Femmes autochtones victimes de violence sexuelle - Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de déclencher des enquêtes indépendantes?

QUÉBEC, le 31 mars 2016 /CNW Telbec/ - Alors que de nouveaux cas de femmes autochtones victimes d'agressions sexuelles de la part de policiers ont été dénoncés, le porte‑parole du Parti Québécois en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, la porte-parole en matière de condition féminine, Carole Poirier, ainsi que le porte‑parole en matière d'affaires autochtones, Guy Leclair, se demandent pourquoi le gouvernement refuse encore de déclencher des enquêtes indépendantes sur les cas révélés par les journalistes d'Enquête.

Rappelons d'abord que le gouvernement du Parti Québécois a créé le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), et que le ministre de la Sécurité publique a le pouvoir de lui donner le mandat « de mener une enquête sur tout événement impliquant un agent de la paix ». Le BEI devait d'ailleurs être opérationnel dès avril 2016. « Qu'attend ce gouvernement pour confier au BEI l'enquête sur les agressions subies par les femmes autochtones? Par ailleurs, comment se fait-il que les budgets de formation des policiers de la Sûreté du Québec sur la réalité autochtone aient été sabrés? La responsabilité d'un ministre de la Sécurité publique, c'est de corriger cette situation au plus vite », a insisté Pascal Bérubé.

« Lorsque les cas d'abus sexuels subis par des femmes autochtones à Val-d'Or ont été révélés, le gouvernement libéral a refusé de déclencher des enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur les événements. Aujourd'hui, de nouveaux cas s'ajoutent; cela vient démontrer que ce qu'ont vécu ces femmes autochtones n'est pas un phénomène isolé. Lise Thériault, en tant que ministre de la Sécurité publique, avait dit non aux enquêtes indépendantes. Est-ce que, comme ministre responsable de la Condition féminine, elle reconnaît son erreur? Quand va-t-elle agir pour protéger ces femmes? Il y a urgence, tout cela a assez duré! », a insisté Carole Poirier. D'ici à ce que les enquêtes soient déclenchées, la porte‑parole suggère au gouvernement de mettre en avant des mesures pour faire cesser la pratique dite de la « cure géographique », qui consiste à abandonner des Autochtones au milieu de nulle part, le temps que les effets de l'alcool se dissipent. « Ce serait un bon début, si l'on souhaite véritablement rendre justice aux Autochtones », a-t-elle dit.

« L'automne dernier, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré que toute la société était responsable de la situation dans laquelle se trouvaient les communautés autochtones, particulièrement les femmes autochtones. C'est maintenant le temps de démontrer que les mots veulent dire quelque chose pour le premier ministre et ses ministres. Le gouvernement n'a pas le droit de laisser tomber ces femmes », a conclu Guy Leclair.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Directrice adjointe aux relations avec les médias, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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