La décision du Gouvernement du Québec de permettre la construction de bâtiments en bois plus hauts - bonne pour l'industrie du bois, mais pas aussi bonne pour le public en général

Juste parce que nous pouvons...ne signifie pas que nous devrions.

OTTAWA, le  27 août 2015 /CNW/ - L'Institut canadien du béton préfabriqué / précontraint (CPCI) croit que la récente décision du gouvernement du Québec afin de permettre la construction de bâtiments de bois plus hauts, qui s'appuie sur un nouveau guide de la construction de l'industrie du bois qui n'est pas reconnu par le Code national du bâtiment du Canada (CNBC) contourne le processus d'approbation exceptionnel du code du bâtiment qui existe pour assurer la sécurité de tous les Canadiens.

Pourquoi le gouvernement du Québec permet-il la construction de bâtiments en bois plus élevés?
Rappelons-nous le différend Canada (CDN) - États-Unis (US) au sujet du bois d'œuvre résineux où les États-Unis ont décidé de niveler le terrain de jeu, ce qui réduisit considérablement les exportations canadiennes de bois d'œuvre aux États-Unis. Depuis lors, les lobbyistes de l'industrie canadienne du bois ont été à la recherche de nouveaux marchés en vantant auprès des gouvernements les avantages économiques des bâtiments de bois plus élevés. Tant et si bien, que ces derniers sont prêts à légiférer sur l'utilisation du bois en contournant le processus d'approbation du code du bâtiment.

Lorsque le Québec (et d'autres gouvernements provinciaux) favorise un produit de construction (le bois) au détriment des autres et commence à promouvoir les avantages économiques pour les Canadiens (alors qu'il n'y en a pas), il prend des entreprises d'une industrie pour donner à l'industrie du bois - on appelle cela des  «pratiques commerciales déloyales».

Le problème avec la décision du gouvernement du Québec
De nombreux rapports de recherche établis par des tiers, des consultants indépendants, montrent que les bâtiments en béton ont un très faible coût total de possession (coût du cycle de vie du matériel) en raison de leur exceptionnelle longévité et d'un faible entretien. D'autres matériaux et systèmes moins éprouvés peuvent offrir au départ des solutions à bas prix, mais à long terme peuvent entraîner des dommages et des coûts importants - Il ne faut pas oublier la crise, dans les années 1980,  des condos à Vancouver qui fuyaient - les décisions doivent être prises sur le coût total de possession et non pas sur la base d'un prix initial moindre.

L'industrie du béton a mené un certain nombre d'études d'évaluation du cycle de vie pour déterminer son empreinte environnementale. L'évaluation du cycle de vie des bâtiments commerciaux en béton préfabriqué de l'Institut des matériaux durables Athena et de Morrison Hershfield (2012) démontre qu'une enveloppe de bâtiment en béton préfabriqué et une structure en béton produisent les impacts de GES et d'énergie pilaire totale (EPT) les plus bas sur une période d'exploitation de plus de 60 ans. Ceci est largement dû à la capacité du béton d'emmagasiner l'énergie et de la communiquer à l'environnement intérieur (un processus appelé masse thermique).

En outre, l'étude a montré que, pour un bâtiment typique dans un climat froid comme le Québec, les coûts d'énergie pendant l'exploitation représentent plus de 90% de l'impact environnemental de la construction au cours de sa vie. Donc, toute industrie qui vante les mérites de sa faible empreinte environnementale et ne représente que la phase de construction et ignore l'énergie d'exploitation, trompe  tout simplement le public et les gouvernements.

Nous avons déjà entendu l'industrie de l'assurance exprimer ses préoccupations quant à l'assurance de ces structures, non seulement pendant l'occupation, mais en cours de construction. Des incendies ont détruit de nombreux bâtiments en bois de plusieurs étages en cours de construction au cours des cinq dernières années. Des incidents en Colombie-Britannique, en Ontario, à Edmonton et Calgary ont démontré comment les bâtiments à ossature de bois peuvent être dangereux et non-sécuritaires en cours de construction si les précautions adéquates ne sont pas prises. Une protection d'incendie adéquate, pendant la construction, va ajouter des milliers de dollars aux coûts de ces bâtiments; de l'argent qui est tout simplement facturé au nouveau propriétaire.

Nonobstant ce qui précède, l'industrie de l'assurance a également des préoccupations en ce qui a trait aux problèmes de moisissure dans les bâtiments en bois de hauteur moyenne et plus élevée - à tel point que de nombreux experts de l'enveloppe du bâtiment recommandent que tous les bâtiments en bois soient recouverts de bâches tout au long de la période de construction afin de réduire le risque de croissance future des moisissures pendant la période d'occupation; un processus qui est déjà courant en Europe et qui ajoutera un coût important pour la construction en bois.

Enfin, il y a la question du dégagement gazeux et des problèmes de santé liés à  la plupart des colles, des formaldéhydes, des produits utilisés dans les bâtiments en bois lamellé et des composés organiques volatils (COV), en particulier quand ils brûlent.

Le nouveau guide élaboré par la Régie du bâtiment du Québec et FPInnovations, un centre de recherche privé dédié à soutenir l'industrie forestière canadienne, a été volontairement retiré de l'édition 2015 du Code national du bâtiment du Canada (CNBC) par ses auteurs; peut-être qu'ils savaient qu'il ne passerait pas le processus rigoureux des normes de construction. Est-ce une indication de problèmes à venir?

Le CPCI estime que le gouvernement du Québec s'ingère et dérape lorsqu'il prend position en faveur de l'industrie du bois tout en ignorant les codes et normes de construction nationales et provinciales développés par des organismes au détriment éventuel de la sécurité publique. Les questions de construction devraient être laissées aux experts et non pas aux politiciens.

À propos de l'Institut canadien du béton préfabriqué précontraint
L'Institut canadien du béton préfabriqué / précontraint est le corpus de connaissances et la principale source d'informations techniques sur le béton préfabriqué au Canada. L'intérêt de l'Institut est de stimuler et de promouvoir les intérêts communs et le bien-être général de l'industrie du béton préfabriqué structural, architectural et de spécialité, en plus de  la sécurité et du bien-être de la population canadienne.

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SOURCE Institut canadien du béton préfabriqué et précontraint

Renseignements : Ariane Sabourin, B.A. Com., gestionnaire du marketing, CPCI, Tél: 613-232-2619 poste 101 | Sans frais: 877-937-2724 | ariane.sabourin@cpci.ca ; Brian J Hall, B. B. A., MBA, directeur général, CPCI, Tél: 613-232-2619 poste 102 | Sans frais: 877-937-2724 | BrianHall@cpci.ca

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