La FPJQ demande au ministre Dutil de garantir que les journalistes ne seront pas mis sous écoute

MONTRÉAL, le 8 févr. 2012 /CNW Telbec/ - La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) est extrêmement préoccupée par le déclenchement d'une enquête criminelle sur la divulgation d'informations dites confidentielles dans l'affaire Davidson.

La FPJQ demande des assurances immédiates au ministre de la Sécurité Publique, Robert Dutil, afin que cette enquête ne devienne pas le prétexte à une partie de pêche dans les sources journalistiques. La FPJQ veut une confirmation sans équivoque de M. Dutil à l'effet que les journalistes ayant enquêté sur l'affaire Davidson ne seront pas mis sous écoute, ni ciblés par la Sûreté du Québec (SQ) d'une quelconque façon.

À la demande du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), le ministre Dutil a confié hier à la SQ le mandat d'enquêter sur les fuites d'information dans les médias sur Ian Davidson. Cet ex-policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) aurait tenté de vendre une liste confidentielle d'informateurs de police à des membres du crime organisé avant de se suicider.

Les médias ont abondamment traité de ce sujet d'intérêt public, souvent à partir de sources anonymes ou confidentielles. Pour la FPJQ, il est tout à fait légitime que les médias s'intéressent aux failles dans le système de protection de l'identité des informateurs, et aux circonstances dans lesquelles Ian Davidson aurait pu subtiliser autant d'informations sensibles, et à quelles fins.

Le directeur du SPVM, Marc Parent, a assuré hier que cette enquête ne ciblait pas les journalistes. À partir de maintenant, c'est la SQ qui est charge, ce pourquoi son patron politique, Robert Dutil, a le devoir de rassurer les médias.

En voulant identifier les auteurs des fuites au sein de la police, les enquêteurs de la SQ risquent fort bien de tomber sur des sources potentielles des journalistes. La protection des sources est une valeur sacrée en journalisme. Des journalistes et des patrons de presse courageux ont livré des batailles jusqu'en Cour suprême pour affirmer l'importance de ce principe. Dans le traitement de sujets délicats et en journalisme d'enquête, le recours à des sources anonymes est souvent le seul moyen de débusquer des informations d'intérêt public.

SOURCE FEDERATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUEBEC

Renseignements :

Source: Brian Myles, président de la FPJQ
Cell 514 262-2860


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