La CAQ demande le retrait du dossier des centres jeunesse des mains de Lucie Charlebois

QUÉBEC, le 16 mars 2016 /CNW Telbec/ - Dans un contexte où elle n'a plus la confiance des parents et où les gangs de rue sont aux portes des centres jeunesse, la Coalition Avenir Québec a demandé au premier ministre de retirer le dossier des mains de Lucie Charlebois et de le placer sous la responsabilité du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. Les députés Nathalie Roy, André Spénard et Sébastien Schneeberger en ont fait la demande mercredi, en compagnie d'Éric Hauptman, le père de la jeune Sarah Hauptman, une des fugueuses du Centre jeunesse de Laval.

L'improvisation libérale a assez duré, a tonné Nathalie Roy. Lucie Charlebois a clairement démontré qu'elle n'avait pas la sensibilité ni les compétences requises pour rassurer les parents et mener à terme un dossier aussi délicat, a-t-elle souligné. « En situation de crise, on ne commande pas un rapport qui va prendre des semaines à rédiger. On agit. Le rapport reçu d'hier est décevant, il n'identifie même pas les responsables de ce fiasco. Il faut des mesures concrètes contre le proxénétisme. On a beau avoir des protocoles, mais quand les protocoles ne donnent pas de résultats, on les change. Nous croyons aujourd'hui que les parents d'enfants en centres jeunesse n'ont plus confiance en la ministre. Dans un contexte où les gangs de rues sont désormais aux portes des centres jeunesse et tentent de les infiltrer, il nous apparait nécessaire que ceux-ci relèvent de celui qui est en charge des forces policières au Québec », a déclaré Nathalie Roy.

Cri du cœur d'un père de famille

Éric Hauptman, le père de la jeune Sarah qui a déjà fugué du Centre jeunesse de Laval, a tenu à se présenter à l'Assemblée nationale pour interpeller en personne le gouvernement libéral. Il a lancé un cri du cœur et a réclamé un plan d'action. « En tant que parent, je suis inquiet, mais surtout déçu. Ce rapport est un coup de vent. J'aurais aimé y trouver des pistes de solutions concrètes, comme la mise en place d'un mécanisme pour contrôler les va-et-vient dans les centres, l'accès à des soins psychologiques pour tous les jeunes et un triage efficace dès leur arrivée pour ne pas mettre les jeunes avec des problèmes de comportement en contact direct avec des filles qui s'offrent aux proxénètes », a expliqué M. Hauptman.

Le critique de la CAQ en matière de protection de la jeunesse et député de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a quant à lui profiter de la période des questions pour rappeler que les protocoles en place dans les centres jeunesse sont désuets. Ils ont mené à la multiplication des fugues, atteignant 6 000 par année, dont 1 200 qui durent plus de 3 jours, a-t-il expliqué. « Malheureusement, les centres jeunesse sont de véritables passoires. Il y a un père de famille à l'Assemblée nationale aujourd'hui qui lance un cri du cœur au gouvernement et tout ce dont il a le droit, c'est d'une ministre ne saisit pas l'urgence de la situation. Elle s'accroche à son rapport et aux protocoles comme à une bouée de sauvetage, mais la vérité, c'est que les parents ont perdu confiance dans le système. Le premier ministre doit envoyer un signal aux parents et confier le dossier des centres jeunesse à quelqu'un d'autre », a exigé Sébastien Schneeberger.

 

SOURCE Aile parlementaire de la Coalition Avenir Québec

Renseignements : Samuel Poulin, Attaché de presse, Aile parlementaire de la Coalition Avenir Québec, 418-254-3754, samuel.poulin@assnat.qc.ca


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