Journée internationale des travailleurs : comment mieux soutenir les travailleurs à faible revenu?

MONTRÉAL, le 29 avril 2016 /CNW Telbec/ - À l'aube de la Journée internationale des travailleurs, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) souhaite relancer le débat sur la meilleure façon de soutenir les travailleurs à faible revenu. « Alors que le salaire minimum augmentera à 10,75 $ le 1er mai, des voix s'élèvent pour le voir passer à 15 $ l'heure. Plusieurs s'entendront pour dire qu'il faut mieux soutenir les travailleurs à faible revenu, mais là où les opinions divergent, c'est sur les moyens les plus appropriés pour y arriver. Or, une hausse rapide et marquée du salaire minimum aurait des conséquences importantes sur les petites entreprises et ne serait pas aussi optimale pour les travailleurs visés qu'une aide fiscale directe par exemple », explique Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

La FCEI rappelle qu'il faut être prudent quand on évalue les effets de la hausse du salaire minimum à 15$ l'heure. Si une telle avenue peut, aux yeux de certains, sembler avantageuse pour les travailleurs, une personne qui travaille à temps plein risque, selon son statut, de ne pas voir la couleur d'environ le tiers de cette augmentation qui retournera dans les coffres de l'État via les impôts qu'elle devra payer et ses cotisations aux différents régimes sociaux (RQAP, RRQ, etc.). « Si on veut mieux soutenir les personnes à faible revenu, il faut plutôt se tourner vers des solutions où une plus grande proportion de l'argent resterait dans leurs poches. Hausser l'exemption personnelle de base en est un bon exemple », ajoute Martine Hébert.

Des impacts importants sur les petites entreprises
Dans une économie, comme celle du Québec, où le chiffre d'affaires médian des entreprises est d'environ 450 000 $ par année et où près de 75 % comptent moins de 10 employés, augmenter le salaire minimum à 15 $ de façon aussi abrupte ne serait pas sans conséquences. D'abord, une telle augmentation pourrait s'avérer dommageable pour l'économie et l'emploi, créant notamment une forte pression sur les coûts de main-d'œuvre dans les petites entreprises.

En effet, en devant augmenter de près 40 % le salaire de leurs employés moins expérimentés, il va de soi que, pour maintenir l'équité entre leurs travailleurs, les propriétaires d'entreprise auront de la pression pour accorder le même traitement à leurs employés cumulant davantage d'expérience ou occupant des emplois plus qualifiés. « Dans la réalité, la majorité des petites entreprises ne pourraient pas absorber sans conséquences de telles hausses de leurs coûts d'opération. Avec une marge de profit d'à peine 3 % par exemple, le propriétaire d'une auberge en région, du resto du coin ou d'une petite boulangerie devrait soit couper des heures de travail, voire des emplois, retarder des projets d'embauche ou encore augmenter ses prix de façon significative pour assurer la survie de son entreprise. Le hic, c'est que dans notre économie, il y a des limites aux hausses de prix que peuvent assumer tant les consommateurs que les petites entreprises qui doivent demeurer compétitives », indique Mme Hébert.

Des solutions gagnant-gagnant : ça existe!
C'est pour éviter ces effets pervers sur l'économie que la FCEI propose d'autres alternatives pour soutenir les personnes à faible revenu, comme par exemple, de hausser l'exemption personnelle de base pour ces travailleurs qui sont sur le marché du travail à temps plein. Cette solution, qui consiste à augmenter la tranche de salaire sur laquelle un travailleur ne paie pas d'impôt, serait gagnante pour tous :

  • Pour les travailleurs à faible revenu, elle leur garantit davantage d'argent dans leurs poches.
  • Pour les employeurs, cette solution leur permet de conserver la marge de manœuvre dont ils ont besoin pour augmenter le salaire de leurs employés plus expérimentés, et ce, au mérite, tout en leur permettant de garder des prix compétitifs.

« Enfin, emprunter une telle avenue, c'est aussi gagnant pour la société, car ça permet de maintenir la création d'emplois, de stimuler l'économie et de mieux soutenir les personnes à faible revenu, tout en préservant la viabilité de nos petites entreprises qui, comme nous le savons, assurent le dynamisme dans les collectivités aux quatre coins du Québec », conclut Martine Hébert.

À propos de la FCEI
La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

 

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, conseillère, Affaires publiques et relations médias, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 poste 1824, Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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