La fertilité après un traitement de cancer

Une nouvelle étude aidera les patientes et les médecins à discuter des options pour préserver leur fertilité

TORONTO, le 30 mai 2014 /CNW/ - La Société canadienne du cancer subventionne une nouvelle étude pour aider les jeunes patientes atteintes de cancer à choisir le traitement qui préserve autant que possible leur chance d'avoir enfant un jour, en élaborant le tout premier outil d'aide à la décision au Canada.

Les jeunes femmes qui reçoivent des traitements contre le cancer ne sont pas toujours conscientes qu'elles risquent de devenir infertiles. D'autant plus que de nombreux spécialistes du cancer n'ont ni les connaissances, ni les ressources nécessaires, pour les guider dans leurs choix. Pour cette étude, la Dre Nancy Baxter, chef du département de chirurgie générale à l'hôpital St. Michael de Toronto, avait besoin de près de 300 000 $. Avec celle-ci, neuf études en tout bénéficieront des nouvelles Subventions de recherche sur l'amélioration de la qualité de vie de la Société canadienne du cancer, soit un investissement de 2 millions de dollars.

« Comme chirurgienne, je m'occupe d'un grand nombre de personnes atteintes de cancer. Mais, je dois avouer que j'ai bien peu d'information à leur offrir sur la préservation de leur fertilité, regrette la Dre Baxter. Le but de mon projet est de concevoir un outil pour répondre aux besoins particuliers des jeunes patientes, en leur permettant de se pencher sur le pour et le contre des différentes options qui existent en matière de fertilité. »

Pour les adolescentes et les jeunes femmes adultes ayant reçu un diagnostic de cancer, la perte de la fertilité due au traitement peut être particulièrement éprouvante. Chez les survivantes du cancer, l'infertilité peut représenter une grande cause de détresse et avoir des conséquences à long terme sur leur bien-être.

À l'heure actuelle, les médecins du Canada se réfèrent aux lignes directrices des États-Unis sur la fertilité chez les patientes atteintes de cancer. La Dre Baxter et son équipe élaborent un outil canadien qui reflétera les options réellement disponibles au pays. Son projet comporte :

  • De la recherche pour comprendre les expériences vécues par les femmes qui risquent de devenir infertiles en raison des traitements reçus contre le cancer et les attitudes des professionnels de la santé face à cette question délicate;
  • L'adaptation d'un outil d'aide à la décision australien pour les personnes atteintes de cancer du sein qui courent un risque élevé de perdre leur fertilité, pour qu'il s'applique à un bon nombre de cancers;
  • L'essai pilote et l'évaluation de ce nouvel outil canadien d'aide à la décision auprès de patientes et d'experts en soins de santé.

« La qualité de vie est une question essentielle pour les personnes atteintes de cancer et pour celles qui survivent à cette maladie. La recherche dans ce domaine doit nous permettre de mieux comprendre ces enjeux que nous ne pouvons ignorer, explique la Dre Siân Bevan, directrice de la recherche à la Société canadienne du cancer. L'outil élaboré grâce au projet de la Dre Baxter aidera les jeunes patientes atteintes de cancer et leurs médecins à aborder ce sujet complexe et leur permettra de faire les meilleurs choix. »

Selon les dernières statistiques, 2075 adolescentes et jeunes femmes (entre 15 et 29 ans) par année ont appris qu'elles avaient un cancer entre 1992 et 2005. C'est légèrement plus que chez les jeunes hommes.

Les Subventions de recherche sur l'amélioration de la qualité de vie : « Sans le financement de la Société, ce projet aurait été impossible à réaliser. »

La Dre Baxter souligne que la nouvelle subvention qu'elle a reçue lui donne l'occasion de rassembler une équipe multidisciplinaire comprenant des chirurgiens, des oncologues, un spécialiste en santé génésique, un travailleur social et un expert en application des connaissances afin d'explorer ce domaine en profondeur. « Sans le financement de la Société, ce projet aurait été impossible à réaliser. À la différence de la Société canadienne du cancer, les autres organismes de financement de la recherche au Canada ne mettent tout simplement pas l'accent sur la qualité de vie. »

