Il faut absolument un « plan Sud » à Montréal pour assurer l'avenir économique du Québec

MONTRÉAL, le 14 juin 2012 /CNW/ - Le Québec doit se doter d'un « plan Sud » qui fasse de la grande région montréalaise le moteur économique qu'elle devrait être. C'est ce qu'affirme Le Conference Board du Canada dans une publication diffusée à l'occasion du Rendez-vous IDU Québec, une conférence organisée par l'Institut de développement urbain du Québec, aujourd'hui à Montréal.

« Le Québec a élaboré une stratégie de développement économique, le Plan Nord, pour ses régions nordiques, et c'est tout à son honneur étant donné la forte demande pour les produits de base et leurs coûts élevés, explique Mario Lefebvre, directeur du Centre des études municipales et auteur de cette nouvelle publication. Mais le temps est venu pour le Québec d'adopter aussi un « plan Sud » pour la grande région montréalaise. Si Montréal bat de l'aile, ni l'économie du Québec ni celle du Canada ne réaliseront leur plein potentiel. »

Dans un rapport paru en 2006, le Conference Board concluait que la croissance économique des « villes de convergence » du pays entraînait celle des collectivités environnantes et même de l'ensemble des villes de leur province. Au Québec, c'est la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal qui joue ce rôle moteur.

Mais voilà que Montréal est en panne, du moins comparée aux villes de convergence des autres provinces canadiennes. De 1987 à 2011, la croissance économique annuelle moyenne de la RMR de Montréal n'a été que de 1,8 p. 100, comparativement à 2,4 p. 100 pour l'ensemble du Canada.

La note d'information diffusée aujourd'hui, Un « plan Sud » pour faire de Montréal la métropole qu'elle devrait être, repère sept grands axes autour desquels devrait s'articuler l'éventuel plan Sud : rétablir la santé financière des municipalités du grand Montréal, attirer des immigrants et assurer leur intégration, favoriser l'investissement, instaurer une gouvernance transparente et à l'écoute des besoins de la population, soutenir les grappes industrielles, commercialiser la recherche et les produits innovateurs, et intégrer le développement régional.

Santé financière
Rétablir la santé financière des municipalités du grand Montréal devrait être la toute première chose à mettre dans le plan Sud. Plusieurs études du Conference Board ont montré que les municipalités canadiennes ne sont pas actuellement en mesure de fournir tous les services qu'elles devraient et de financer parallèlement les travaux d'infrastructure dont elles ont besoin pour fonctionner. Dans ce contexte, les grandes villes canadiennes comme Montréal ne peuvent pas, en plus, être des moteurs de croissance économique.

En 2008, le Conference Board formulait une recommandation en trois volets pour venir à bout du déséquilibre budgétaire des municipalités : rendre aux pouvoirs supérieurs leurs responsabilités (ou obtenir en échange de celles-ci des garanties de revenus additionnelles); accéder à une source de revenus, comme la taxe de vente, qui croisse au même rythme que l'économie; et faire un meilleur usage des outils financiers, comme l'endettement et les frais d'utilisation.

Immigration
La prospérité future du Canada et du Québec sera tributaire de l'immigration. Bien que Montréal attire une forte proportion des immigrants au Canada, nombreux sont ceux qui choisissent d'en partir. Pour aider Montréal à attirer, à retenir et à intégrer ses immigrants, elle a besoin du soutien des gouvernements fédéral et provincial.

Investissement
On sait que les investissements dans les projets d'infrastructure publique renforcent la compétitivité et la performance économique à long terme. C'est même là un de leurs rôles cruciaux. Par ailleurs, dans un contexte marqué par la mondialisation et la robustesse du dollar canadien, les entreprises montréalaises qui veulent rester concurrentielles doivent aussi accroître leurs dépenses d'investissement. Pour finir, il faut en outre à la région de Montréal un plan stratégique qui stimule l'investissement direct étranger.

Gouvernance
Les municipalités canadiennes, et Montréal parmi elles, doivent repenser leur mode de gouvernance. Selon une enquête menée par Montréal International, la période d'approbation moyenne pour la vente de terrains, des travaux d'urbanisme, des changements de zonage ou des consultations citoyennes à Montréal est de 12 mois, une longue période qui peut compromettre des projets d'investissement.

Grappes industrielles
La RMR de Montréal compte un certain nombre de grappes industrielles, dont l'aérospatiale, les sciences de la vie, la technologie de l'information et des communications, la culture, les services financiers et les technologies propres. Au lieu d'allonger la liste des grappes, il vaudrait mieux que les efforts de stimulation se concentrent sur les grappes existantes et qu'on donne la priorité aux investissements stratégiques, aux mesures d'incitation fiscales telles les crédits d'impôt et à la collaboration avec les universités pour former la main-d'œuvre spécialisée nécessaire.

Commercialisation
Même si beaucoup de travaux de recherche originaux sont menés dans les universités de la grande région montréalaise, ils ne semblent pas s'accompagner d'efforts de promotion comparables à ceux qu'on retrouve dans d'autres grands centres urbains du monde. C'est peut-être ce qui explique en partie le nombre relativement faible de brevets enregistrés chaque année à Montréal.

Intégration du développement
Un grand dessein doit guider l'intégration des initiatives pour améliorer la santé économique de Montréal, car souvent ce genre d'initiatives ne visent que des quartiers. Pour que Montréal devienne une métropole florissante, ses politiques doivent s'inscrire dans un projet global.

La note d'information Un « plan Sud » pour faire de Montréal la métropole qu'elle devrait être est accessible à l'adresse www.e-library.ca.

SOURCE LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements :

Lien : http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=4892

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