Espionnage de journalistes : seule une enquête publique peut faire la lumière

MONTRÉAL, le 2 nov. 2016 /CNW Telbec/ - À la suite des nouvelles révélations de mercredi, qui font état de la surveillance policière de six journalistes par la Sûreté du Québec (SQ), la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) estime qu'une enquête publique est plus que jamais nécessaire pour faire toute la lumière sur ces affronts à la démocratie et à la liberté de presse et éviter leur répétition.

Mercredi après-midi, nous apprenions que la SQ a mis sous surveillance les téléphones cellulaires des journalistes Marie-Maude Denis, Alain Gravel et Isabelle Richer de Radio-Canada, d'Éric Thibault du Journal de Montréal, de Denis Lessard de La Presse, et du spécialiste en crime organisé André Cédilot.

Ce scandale survient immédiatement après qu'il ait été révélé que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a mis sous surveillance pendant six mois le cellulaire du chroniqueur de La Presse Patrick Lagacé, et que trois autres journalistes, Monic Néron du 98,5 FM, Félix Séguin de TVA ainsi que le journaliste indépendant Fabrice de Pierrebourg, ont vu leurs numéros identifiés dans les registres téléphoniques de policiers scrutés par le SPVM.

La FPJQ salue la réaction rapide du premier ministre Philippe Couillard, qui a reconnu publiquement la gravité du problème en décrétant mardi trois mesures touchant la liberté de presse. La première retire immédiatement aux juges de paix la possibilité de lancer des mandats d'écoute à l'endroit des journalistes. Les mandats devront dorénavant être autorisés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et répondre aux mêmes normes rigoureuses qui prévalent quand des juges, des députés et des avocats sont concernés.

Cette mesure d'urgence est bienvenue. Malheureusement, les deux autres propositions de Québec ne sont pas à la hauteur. Il faut plus qu'un comité de quelques personnes sans pouvoirs et qu'une modeste « inspection » de trois corps policiers pour espérer rétablir l'essentiel climat de confiance qui peut inciter les divulgateurs à parler à un journaliste. Pour connaître l'ampleur de la surveillance des journalistes par les différents corps policiers ainsi que les liens entre la police et le pouvoir politique, puis identifier les moyens de corriger les problèmes, il faut une enquête publique indépendante dotée des moyens nécessaires.

Il y va de la protection des sources journalistiques, de la confiance des citoyens envers le système démocratique et du respect de leurs libertés fondamentales, dont la liberté de presse.

 

SOURCE FEDERATION PROFESSIONNELLE DES JOURNALISTES DU QUEBEC

Renseignements : Jean-Thomas Léveillé, président de la FPJQ : jleveille@lapresse.ca; Valérie Gaudreau, vice-présidente de la FPJQ : cel. 418-573-1985; Bureau de la FPJQ : 514-522-6142

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www.fpjq.org

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