un « D- » et occupe le dernier rang du classement des provinces et des pays de comparaison. La province se distingue aussi, dans le mauvais sens, par le fait qu'elle est la seule région qui ne parvient pas à décrocher de « A » ou de « B » à aucun des indicateurs utilisés pour évaluer la performance en matière d'innovation. La province reçoit trois « C », trois « D » et quatre « D- », ce qui révèle ses faiblesses dans tous les aspects de la performance en matière d'innovation.

Le Nouveau-Brunswick a de faibles résultats en ce qui a trait à la R-D publique en pourcentage du PIB (obtenant un « C ») et attire peu de capital de risque (écopant d'un « D »). La province a également très peu de chercheurs affectés à la R-D (recevant un « D- »). Elle récolte aussi des « D » à deux autres indicateurs, soit les articles scientifiques et les investissements dans les TIC. Avec des dépenses qui n'atteignent pas plus de 0,22 % du PIB, le Nouveau-Brunswick se classe à l'avant-dernier rang des régions de comparaison en ce qui concerne la RDE, obtenant un « D- ». La province écope également d'un « D- » pour les brevets et la productivité du travail et d'un « C » pour l'entrée des entreprises.

Les performances du Canada est un programme de recherche continue au Conference Board qui vise à aider les dirigeants à prendre connaissance des forces et les faiblesses relatives du Canada en matière de performance socioéconomique. Six catégories de performance sont évaluées : l'économie, l'éducation et les compétences, l'innovation, l'environnement, la santé et la société.

S'inspirant d'analyses antérieures du programme Les performances du Canada, le bilan comparatif de l'innovation publié aujourd'hui est le quatrième d'une série de six à paraître sur la performance socioéconomique du Canada et des provinces. À ce jour, les bilans sur l'économie et l'éducation et les compétences et la santé ont déjà été publiés. Les autres bilans suivront au cours de l'année.

Cette année, pour la première fois, l'analyse propose également un classement des provinces et des territoires. Vous trouverez sur notre site Web Les performances du Canada de plus amples renseignements sur notre classement, y compris sur les sources des données et la méthodologie.

Analysez en profondeur les résultats du bilan comparatif de l'innovation au cours d'un webinaire en direct, intitulé Bilan comparatif des provinces au chapitre de l'innovation : chefs de file et utilisateurs tardifs (Innovation Report card for the Provinces: Global Leaders & Late Adopters), le 25 septembre 2015.

Visionnez la vidéo commentée par Louis Thériault, vice-président, politiques publiques, Le Conference Board du Canada.

Suivez le Conference Board du Canada sur Twitter.

 

SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Yvonne Squires, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 221, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca; Juline Ranger, Directrice des Communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca; Pour les personnes intéressées par des entrevues de qualité professionnelle pour leur station, leur réseau ou leur site Internet, le Conference Board du Canada est maintenant équipé d'un studio qui permet des entrevues en duplex (frais de ligne facturés). Nous pouvons aussi vous envoyer sur demande des séquences préenregistrées; Si vous souhaitez que votre nom soit retiré de notre liste d'envoi, veuillez adresser un courriel à corpcomm@conferenceboard.ca.


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.