Innovation: Le Canada continue d'accuser du retard

OTTAWA, le 2 févr. /CNW Telbec/ - Dans le dernier bilan comparatif Les performances du Canada préparé par Le Conference Board du Canada, le Canada continue d'obtenir un "D" en matière d'innovation (http://www.conferenceboard.ca/HCP/overview/Innovation_fr.aspx), se classant à cet égard 14e parmi les 17 pays comparés.

Pour les 12 indicateurs utilisés afin de mesurer la performance au chapitre de l'innovation, le Canada mérite un "B", deux "C" et neuf "D". Le seul "B" qu'il reçoit concerne le nombre d'articles scientifiques publiés par million d'habitants.

Le Canada est avant-dernier pour le nombre de marques de commerce internationales déposées par million d'habitants; ce nouvel indicateur permet de mesurer les innovations dans le secteur des services et les innovations non technologiques. Dix des pays comparés comptent au moins deux fois plus de marques de commerce par habitant que le Canada.

"Le Canada est bien pourvu en institutions academiques et mène des recherches scientifiques très respectées partout dans le monde, explique Gilles Rhéaume, vice-président, Politiques publiques. Mais, à quelques exceptions près, il ne réussit pas à commercialiser ses découvertes scientifiques et technologiques pour en faire des produits et des services de renommée mondiale. Les entreprises canadiennes sont rarement à la fine pointe de la nouvelle technologie et se retrouvent un pas derrière les chefs de file."

Les pays qui ont obtenu les meilleures notes globales sont ceux qui ont réussi à élaborer des stratégies d'innovation nationales qui leur donnent une avance sur les autres pays dans un ou plusieurs secteurs. Ainsi :

    
    -  la Suisse, qui arrive en tête du classement, est un chef de file de
       l'industrie pharmaceutique;
    -  l'Irlande, qui accueille des sociétés novatrices dans le domaine de la
       technologie de l'information, est un chef de file dans les industries
       manufacturières à haute et à moyenne à haute technologie;
    -  les États-Unis associent plusieurs atouts : d'excellentes facultés de
       sciences et de génie, des marchés financiers vastes et bien ancrés, et
       une culture de l'entrepreneuriat. Ce pays détient la part du lion des
       brevets mondiaux et des services à haute teneur en savoir.
    

Dans deux secteurs fortement axés sur l'innovation - la biotechnologie et les carburants renouvelables -, le Canada a essayé de se tailler une place sur le marché mondial. Dans un rapport distinct publié également aujourd'hui, Le Conference Board du Canada examine les tensions entre la réglementation et l'innovation.

Les sociétés canadiennes étaient vues comme des pionnières en biotechnologie, mais le Canada a, depuis, pris du retard. Parmi les raisons à l'origine de ce glissement de la position de chef de file à celle de "suiveur", notons des processus réglementaires complexes et chronophages, de faibles taux d'adoption des technologies et la tendance de plus en plus courante au sein des entreprises canadiennes à commercialiser les nouveaux produits ailleurs que sur les marchés canadiens. Selon l'étude, à l'heure actuelle, les entreprises canadiennes doivent composer avec un processus d'approbation réglementaire plus lent que celui de leurs rivales dans d'autres pays. La méfiance de la population canadienne à l'égard de la biotechnologie pourrait expliquer en partie le manque d'empressement à réformer le régime réglementaire.

Deux mesures ont été suggérées pour mieux adapter le système de réglementation relatif à la biotechnologie :

    
    -  Harmoniser, du moins partiellement, la réglementation canadienne avec
       celle d'autres pays;
    -  Simplifier le processus auquel sont assujettis les nouveaux produits
       commercialisés, de la réglementation à la mise en marché.
    

"Le système canadien de réglementation de la biotechnologie est, dans un certain sens, trop prudent. Il faudrait trouver un meilleur équilibre entre la protection du public et le soutien à la commercialisation", ajoute M. Rhéaume.

L'industrie des biocombustibles, plus particulièrement en ce qui a trait à l'interaction entre l'innovation et la réglementation, est un exemple de réussite relative. Le Canada se tourne de plus en plus vers les carburants de transport renouvelables; il est en train d'effectuer des travaux de recherche et des démonstrations technologiques de pointe en vue de la prochaine génération de biocarburants. D'autres mesures peuvent être prises pour améliorer l'efficacité de l'industrie et atténuer le fardeau réglementaire qui pèse sur elle, notamment :

    
    -  Revoir régulièrement les normes relatives aux carburants
       renouvelables;
    -  Harmoniser les normes entre les provinces, ainsi qu'entre les
       instances fédérales et provinciales, ou, à tout le moins, œuvrer en
       faveur d'une reconnaissance mutuelle;
    -  Concilier les politiques contradictoires pour trouver un juste milieu
       entre celles qui soutiennent les biocarburants et celles qui imposent
       des exigences strictes.
    

Le rapport, intitulé Conflicting Forces for Canadian Prosperity: Examining the Interplay Between Regulation and Innovation, est publié dans le contexte de CanCompete, un programme de recherche et de dialogue du Conference Board échelonné sur trois ans, qui vise à aider les principaux décideurs à faire progresser le Canada sur la voie de la compétitivité nationale.

SOURCE Le Conference Board du Canada

Renseignements : Renseignements: Brent Dowdall, Relations avec les médias, tél.: (613) 526-3090, poste 448, Courriel: corpcomm@conferenceboard.ca


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