Importation de substances laitières modifiées - Le ministre Pierre Paradis demande au gouvernement fédéral de respecter ses propres règles

QUÉBEC, le 1er avril 2016 /CNW Telbec/ - À la suite d'une conférence téléphonique réunissant des ministres de l'Agriculture du Canada, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. Pierre Paradis, a de nouveau déploré le manque de rigueur dans l'application des règles de contrôle frontalier qui a pour conséquence de laisser entrer un concentré de protéines laitières liquide, que l'on appelle « lait diafiltré », et ce, sans aucun droit de douane.

De plus, le ministre a encore une fois souligné une lacune importante dans l'application par les autorités fédérales du règlement sur la composition fromagère. À cet égard, la situation actuelle fait en sorte que cette substance laitière modifiée, une fois entrée au pays, est considérée comme du lait frais par l'Agence canadienne d'inspection des aliments, alors qu'il n'en est rien. En raison de ce manque de rigueur, ce sous-produit peut être utilisé sans limites par les transformateurs et à la limite, trompe le consommateur en étiquetant le tout comme du lait.

« Cette situation cause un important préjudice à nos producteurs laitiers en faisant perdre en moyenne 1000 dollars par semaine à chaque ferme laitière du Québec. De plus, les consommateurs ont le droit de savoir ce qui compose leur nourriture. Il est inadmissible qu'un produit classé comme un ingrédient laitier à la frontière soit considéré comme du lait dans la fabrication de fromage canadien. Il est donc prioritaire que les règles de contrôle frontalier ainsi que celles qui encadrent la composition des fromages soient appliquées de façon stricte et rigoureuse », a soutenu le ministre.

Soulignons que, devant cette situation intenable et afin de contrer ces importations indésirables, l'Ontario a décidé de faire cavalier seul et d'implanter une nouvelle classe de lait. Le ministre s'inquiète des conséquences que pourrait entraîner cette action unilatérale de la part de la province voisine. Tout doit être mis en œuvre par les intervenants pour l'obtention d'une solution pancanadienne.

« La décision unilatérale de l'Ontario risque de porter atteinte à l'intégrité du système de gestion de l'offre canadien, un système que nous avons ardemment défendu, en particulier à Atlanta dans le cadre des négociations du Partenariat transpacifique. De plus, nous n'avons pas, collectivement, les moyens de nous priver d'un tel système », a insisté M. Paradis.

Le gouvernement du Québec va continuer d'utiliser toutes les tribunes à sa disposition pour rappeler l'importance du système de la gestion de l'offre et la nécessité de préserver les conditions qui permettent son bon fonctionnement, notamment l'application stricte et rigoureuse des règles de contrôle frontalier ainsi que le respect du règlement fédéral sur la composition fromagère.

 

SOURCE Cabinet du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

Renseignements : Source et information : Cabinet du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Tél. : 418 380-2525


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