La majorité des répondants canadiens ne passent pas de tests de dépistage du
cancer du côlon

La plus vaste enquête du genre montre que beaucoup de Canadiens comprennent qu'ils doivent passer des tests de dépistage du cancer du côlon, mais ne le font pas.

MONTRÉAL, le 7 janv. /CNW/ - Selon une nouvelle enquête nationale, si presque tous les Canadiens comprennent l'importance de passer des tests de dépistage du cancer du côlon, la plupart ne l'ont pas fait et ne savent pas exactement quand et comment le faire. Le cancer du côlon constitue la deuxième cause de mortalité attribuable au cancer chez les hommes et les femmes. On estime qu'en 2009, environ 22 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer du côlon et que 9 100 en sont morts.(1) S'il est détecté suffisamment tôt, il s'agit également de l'un des cancers dont le traitement a le plus de chances de réussir.

"Passer des tests de dépistage du cancer du côlon régulièrement constitue notre meilleur moyen de défense pour détecter à un stade précoce ce cancer qui se traite bien. L'enquête indique que presque tous les Canadiens comprennent cela, ce qui est une bonne nouvelle", affirme la Dre Heather Bryant, vice-présidente, Lutte contre le cancer, Partenariat canadien contre le cancer. "Bien que le nombre de Canadiens qui passent des tests de dépistage du cancer du côlon augmente, l'enquête montre que la majorité des Canadiens à risque ne le font pas encore actuellement. Il est très important de comprendre que le dépistage signifie subir un test lorsqu'on se porte parfaitement bien et ne présente aucun symptôme".

L'Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada a été effectuée auprès de 3 153 Canadiens et Canadiennes âgés de 45 à 74 ans pour connaître leur compréhension et leurs attitudes à l'égard des tests de dépistage du cancer du côlon. Commandée par le Réseau national de dépistage du cancer colorectal du Partenariat canadien contre le cancer, l'enquête a été réalisée par Angus Reid Public Opinion en partenariat avec le centre de recherche en santé appliquée (Applied Health Research Centre) de l'hôpital St. Michael's de Toronto.

"Nous savons que le dépistage fonctionne", déclare Heather Chappell, directrice, Politique en matière de lutte contre le cancer, Société canadienne du cancer, et membre du Réseau national de dépistage du cancer colorectal. "Les observations scientifiques indiquent que les décès attribuables au cancer du côlon pourraient diminuer de façon considérable si les Canadiens et des Canadiennes âgés de 50 à 74 ans se soumettaient tous les deux ans à un examen des selles. En fonction des statistiques de 2009, il serait possible de sauver 1 500 personnes chaque année si un plus grand pourcentage de Canadiens et de Canadiennes passait des tests. Les conclusions de l'enquête seront extrêmement utiles pour déterminer des façons plus efficaces d'encourager les gens à passer des tests de dépistage du cancer du côlon".

Pour tous les Canadiens et Canadiennes âgés de 50 ans ou plus, il est très important de subir les tests de dépistage avant l'apparition de signes ou de symptômes. Le dépistage ne concerne pas seulement les personnes qui ont des antécédents familiaux de la maladie - près de quatre-vingts pour cent des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer du côlon n'ont aucun antécédent familial de la maladie.(2)

Points saillants de l'Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada

Les Canadiens et les Canadiennes comprennent bien les avantages du dépistage du cancer du côlon :

    
    -   La majorité, soit 95 pour cent, des Canadiens et des Canadiennes âgés
        de 50 à 74 ans, admettent que le dépistage précoce du cancer du côlon
        peut grandement améliorer les chances de survie. Par ailleurs, 92
        pour cent conviennent que si le cancer du côlon est détecté
        suffisamment tôt, il peut être traité avec succès, tandis que 91 pour
        cent croient également qu'un test n'est qu'un faible prix à payer par
        rapport aux bienfaits potentiels considérables qu'il présente pour la
        santé.
    -   De plus, 68 pour cent des répondants savent que le fait d'être âgé de
        plus de 50 ans augmente les risques de cancer colorectal et 84 pour
        cent pensent que les gens de leur âge devraient passer les tests.

