Hausse de 1,5 cent de la taxe sur l'essence: "À quand des péages, M. le Maire
? " - Louise Harel

MONTRÉAL, le 30 avr. /CNW Telbec/ - "La seule véritable option pour financer le Plan de transport de la Ville de Montréal, c'est le péage régional", a affirmé la chef de l'Opposition officielle à l'Hôtel de ville de Montréal, Louise Harel.

"Il est louable que le gouvernement du Québec accepte d'octroyer, dès le 1er mai, aux 82 municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), le pouvoir de récolter quelque 53 M$, par année, à même la hausse de 1,5 cent de la taxe sur l'essence, pour financer le transport en commun", a-t-elle ajouté. "Toutefois, ce qui est désolant, c'est que ces revenus serviront tout juste à payer le déficit d'exploitation de la Société de transport de Montréal. Le maire se contente de peu et il ne parle plus d'implanter un véritable mécanisme de financement pour la réalisation du Plan de transport, alors qu'il y a urgence d'agir", a poursuivi Louise Harel.

Coût du Plan de transport : 240 M$ par année pendant dix ans

Le Plan de transport, adopté depuis près de deux ans déjà, requiert des investissements majeurs. "Se donner les moyens de nos ambitions, c'est accepter d'investir, au chapitre du transport, environ 240 M$ de plus qu'en 2007, par année, pendant dix ans, afin de réaliser les 21 chantiers du Plan. Cette somme équivaut d'ailleurs uniquement à la part de la Ville de Montréal", a indiqué Louise Harel.

"Selon nous, la solution logique qui s'inscrit dans les principes du développement durable se révèle toujours l'instauration d'un péage régional, que le maire de Montréal s'était engagé à réaliser en campagne électorale", a indiqué le conseiller de ville du district du Vieux-Rosemont et porte-parole de l'Opposition officielle en matière de finances, Pierre Lampron.

Le mirage d'un péage urbain

Cela fait désormais près de deux ans que les Montréalais devaient avoir en main une série d'études pour bien documenter les différents scénarios de financement du Plan de transport, particulièrement celui d'un péage. Voici un court rappel des engagements du maire de Montréal à cet effet :

    
    - En mai 2007, l'administration énonce l'idée d'instaurer un péage sur
      les ponts ceinturant l'île, dont les revenus nets, qui devraient
      atteindre 300 M$ par année, seraient dédiés à la réalisation des
      projets prioritaires du Plan de transport.
    - En juin 2008, l'administration parle maintenant d'un péage implanté à
      l'échelle régionale qui permettrait aux municipalités du territoire de
      la CMM d'assurer leurs propres contributions au développement et à
      l'exploitation de projets locaux ou régionaux de transport collectif et
      actif. Un exercice de calcul préliminaire permettait d'évaluer des
      revenus annuels potentiels pour la région, de l'ordre de 425 M$. Pour
      Montréal, l'objectif financier de cette tarification était d'obtenir
      des revenus nets de l'ordre de 200 M$ par année.
    - Toujours en juin 2008, l'administration affirme qu'elle créera une
      commission spéciale à l'automne sur la question du financement du Plan
      de transport (péage et autres). Cette commission devait présider la
      tenue de plusieurs forums publics réunissant élus, experts et
      représentants des citoyens, et s'assurer que les partenaires régionaux
      prennent part aux discussions sur la question du financement.
    - En septembre 2009, en pleine campagne électorale, le maire de Montréal
      affirme sa volonté d'instaurer des péages régionaux pour financer le
      Plan de transport.
    - En janvier 2010, en conférence de presse, le maire de Montréal affirme
      que : "si le gouvernement du Québec ne pose pas des gestes concrets
      pour nous donner plus d'argent, il y aura un péage dans les plus brefs
      délais qui sera organisé avec nos partenaires de la région de
      Montréal."
    

Force est de reconnaître que ces affirmations ne sont que vœux pieux, car rien ne laisse entrevoir l'instauration prochaine d'un réseau de péage régional, alors que cette forme de financement est également avantageuse au plan environnemental.

Face à l'urgence d'agir, l'Opposition officielle presse l'administration de développer un réseau de péage régional. "C'est pourquoi, à la séance du conseil de ville du 17 mai prochain, nous déposerons une motion réclamant que la Ville de Montréal s'engage à procéder rapidement à l'étude d'implantation d'un péage régional et que l'administration informe les membres du conseil de ville de la stratégie de financement du Plan de transport lors de la séance du 14 juin 2010", a conclu Pierre Lampron.

SOURCE Ville de Montréal - Cabinet de la chef de l'Opposition officielle

Renseignements : Renseignements: Marie-Hélène d'Entremont, Attachée de presse, Cabinet de la chef de l'Opposition officielle, Bureau: (514) 872-2934, Cell.: (514) 247-0446

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