Étude des crédits budgétaires - Un SLR transporterait trois fois plus de personnes qu'un SRB

QUÉBEC, le 25 juin 2014 /CNW Telbec/ - Ce matin, lors de l'étude des crédits budgétaires du ministère des Transports, l'Agence métropolitaine de transport a confirmé qu'un système léger sur rail (SLR) sur le nouveau pont Champlain permettrait de transporter trois fois plus de passagers que le système rapide d'autobus (SRB) actuel, et deux fois plus qu'un SRB amélioré (SRB+). Ces chiffres proviennent d'une étude de la firme AECOM portant sur le choix du mode de transport collectif sur le nouveau pont Champlain, étude que le ministre des Transports, Robert Poëti, refuse de rendre publique depuis son arrivée au pouvoir.

 


Capacité à l'heure de pointe du
matin (personnes/heure)

Temps de déplacement
(en minutes)

SLR

32 000

de 17 à 19

SRB+

15 000

de 18 à 22

SRB

10 000

de 20 à 24

 

« D'un côté, le ministre refuse de dévoiler l'étude d'AECOM sur le SLR qui répond à toutes ses questions et, de l'autre, il commande de nouvelles études. Le SLR est une infrastructure névralgique pour la Rive-Sud et Montréal. Si le gouvernement du Parti libéral est aussi transparent qu'il le prétend, pourquoi le ministre refuse‑t‑il de rendre publique une étude payée par les contribuables québécois? », a questionné la députée de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, d'électrification des transports et de stratégie maritime, Martine Ouellet.

Rappelons qu'en avril 2013, appuyé par l'ensemble des intervenants de la Rive-Sud et de Montréal, le ministre des Transports du gouvernement du Parti Québécois, Sylvain Gaudreault, confirmait le choix du Québec d'aller de l'avant avec un SLR sur le nouveau pont Champlain et créait un bureau de projet pour coordonner sa réalisation.

Le ministre Poëti ne respecte pas la Directive sur les grands projets
Bien que le ministre se targue de suivre de façon très stricte la Directive sur la gestion des projets majeurs d'infrastructure publique mise en place par le gouvernement du Parti Québécois, il a tout de même confirmé ne pas l'avoir suivie systématiquement. En effet, pour plusieurs projets inscrits à la section « à l'étude » du PQI 2014‑2024, aucune fiche d'avant-projet n'avait été approuvée par le Conseil des ministres, tel que l'indique le point 9 de la page 8 de la Directive.

« Cette directive, adoptée par le gouvernement du Parti Québécois, a pour principal objectif d'éviter que des fiascos comme celui du CUSM se reproduisent. Le ministre Poëti a confirmé ce matin que plusieurs projets inscrits au PQI n'ont pas suivi le processus. Comment va‑t‑il s'assurer que leur gestion sera rigoureuse? », a poursuivi Martine Ouellet.

La Directive vise à assurer une gestion rigoureuse des projets majeurs d'infrastructure publique. Elle établit de façon claire les étapes d'approbation des projets et garantit un suivi adéquat des grands projets par le Conseil du trésor et le Conseil des ministres.

 

SOURCE : Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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