    Malgré ces statistiques, on observe un écart entre la compréhension des
Canadiens et les mesures qu'ils prennent :

    -   Malgré les niveaux de sensibilisation élevés, l'enquête montre que 56
        pour cent des Canadiens et Canadiennes âgés de 50 à 74 ans n'ont pas
        passé de tests de dépistage récents. Par tests récents, on entend les
        tests de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) subis au
        cours des deux dernières années et une coloscopie ou une
        sigmoïdoscopie subie au cours des cinq dernières années. 60 pour cent
        ne saisissent pas qu'ils devraient subir les tests de dépistage avant
        l'apparition de signes ou de symptômes.

    La conversation est primordiale :

    -   Près de 70 pour cent ne pouvaient se rappeler avoir eu une discussion
        au sujet du dépistage du cancer du côlon avec leur médecin.
    -   L'enquête a souligné que le fait d'avoir une discussion avec son
        médecin au sujet du cancer du côlon est le facteur le plus
        susceptible d'amener une personne à subir un test de dépistage de ce
        cancer.
    

Augmentation du nombre de Canadiens et de Canadiennes subissant les tests

Selon l'Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada, 44 pour cent des Canadiens et Canadiennes âgés de 50 à 74 ans ont déclaré avoir subi un test récent, soit un examen des selles pouvant s'effectuer à la maison (RSOS) ou un examen interne (coloscopie ou sigmoïdoscopie) qui s'effectue dans un établissement médical. Cette constatation correspond aux résultats de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de Statistique Canada selon laquelle en 2008, environ 40 pour cent des Canadiens et des Canadiennes âgés de 50 à 74 ans ont déclaré avoir subi une RSOS au cours des deux dernières années ou une coloscopie ou sigmoïdoscopie au cours des cinq dernières années.(3) Le taux de gens ayant subi des tests de dépistage a augmenté en moyenne de 6 pour cent de 2005 à 2008 dans les provinces et les territoires pour lesquels on disposait de cette information.(4)

"Au Canada, il existe un grand nombre d'excellents programmes de sensibilisation qui diffusent le message sur l'importance du dépistage du cancer du côlon et sur l'importance de savoir quand celui-ci doit être fait. De plus, l'Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada - qui complète ce que nous avons appris grâce à l'ESCC - démontre que nous avons un impact sur le nombre de personnes qui prennent des mesures", souligne la Dre Maura Ricketts, directrice, Bureau de la santé publique, Association médicale canadienne, et membre du Réseau. "L'enquête montre que nous avons encore du travail à faire. Nous devons continuer de parler de l'importance du dépistage et d'aider les Canadiens et les Canadiennes à comprendre leur rôle dans la préservation de la santé et du bien-être de sorte que davantage de personnes passent des tests et que moins de personnes soient atteintes du cancer du côlon à l'échelle du pays".

À propos du dépistage du cancer du côlon

Le dépistage du cancer du côlon est un moyen de prévention et de détection précoce de la maladie. Le dépistage s'effectue lorsqu'une personne ne présente aucun signe ou symptôme de la maladie. Comme le cancer du côlon, aussi appelé "cancer colorectal", se développe presque toujours suite à partir de polypes bénins, ou non cancéreux, on peut souvent l'éviter en décelant à temps ces polypes et en les enlevant.

Il existe un certain nombre des tests pour détecter le cancer du côlon. Les examens des selles non invasifs, tels que les RSOS et les tests immunochimiques de recherche de sang occulte dans les selles (TIRSOS), cherchent les saignements provenant des vaisseaux sanguins fragiles des polypes.

"Un examen des selles est une méthode simple et efficace pour détecter le cancer du côlon. Dans le cas des personnes qui reçoivent un résultat positif, nous pouvons alors examiner de manière plus approfondie pour déterminer si c'est un signe de cancer ou de précancer", explique la Dre Heather Bryant. "Les personnes chez qui le risque de développer le cancer du côlon est plus élevé que la moyenne peuvent adopter une approche différente recommandée par leur médecin".

