Importants obstacles à surmonter avant que la croissance économique ne
redémarre pour de vrai en 2011, d'après EDC

HALIFAX, le 27 oct. /CNW/ - Les exportations du Canada devraient augmenter de 6 % en 2010, mais le parcours vers la croissance réelle est semé d'embûches, d'après les Prévisions à l'exportation publiées aujourd'hui par Exportation et développement Canada (EDC).

"La croissance est revenue dans l'économie mondiale et tout le monde parle de reprise. Il y a un net sentiment de soulagement en voyant que la production mondiale n'est plus en chute libre, mais il y a une grande différence entre une croissance renouvelée et une reprise bien ancrée", a affirmé Peter Hall, économiste en chef d'EDC. "Il y a encore de gros obstacles à surmonter avant de voir la grande poussée qu'apportent généralement les reprises.".

"Les marchés financiers doivent eux aussi surmonter un obstacle de taille. Les taux de chômage à la hausse font monter les défauts de paiement, ce qui met à nouveau les institutions financières occidentales à l'épreuve", a ajouté M. Hall. "En outre, le commerce international, un grand moteur de l'économie mondiale, est confronté à l'intensification du discours protectionniste. Les craintes inflationnistes constituent un autre obstacle sur la voie de la reprise. Et la vigueur soutenue du huard constitue une autre embûche pour les exportateurs canadiens."

Selon M. Hall, "les excès des années de vaches grasses ne sont pas encore éliminés complètement et il faudra attendre encore un certain temps avant que l'équilibre se rétablisse. C'est à ce moment-là que nous verrons le début d'une véritable reprise. Mais cela n'arrivera pas avant au moins six mois."

Aux États-Unis, l'incidence négative sur les bilans des ménages se fait encore sentir, et les stimulants monétaires et budgétaires devront bien s'arrêter un jour. En même temps, les marchés du crédit restent serrés, à cause de la hausse des faillites et des défauts de paiement provoqués par la récession et les mises à pied qui en découlent. Les programmes de relance de la consommation comme le programme de prime à la casse et les crédits d'impôt pour l'achat d'une première habitation n'ont pas encore démontré qu'ils peuvent donner un élan notable. EDC s'attend à ce que l'économie américaine se contracte de 2.5 % cette année et progresse de 2.1 % en 2010, stimulée principalement par le commerce net, les dépenses publiques et la reconstitution des stocks.

Les exportations du Canada ont grandement souffert du ralentissement mondial, la chute de 24 % de cette année constituant le plus important déclin annuel jamais vu. La chute spectaculaire des exportations se traduit par une baisse de l'investissement des entreprises, une hausse du chômage et un affaiblissement de l'économie intérieure. Les encouragements budgétaires sont déjà évidents en 2009 et ils se poursuivront en 2010, ce qui compensera en partie la faible demande américaine. Cette année, l'économie canadienne se contractera de 2 %, avant que la demande extérieure positive et les encouragements budgétaires ne fassent remonter l'activité réelle de 1,9 % en 2010.

"La politique monétaire expansionniste et la santé du secteur bancaire se sont conjuguées pour réduire l'incidence de la crise du crédit sur les Canadiens, et l'absence d'une bulle du logement permettra au Canada d'avoir un marché résidentiel relativement robuste en 2009", a indiqué M. Hall.

L'analyse des facteurs fondamentaux mondiaux effectuée par EDC laisse croire que le dollar canadien devrait se situer en moyenne à près de 86 cents par rapport au dollar américain en 2010, car la réalité reprendra le dessus sur les marchés du crédit. Les prix commenceront à refléter les facteurs fondamentaux de l'offre et de la demande, des renchérissements modestes étant prévus pour le pétrole brut et les métaux de base.

"Le dollar canadien élevé actuel s'explique par une forte influence spéculative et non par un changement fondamental. Si les investisseurs restent optimistes à propos de produits de base comme le pétrole et le cuivre, ainsi que des monnaies dépendantes des produits de base, le cours du huard pourrait monter, ce qui aurait des effets dévastateurs non seulement sur les exportateurs canadiens, mais aussi sur la reprise proprement dite", a expliqué M. Hall.

"Après examen des chiffres, nous pensons qu'un dollar canadien qui resterait élevé et se maintiendrait autour de 0,95 USD jusqu'à la fin de 2010, pourrait retrancher jusqu'à 2 ou 3 % au PIB du Canada", a poursuivi M. Hall.

Les exportations d'énergie seront le principal frein sur l'ensemble des exportations cette année, vu que les progrès technologiques sur le marché du gaz naturel modifient l'équilibre fondamental de l'offre et de la demande et que la demande américaine de pétrole brut demeure extrêmement faible. Les exportations du secteur augmenteront de 9 % l'an prochain, mais la reprise découlera principalement de l'évolution des prix. EDC prévoit que le cours du brut se repliera et passera d'une moyenne de 100 USD le baril en 2008 à 57 USD le baril en 2009 avant de monter à une moyenne de 60 USD le baril en 2010.

La chute spectaculaire de 33 % des exportations de minerais et métaux cette année reflète à la fois l'effondrement de la production industrielle des marchés développés et l'éclatement de la bulle des prix des produits de base. Mais une reprise réelle du secteur ne sera possible que lorsque les marchés américain et européen reprendront pied l'an prochain. Un important risque négatif pour la croissance de cette année est l'exigence imposée dans le plan de relance américain que les entreprises s'approvisionnent aux É.-U.

"Essentiellement, la reprise débutera par un regain d'optimisme des consommateurs", a conclu M. Hall.

Les Prévisions à l'exportation semestrielles d'EDC traitent de la conjoncture mondiale actuelle des exportations, y compris des perspectives en ce qui concerne les taux d'intérêt et les taux de change. Il y est aussi question de stratégies d'exportation afin d'aider les entreprises canadiennes à réduire leurs risques au minimum. Enfin, elles analysent tout un éventail de risques auxquels les exportateurs devraient être préparés. Les Prévisions sont affichées sur le site Web d'EDC à http://www.edc.ca/french/docs/ereports/gef/country_information_EFindex.htm.

Organisme de crédit à l'exportation du Canada, EDC offre des solutions commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, plus de 8 300 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200 marchés. EDC, société financièrement autonome, est un chef de file reconnu dans l'établissement de rapports financiers et l'analyse économique. Elle figure parmi les 100 meilleurs employeurs du Canada pour la neuvième année consécutive.

SOURCE Exportation et développement Canada

Renseignements : Renseignements: Personne-ressource pour les médias: Philippe Taylor, Exportation et développement Canada, Tél.: (613) 291-1276, BlackBerry: ptaylor@edc.ca


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