Journalistes sous surveillance - Le Parti Québécois veut une enquête réellement publique, indépendante et non partisane

QUÉBEC, le 3 nov. 2016 /CNW Telbec/ - Le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, et les porte‑parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, de justice, et de culture et de communications, Pascal Bérubé, Véronique Hivon et Martine Ouellet, saluent la décision du gouvernement d'octroyer des pouvoirs de commission d'enquête au comité d'experts chargé de faire la lumière sur les pratiques des trois principaux services de police du Québec en matière d'enquêtes internes à propos de fuites d'information auprès de la communauté journalistique. Toutefois, ils réclament des précisions quant au mandat du comité, à la durée de son exécution et au mode de diffusion de son rapport.

« Nous continuons d'insister sur le caractère non partisan de la démarche, comme l'avait lui-même indiqué le premier ministre, mardi dernier. La collaboration promise par le premier ministre ne s'est toujours pas concrétisée. Le mandat doit par ailleurs être précisé en collaboration avec les autres partis afin, notamment, de s'assurer que la période de l'affaire Davidson-Dutil soit incluse dans l'examen des faits, ainsi que celle couvrant les fuites associées aux accusations contre Nathalie Normandeau », a déclaré Jean‑François Lisée.

« Dès aujourd'hui, le gouvernement doit préciser, contrairement au certain flou entretenu lors de l'annonce, que la commission d'enquête sera publique, ce qui est absolument nécessaire pour assurer la confiance dans le processus, confiance déjà suffisamment ébranlée depuis les révélations du début de la semaine », a pour sa part indiqué Véronique Hivon.

« Nous ne comprenons toujours pas pourquoi le gouvernement refuse de retirer de ses fonctions le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, le temps de faire toute la lumière sur ces histoires. Pourtant, la Charte de la Ville de Montréal lui permet de le faire. Le directeur Pichet a manqué de jugement en autorisant la surveillance électronique de journalistes, et il maintient avoir bien agi, ce qui est inacceptable », estime quant à lui Pascal Bérubé.

« On doit aussi regarder du côté fédéral. L'Assemblée nationale doit exiger que Justin Trudeau oblige la Gendarmerie royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité à confirmer, publiquement et formellement, qu'il n'y a pas eu d'écoute ou de filature de journalistes, ni d'autre atteinte à la liberté de la presse ou à la protection des sources. Se contenter de dire que tout est correct, comme il l'a fait aujourd'hui, est volontairement flou et nettement insuffisant », a conclu Martine Ouellet.

 

SOURCE Cabinet du chef de l'opposition officielle

Renseignements : Chantal Huot, Attachée de presse, Cabinet du chef de l'opposition officielle, 418 643-2743


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