La croissance économique du Canada pour 2015 ne dépassera pas 1,4 % : CIBC

La croissance aux États-Unis sera supérieure et devrait s'accompagner d'une hausse des taux en septembre, tandis que la Banque du Canada maintiendra les taux

TORONTO, le 3 juin 2015 /CNW/ -  Marchés mondiaux CIBC a ramené ses prévisions pour la croissance économique du Canada en 2015 à un maigre 1,4 %, la faiblesse des prix des produits de base et le ralentissement économique dans les marchés émergents n'ayant pas fourni la hausse prévue à l'économie nationale, qui stagne actuellement.

« Nous avons drastiquement abaissé nos prévisions de croissance économique pour le Canada en 2015, les réduisant de plus d'un quart de point de pourcentage, pour les établir à un maigre 1,4 pour cent, et ce, en raison des résultats inférieurs aux prévisions au premier trimestre et de la situation en fin de trimestre qui a nui aux perspectives pour le deuxième trimestre », indique Avery Shenfeld, économiste en chef de la CIBC.

M. Shenfeld fait remarquer que, bien qu'il s'attende à un certain rebond du prix des produits de base cette année, le ralentissement de la croissance mondiale fera en sorte qu'ils demeureront bien en deçà de leurs sommets précédents. Les nouvelles prévisions de la CIBC en ce qui concerne la croissance mondiale ont également été revues à la baisse de près d'un demi-point de pourcentage, s'établissant à 2,9 pour cent, le niveau le plus bas depuis la récession. « Ces prévisions sont attribuables à la divergence entre les pays développés, dont l'économie s'améliore, et les marchés émergents, dont la situation se dégrade. »

« Les données fondamentales des États-Unis sont toujours encourageantes malgré les faibles résultats au premier trimestre. À moins que les dirigeants d'entreprises américains soient totalement déconnectés de la réalité, l'embauche importante laisse entendre une solide croissance de la demande. Les risques politiques en Grèce, ainsi qu'en Espagne plus tard dans l'année, ne suffiront pas à faire dévier la zone euro de son chemin bien tracé de reprise économique, préparant le terrain pour une croissance non inflationniste. Cependant, le ralentissement en Chine et les récessions en Russie et au Brésil nuisent grandement à la croissance mondiale. »

Si M. Shenfeld s'attend à ce que les efforts actuels de relance amplifient la croissance économique des marchés émergents l'an prochain, les forces à long terme, y compris la faible croissance économique tendancielle dans l'Occident, touché par le vieillissement de la population, feront en sorte que la croissance sera limitée à 3,6 pour cent en 2016, ce qui est bien au-dessous de la croissance mondiale de près de 5 pour cent enregistrée au cours des cinq années précédant la dernière récession.

L'économie des États-Unis étant moins exposée mondialement que celle du Canada, M. Shenfeld prévoit que cette première connaîtra une croissance supérieure cette année, notamment grâce à une plus grande demande refoulée et à moins d'endettement dans le secteur de l'habitation. « Comme le Canada a connu une croissance supérieure aux États-Unis pendant la récession et au début de la reprise, l'écart de croissance a déjà généré une convergence relative à la stagnation économique, qui nécessite une convergence parallèle en ce qui a trait aux taux à court terme. Conformément à l'intention de Yellen, la Fed ira de l'avant et augmentera les taux cette année. Toutefois, en raison des faibles résultats au premier trimestre et des dépenses personnelles de consommation de base modérées, la Fed attendra jusqu'en septembre pour passer à l'action, afin d'être bien certaine que la croissance a repris.

« La faible croissance économique tendancielle et les incitatifs moins importants concernant les dépenses en capital, quel que soit le taux d'intérêt, laissent présager que les taux des banques centrales et des marchés obligataires s'établiront à un niveau qui, historiquement, sera encore inhabituellement bas. Il ne s'agit là que de la continuation de la situation remontant aux années 1980, depuis lesquelles les cycles ont successivement nécessité la réduction des taux d'intérêt réels moyens pour atteindre et maintenir le plein emploi. »

M. Shenfeld ne prévoit pas de grandes fluctuations du dollar canadien, précisant qu'il devrait baisser de quelques cents après la première hausse de taux par la Fed avant d'effectuer une remontée modeste. À son avis, la Banque du Canada ne modifiera pas les taux d'intérêt. « Les prévisions optimistes du gouverneur Poloz pour les six prochains trimestres font constamment référence à la faiblesse du dollar, sur laquelle elles reposent. Bien qu'une autre réduction ne soit absolument pas impossible, si la Fed décide d'augmenter les taux d'ici septembre, la Banque du Canada n'aura pas à effectuer une autre coupure alors que le dollar perd de la valeur. Le maintien de la valeur du dollar canadien dans la fourchette cible pendant que le prix du baril remonte signifie que la Banque du Canada devrait maintenir les taux pendant le premier semestre de 2016. »

Selon le rapport, les actions devraient offrir un rendement supérieur aux obligations l'an prochain, mais seront relativement volatiles au cours des quelques prochains trimestres. « Notre modèle d'analyse descendante reposant sur les indicateurs avancés, qui convertit les tendances relatives à la croissance du PIB canadien et américain, au prix du pétrole et à d'autres variables importantes en bénéfices prévisionnels, projette un taux de croissance modeste de 6 pour cent pour les bénéfices sur 12 mois au cours des quatre prochains trimestres, ce qui est loin du consensus de 10 pour cent ou plus », indique M. Shenfeld.

« Cela signifierait que l'indice composé aurait un multiplicateur prévisionnel considérable de 20x, si l'on substitue les bénéfices prévisionnels de notre modèle au consensus fondé sur l'approche ascendante. Bien que ce résultat soit fortement influencé par les énormes multiples des actions du secteur énergétique, le marché pourrait toujours connaître de fortes fluctuations alors que le souvenir du recul des bénéfices en 2015 fera place à l'optimisme en ce qui concerne l'économie pour la prochaine année.

« Notre modèle macroéconomique prévoit déjà un important rebond de 18 pour cent des bénéfices pour l'année civile 2016, appuyé par l'augmentation de la croissance mondiale, le raffermissement des prix du pétrole et du bois, et l'amélioration de l'économie canadienne. Le dénominateur pour l'actualisation des bénéfices et des dividendes futurs sera légèrement supérieur, ce qui réduira le multiple. Toutefois, comme nous l'avons déjà vu auparavant, cela peut être contrebalancé avantageusement par un contexte propice à la croissance des bénéfices et des dividendes lors du premier stade plus léger d'un cycle de resserrement. »

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à l'adresse : http://research.cibcwm/economic_public/download/fjun15.pdf

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SOURCE Banque CIBC

Renseignements :

Avery Shenfeld, économiste en chef, Marchés mondiaux CIBC inc. au 416-594-7356, avery.shenfeld@cibc.ca, ou Kevin Dove, chef des communications externes au 416-980-8835, kevin.dove@cibc.com.


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