La FCEI demande des améliorations au Programme des travailleurs étrangers temporaires et aux politiques d'immigration

MONTRÉAL, le 15 mai 2014 /CNW/ - Le gouvernement fédéral doit améliorer le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) ainsi que d'autres politiques afin de remédier aux pénuries de main-d'œuvre persistantes, en particulier en ce qui concerne les postes non qualifiés. Tel est le message contenu dans une lettre que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a fait parvenir cette semaine au ministre de l'Emploi et du Développement social, Jason Kenney, message qu'elle a eu l'occasion de réitérer aujourd'hui à Ottawa, à l'occasion d'une table ronde sur le sujet.

« Nous savons que de parler d'emplois non qualifiés est souvent perçu comme moins attirant ou moins gratifiant, mais ces emplois sont aussi de bons emplois et ils ne vont pas disparaître. D'ailleurs, plusieurs employeurs aux quatre coins du pays cherchent désespérément des travailleurs ayant des compétences en service à la clientèle. La situation est aussi un problème au Québec à l'aube de la saison estivale qui est importante dans les secteurs liés au tourisme notamment, fait remarquer Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI. Le PTET est l'un des rares programmes aidant les petites entreprises à combler ce manque de main-d'œuvre locale. Certes, les travailleurs étrangers temporaires ne sont pas l'unique solution, mais nous avons vraiment besoin d'eux. »

La lettre de la FCEI au ministre contient notamment des commentaires de propriétaires de petites et moyennes entreprises (PME) qui sont exaspérés, certains étant touchés par le moratoire imposé pour le secteur de la restauration. Ils sont nombreux à condamner l'utilisation abusive du Programme, mais ils demandent toutefois au gouvernement de ne pas mettre tous les employeurs dans le même panier.

La lettre au ministre Kenney comporte donc plusieurs recommandations :

  • Mettre fin au moratoire dans le secteur de la restauration et adopter des modalités particulières pour le secteur de l'hébergement et de la restauration.
  • Ouvrir une voie vers la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires (TET).
  • Créer une forme de « code de conduite » relatif aux droits des TET destiné aux employeurs utilisant le PTET, afin d'inciter ces derniers à protéger les droits des TET.
  • Appliquer les règles existantes de façon plus stricte au lieu d'en créer d'autres.
  • Accorder une certification donnant un accès simplifié et accéléré au PTET pour les employeurs jugés « de confiance », c'est-à-dire ceux ayant démontré qu'ils utilisaient le programme selon les règles.
  • Améliorer le cadre d'établissement des salaires afin que ce dernier colle davantage à la réalité des employeurs.
  • Permettre aux employeurs de faire la transition vers une main-d'œuvre mixte - composée de travailleurs canadiens et de TET.
  • Revoir le système d'immigration permanente pour que les employeurs qui embauchent des travailleurs non qualifiés puissent y recourir.
  • Veiller à ce que les autres programmes gouvernementaux liés à l'emploi (p.ex. l'AE) puissent soutenir les employeurs qui embauchent des travailleurs non qualifiés.

« Le besoin de travailleurs non qualifiés est un problème systémique qui touche plusieurs politiques gouvernementales à plusieurs niveaux. Par exemple, il y a actuellement un paradoxe dans le système d'immigration, ajoute Mme Hébert. Le Canada accueille chaque année des milliers de travailleurs étrangers de professions peu spécialisées qui ne peuvent pas accéder à la résidence permanente, alors que celle-ci est offerte à des milliers de travailleurs de professions spécialisées ayant un niveau d'éducation plus élevé, mais qui n'ont pas d'emploi garanti au Canada. Nous avons besoin de plus de main-d'œuvre pour répondre aux besoins de l'économie et nous devons donner la possibilité aux travailleurs étrangers temporaires de rester ici de façon permanente afin de continuer à créer de la prospérité aux quatre coins du pays. »

Ces recommandations de la FCEI  font notamment suite aux données de sondage publiées la semaine dernière et qui confirment que le PTET est une solution de dernier recours pour les propriétaires de PME. Vous pouvez les consulter de même que la lettre envoyée au ministre Kenney à www.cfib-fcei.ca/francais/article/6250-la-fcei-demande-des-ameliorations-au-ptet.html.

À propos de la FCEI

La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

SOURCE : Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, attachée de presse, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 (poste 224), Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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