Journalistes sous surveillance - Le Parti Québécois propose trois mesures pour faire la lumière, rendre les responsables imputables et protéger la liberté de presse

QUÉBEC, le 1er nov. 2016 /CNW Telbec/ - Réagissant aux révélations selon lesquelles au moins un journaliste a été placé sous surveillance par le SPVM, le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, le porte-parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, Stéphane Bergeron, et la porte-parole en matière de justice, Véronique Hivon, proposent trois mesures pour que le Québec puisse faire face à cette crise qui touche l'indépendance et la liberté de la presse : d'abord, qu'une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) soit déclenchée et que son rapport soit rendu public rapidement; ensuite, la suspension immédiate du chef de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, pour la durée de l'enquête; enfin, qu'un comité d'experts non partisan soit mis sur pied dès que possible afin d'écrire les bases d'un projet de loi sur la protection des sources journalistiques.

« Devant les faits relatés, il est souhaitable qu'une enquête du BEI soit lancée afin de faire la lumière sur toute cette histoire. Comment expliquer que la surveillance des communications téléphoniques d'un journaliste ait pu être demandée, puis accordée? L'utilisation de tels moyens doit pourtant être absolument exceptionnelle », a indiqué le chef de l'opposition officielle.

« Quand nous avons mis en place le BEI, en 2013, c'était, entre autres, pour faire face à ce genre de situation. Quand un fondement de la démocratie, la liberté de presse, est menacé, il convient de confier à des enquêteurs indépendants le mandat de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé », a pour sa part insisté Stéphane Bergeron.

« Nous croyons également que le chef de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, qui a justifié hier ses décisions dans ce dossier, doit être suspendu pour la durée de l'enquête du BEI. C'est M. Pichet qui a autorisé cette surveillance abusive; il doit être relevé de ses fonctions immédiatement pour cette atteinte sans précédent à la démocratie », a poursuivi Jean-François Lisée.

« Finalement, nous demandons qu'un comité de quatre experts, choisis par les partis, et non par la ministre de la Justice seule, soit mis sur pied rapidement afin de proposer les bases d'une loi pour protéger les sources et le travail journalistiques, et que ce comité dépose son rapport pour étude à l'Assemblée nationale d'ici trois mois, conformément à la motion que nous présenterons en ce sens aujourd'hui », a ajouté Véronique Hivon.

 

SOURCE Cabinet du chef de l'opposition officielle

Renseignements : Chantal Huot, Attachée de presse, Cabinet du chef de l'opposition officielle, 418 643-2743


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