Frais de stationnement dans les hôpitaux - La CAQ dénonce les tarifs abusifs et propose une vraie réforme

QUÉBEC, le 16 déc. 2015 /CNW Telbec/ - À l'aube de la période la plus achalandée dans les urgences du Québec, les tarifs élevés des stationnements des hôpitaux et autres établissements de santé continuent d'affliger de nombreux patients. Cette situation est dénoncée par de nombreux citoyens, municipalités et associations. C'est dans ce contexte que le porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de santé et député de Lévis, François Paradis, estime que la directive de 2007 du ministère de la Santé et des Services sociaux doit être changée.

Le député caquiste constate que depuis l'adoption sous bâillon de la loi 10, nous assistons au Québec à une hausse constante des frais de stationnement. Les patients doivent souvent et rapidement payer le tarif maximum.

« Puisque les budgets des hôpitaux ont été resserrés, les administrateurs sont forcés de trouver de nouvelles sources de revenus. Les usagers qui fréquentent les établissements de santé sont alors une clientèle convoitée, puisqu'il s'agit souvent de personnes âgées, de malades chroniques et des gens à mobilité réduite qui ont une urgence et qui ne peuvent pas prendre le temps de trouver un stationnement plus abordable à proximité. La moyenne provinciale des tarifs de stationnement dans les hôpitaux est d'environ 8$ par jour. Selon des données compilées par le journal la Presse en juin dernier, 12 hôpitaux québécois, dont 9 situés à Montréal, exigent des frais de stationnement quotidien d'au moins 15 $ par jour. À titre d'exemple, le nouvel hôpital du CUSM exige des frais de 25 $ au-delà de la 90ème minute. C'est inacceptable et injustifié », a déclaré François Paradis.

M. Paradis a ajouté que seul le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, refuse de reconnaître le problème. Le Protecteur du citoyen a lui-même, dans son dernier rapport, demandé au CUSM de revoir ses tarifs de stationnement, qui constituent à ses yeux « un obstacle indirect à l'accès aux soins et aux services ». « Une dame de Kirkland a dit avoir payé environ 5 000 $ en 5 ans pour garer sa voiture à l'Hôpital général de Montréal et dans les autres établissements montréalais où elle a été soignée. Pour éviter de fouiller dans leurs poches, certains usagers indiquent garer leur voiture dans les rues voisines de l'établissement, alors que d'autres donnent au suivant leur billet de stationnement payé pour la journée. Il est déplorable d'en arriver à cela », a poursuivi François Paradis.

Quatre mesures à envisager

Pour mettre un terme à cette tarification abusive, la CAQ propose quatre mesures pour guider la révision de la directive de 2007. Tout d'abord, la CAQ propose le stationnement gratuit lors des deux premières heures, puis l'instauration d'un tarif maximal de 7 $ à 10 $ par jour. Le député de Lévis demande également la création d'un forfait réduit pour les malades chroniques et les proches d'une personne qui bénéficie de soins de longue durée et finalement, plus de transparence quant à l'utilisation des sommes perçues.

« Avec ces propositions, les établissements de santé devront continuer d'autofinancer les stationnements, mais sur une plus longue période de temps, et ce, afin de protéger l'accès des patients aux hôpitaux. Même si à terme les profits tirés de l'exploitation des stationnements peuvent être utilisés par les fondations des hôpitaux, il a lieu de se questionner quant au fait que ces missions louables soient financées avec l'argent des malades et de leurs proches, qui n'ont dans bien des cas pas le choix de prendre leur voiture pour se rendre à l'hôpital. D'ailleurs, dans certaines municipalités, les hôpitaux sont le seul endroit où il y a un stationnement payant. Or, ces frais sont une barrière aux soins de santé et ajoutent un stress évitable à des patients qui en subissent déjà beaucoup. Quand garer sa voiture une journée au CUSM, au CHUM ou à Sainte-Justine coûte plus cher que dans les stationnements intérieurs de plusieurs salles de spectacle de Montréal, il y a lieu de se questionner. J'en appelle au bon sens du ministre Barrette », de conclure le député Paradis.

 

SOURCE Aile parlementaire de la Coalition Avenir Québec

Renseignements : Samuel Poulin, Attaché de presse, Aile parlementaire de la Coalition Avenir Québec, 418-254-3754, samuel.poulin@assnat.qc.ca


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