Il ne devrait jamais être facile d'espionner les journalistes, affirme Jerry Dias d'Unifor

TORONTO, le 10 nov. 2016 /CNW/ - Le plus important syndicat des médias au pays réclame des mesures sévères pour restreindre la capacité de la police à placer des journalistes sous surveillance.

« Il est trop facile d'espionner les journalistes au Canada et faire obstacle à la liberté de la presse, affirme Jerry Dias, président d'Unifor. Les journalistes se fient sur leurs sources pour rédiger des nouvelles qui servent l'intérêt public. Lorsque la police place les téléphones des journalistes sous écoute, cette pratique refroidit les gens qui seraient prêts à leur parler. »

Dans la foulée des nouvelles sur la surveillance du téléphone cellulaire du chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé, par la police de Montréal, plusieurs autres cas ont été révélés. Les journalistes concernés écrivaient des nouvelles sur la police elle-même et la corruption dans l'industrie de la construction au Québec.

Un système plus rigoureux est nécessaire pour accorder à la police des mandats de surveillance des journalistes, affirme M. Dias.

Unifor demande aux procureurs généraux du fédéral et des provinces d'instruire immédiatement les procureurs de la Couronne et les forces policières que les mandats liés à la surveillance des journalistes doivent toujours exiger l'approbation du procureur général avant de s'adresser à la cour et qu'un panel de juges fédéraux révise chaque demande de mandat.

« Ce type de procédure rigoureuse ferait en sorte que les mandats soient émis seulement s'ils sont strictement nécessaires et cela empêcherait la police de trouver un juge à l'oreille attentive », a déclaré Paul Morse, président de la section locale 87-M d'Unifor, qui représente les journalistes des quotidiens dans le sud de l'Ontario.

« Les procureurs généraux de chaque province devraient hausser la barre pour la police et les procureurs de la Couronne, et ils peuvent le faire dès demain sans recourir à des mesures législatives. »

À l'heure actuelle, la loi exige seulement de s'adresser à un seul juge pour l'écoute électronique, et à un juge de la paix pour d'autres types de surveillance électronique, comme la localisation par GPS et la messagerie textuelle. Un tel système permet à la police de déposer leurs demandes directement à des juges qui sont plus réceptifs à leurs demandes de mandat.

Le commissaire à la protection de la vie privée du gouvernement fédéral, Daniel Therrien, s'est prononcé sur la responsabilité du Parlement de prendre des mesures pour protéger les journalistes contre une surveillance policière injustifiée. Le gouvernement du Québec a annoncé son intention d'enquêter sur la surveillance des journalistes de La Presse.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant plus de 310 000 travailleurs dont 12 000 dans le secteur des médias. Il a été formé pendant la fête de semaine de la fête du Travail en 2013 lorsque les Travailleurs canadiens de l'automobile et le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier ont fusionné.

SOURCE Le Syndicat Unifor

Renseignements : veuillez contacter le représentant national aux communications d'Unifor, Stuart Laidlaw, à l'adresse Stuart.Laidlaw@Unifor.org ou au 647-385-4054 (cellulaire), ou Paul Morse, président de la section locale 87-M d'Unifor à paul@unifor87m.org (cell.) 905-536-5650.

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http://www.unifor.org

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