Voici quelques-unes des autres nouvelles Subventions de recherche sur l'amélioration de la qualité de vie de la Société canadienne du cancer. Pour une liste complète, visitez cancer.ca. (en anglais seulement)

DBruno Gagnon, Université Laval, 281 000 $ - Les patients atteints d'un cancer avancé portent un lourd fardeau de symptômes physiques et psychologiques qui affectent leur qualité de vie. Des recherches récentes ont démontré que l'intervention combinée d'une infirmière et d'un médecin améliore considérablement la qualité de vie, réduit le besoin de soins intenses en fin de vie et allonge la survie. Par cette étude, le DGagnon tente de déterminer si, dans le cas des patients atteints d'un cancer avancé, l'intervention d'une grande équipe de soins multidisciplinaire est plus avantageuse que l'intervention précoce de seuls un médecin et une infirmière. Les résultats pourraient améliorer la qualité des soins offerts aux patients atteints d'un cancer avancé.

DGary Rodin, Institut du cancer de l'Ontario/Princess Margaret Cancer Centre, Toronto, 300 000 $ - En raison de la détérioration rapide de la santé chez les patients atteints de leucémie aiguë, ceux-ci doivent commencer d'intenses traitements de chimiothérapie immédiatement après leur diagnostic. Par conséquent, ils peuvent éprouver des symptômes et des émotions marqués auxquels la pratique et la recherche actuelles répondent mal. Le DRodin a conçu l'intervention centrée sur les symptômes et les émotions (ICSE) pour aider les patients à faire face à leurs réponses physiques ou émotionnelles comme la fatigue, l'anxiété et la douleur. Il mène présentement un essai pilote de cette intervention chez des patients atteints de leucémie aiguë afin de déterminer si celle-ci parvient à réduire le fardeau associé à leurs symptômes et à améliorer leur qualité de vie. Les résultats pourraient conduire à un essai de plus grande envergure qui pourrait influencer les politiques et la pratique dans le traitement de ces patients.

Dre Kelli Stajduhar, Université de Victoria, 300 000 $ - Les proches aidants qui s'occupent d'un membre de leur famille qui se meurt du cancer portent souvent des fardeaux émotionnel, social, financier et physique importants. L'équipe de recherche de la Dre Stajduhar a conçu l'outil d'évaluation des besoins en soutien des aidants (OEBSA), une intervention qui évalue les besoins en soutien des proches aidants qui offrent des soins palliatifs à la maison. La Dre Stajduhar mettra cet outil à l'épreuve en comparant un groupe d'aidants qui l'utilisent à un groupe d'aidants qui ne l'utilisent pas. Cette intervention pourrait aider à améliorer la qualité de vie des proches aidants tout en réalisant le souhait bien établi des patients gravement malades de finir leurs jours à la maison.

Grâce à ses généreux donateurs et à son rigoureux système d'évaluation par les pairs, la Société canadienne du cancer subventionne la meilleure recherche sur le cancer au Canada. Les chercheurs que nous finançons travaillent dans des universités, des hôpitaux et des centres de recherche partout au pays afin d'établir de nouvelles façons de changer le cancer pour toujours. Pour de plus amples renseignements, visitez cancer.ca ou appelez le Service d'information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333 (ATS : 1 866 786-3934).

Bas de vignette : "La Dre Nancy Baxter a reçu une Subvention de recherche sur l'amélioration de la qualité de vie de la Société canadienne du cancer pour la conception d'un outil qui aidera les jeunes patientes atteintes de cancer et les médecins à discuter des options pour préserver leur fertilité (Groupe CNW/Société canadienne du cancer (Bureau National))". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20140530_C7624_PHOTO_FR_40909.jpg

Bas de vignette : "Logo Société canadienne du cancer (Groupe CNW/Société canadienne du cancer (Bureau National))". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20140530_C7624_PHOTO_FR_40912.jpg

SOURCE : Société canadienne du cancer (Bureau National)

Renseignements :

Sasha Anopina
Spécialiste des communications bilingue
Société canadienne du cancer
416 934-5338
sasha.anopina@cancer.ca

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