En cas de résultat positif, on recommande de subir un examen interne du côlon, appelé une "coloscopie", qui permet d'examiner la totalité du côlon. L'examen s'effectue au moyen d'un tube mince et flexible muni d'une lumière et d'une caméra vidéo pouvant être reliée à un moniteur de visualisation. Si on décèle des polypes ou d'autres anomalies, on peut en prélever un fragment par biopsie et l'envoyer au laboratoire pour savoir s'il y a présence de cellules cancéreuses.

"En tant que survivant du cancer du côlon, je connais par expérience l'impact d'un diagnostic de cancer. J'encourage toutes les personnes âgées de 50 ans ou plus à passer des tests de dépistage de ce cancer. Si vous avez des parents ou des amis faisant partie de ce groupe d'âge, encouragez-les également à le faire", déclare Barry Stein, survivant du cancer du côlon et président de l'Association canadienne du cancer colorectal. "Dans le cadre de ce programme de sensibilisation, notre objectif consiste à fournir les renseignements et les outils nécessaires aux Canadiens et aux Canadiennes afin d'encourager davantage de personnes à passer des tests de dépistage du cancer du côlon. Cette démarche devrait faire partie de votre routine de santé. Il est possible de prévenir, de traiter et de combattre le cancer du côlon, et vous pouvez éviter, par un simple test, les défis de combattre cette maladie."

Renseignements supplémentaires

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le cancer du côlon ou le dépistage, veuillez consulter :

    
    -   Le Partenariat canadien contre le cancer :
        www.partenariatcontrelecancer.ca
    -   La Société canadienne du cancer : 1-888-939-3333 ou www.cancer.ca
    -   L'Association canadienne du cancer colorectal :
        www.colorectal-cancer.ca; 1-877-502-6566
    

À propos du Réseau national de dépistage du cancer colorectal

Établi par le Partenariat canadien contre le cancer en 2007, le Réseau national de dépistage du cancer colorectal mobilise les efforts en vue de l'adoption d'une approche commune du dépistage du cancer du côlon à l'échelle du pays. Les programmes sont mis en commun afin de soutenir l'amélioration de la qualité et de la cohérence, étant donné que chaque province et territoire élabore ses propres programmes de dépistage, méthodes d'évaluation, initiatives en matière de qualité et programmes de sensibilisation.

Actuellement, les membres comprennent des membres du personnel des programmes, des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux et de la Société canadienne du cancer, de l'Agence de la santé publique du Canada, du Réseau canadien de lutte contre le cancer, de l'Association médicale canadienne, de l'Association canadienne du cancer colorectal et de l'Association canadienne de gastroentérologie.

Cette enquête constitue la première étape d'un nouveau programme visant à éduquer les Canadiens et les Canadiennes âgés de 50 à 74 ans de façon à les aider à savoir quand et comment passer des tests de dépistage du cancer du côlon.

À propos du Partenariat canadien contre le cancer

Le Partenariat canadien contre le cancer est une organisation indépendante, financée par le gouvernement fédéral et chargée d'accélérer la lutte contre le cancer au bénéfice de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes. Regroupant des survivants du cancer, des patients, des familles, des spécialistes du cancer et des représentants du gouvernement dans le but de mettre en œuvre la première stratégie pancanadienne de lutte contre le cancer, il a pour vision d'agir comme catalyseur d'une approche ciblée qui permettra de prévenir le cancer, d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cancer, de réduire le risque de décès lié au cancer et d'améliorer l'efficacité de la lutte contre le cancer au pays.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le Partenariat, veuillez consulter le site www.partenariatcontrelecancer.ca. Nous vous invitons également à consulter la communauté en ligne du Partenariat à l'adresse Vuesurlecancer.ca, si vous souhaitez en apprendre davantage sur la lutte contre le cancer.

À propos d'Angus Reid Public Opinion

Angus Reid Public Opinion est une division de Vision Critical, une entreprise mondiale de recherche et de technologie. Vision Critical est maintenant l'une des plus importantes entreprises d'études de marché au monde. En plus de posséder cinq bureaux au Canada - Vancouver, Calgary, Regina, Toronto et Montréal - la firme a également des bureaux à San Francisco, à Chicago, à New York, à Londres, à Paris et à Sydney. Son équipe de spécialistes fournit des solutions pour chaque type et chaque secteur de recherche, y compris la santé, et sert actuellement plus de 200 clients internationaux.

À propos de l'hôpital St. Michael's

Le personnel de l'hôpital St. Michael's fournit avec compassion des soins à tous les patients qui franchissent ses portes. L'hôpital fournit également une formation médicale remarquable aux futurs professionnels de la santé dans plus de 23 disciplines. Les soins intensifs, les soins en neurochirurgie, les soins anticancéreux et les soins aux sans-abri, de même que les soins en cas de traumatismes, les maladies du cœur et le diabète comptent parmi les domaines d'expertise reconnus de cet hôpital. Grâce au Keenan Research Centre et au Li Ka Shing Knowledge Institute, la recherche effectuée à l'hôpital St. Michael's est reconnue et mise en pratique partout au monde. Fondé en 1892, l'hôpital a une association complète avec l'Université de Toronto.

Le centre de recherche en santé appliquée (Applied Health Research Centre) est une organisation de recherche universitaire qui offre des services complets. Le centre s'est engagé à trouver de meilleures solutions pour améliorer la santé en transformant la recherche clinique. Fort de son leadership reconnu sur la scène mondiale, de l'ampleur de son expérience et de l'étendue de ses services, il répond à tous les besoins des chercheurs canadiens et internationaux et d'autres partenaires et satisfait à leurs attentes en matière de qualité. Le centre fait partie du Li Ka Shing Knowledge Institute de l'hôpital St. Michael's.

Méthodologie

L'Enquête sur le dépistage du cancer du côlon au Canada a été réalisée entre le 10 mars et le 17 avril 2009 par Angus Reid Public Opinion et le centre de recherche en santé appliquée (Applied Health Research Centre) de l'hôpital St. Michael's de Toronto, à l'aide d'une méthode de sondage aléatoire au téléphone. Au total, 3 153 Canadiens et Canadiennes âgés de 45 à 74 ans ont été interrogés au hasard. La marge d'erreur qui mesure la variabilité d'échantillonnage est de +/- 2,1 %. Les résultats ont été statistiquement pondérés selon les données de recensement les plus actuelles sur le niveau d'instruction, l'âge, le sexe et la région pour faire en sorte que l'échantillon soit représentatif de l'ensemble de la population canadienne dans la tranche d'âge de 45 à 74 ans. Les différences dans ou entre les totaux sont attribuables à l'arrondissement(5).

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(1) Statistiques canadiennes sur le cancer 2009. http://www.cancer.ca/canada-wide/about%20cancer/cancer%20statistics/~/media/CCS/Canada%20wide/Files%20List/liste%20de%20fichiers/pdf/stats%202009F%20Cdn%20Cancer.ashx. Consulté le 16 octobre 2009.

(2) American Cancer Society; http://www.cancer.org/docroot/CRI/content/CRI_2_4_2X_What_are_the_risk_factors_for_colon_and_rectum_cancer.asp. (en anglais seulement)

(3) Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC, 2008. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/090630/dq090630c-fra.htm. Statistique Canada : totalisations personnalisées.

(4) Idem.

(5) Rendez-vous à http://www.visioncritical.com/angus-reid-public-opinion/colon-cancer-screening-in-canada afin d'obtenir plus d'information sur l'enquête ainsi que sur des questions spécifiques de l'enquête.

SOURCE Partenariat canadien contre le cancer

Renseignements : Renseignements: Coordonnées des personnes-ressources: Katherine Vanda, HKDP Communications et affaires publiques, (514) 395-0375 poste 232; Genevieve Brown, Partenariat canadien contre le cancer, (416) 254-4154


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