Entre 2009 et 2013, au Québec, 6 travailleurs ont perdu la vie à la suite d'une explosion - Trois travailleurs perdent la vie à la suite d'une explosion chez Neptune Technologies et Bioressources : la CSST identifie des manquements dans la conception et le contrôle du procédé chimique

SHERBROOKE, QC, le 8 mai 2014 /CNW Telbec/ - Le 8 novembre 2012, une explosion survient aux installations de Neptune Technologies et Bioressources, à Sherbrooke. MM. Marc Couture, Herman Guerrero et Abel Regalado Calderin, tous trois employés de l'entreprise, perdent la vie. Trente-quatre autres travailleurs subissent des blessures physiques ou psychologiques. Parmi les causes à l'origine de l'accident, la CSST cible des manquements dans la conception et le contrôle du procédé chimique.

La CSST rend aujourd'hui publiques les conclusions de son enquête afin de rappeler aux employeurs et aux travailleurs l'importance de repérer les risques dans leur milieu de travail, particulièrement dans les établissements industriels, en définissant les actions à mettre en œuvre pour éliminer ces risques ou les contrôler. Cette procédure doit être répétée chaque fois qu'il y a une modification aux procédés, aux installations ou aux bâtiments. Rappelons qu'au Québec, entre 2009 et 2013, 6 travailleurs ont perdu la vie à la suite d'une explosion.

Un déversement d'acétone provoque une déflagration

Le jour de l'accident, des travailleurs procèdent au redémarrage de la production du procédé d'extraction d'huile de krill à la suite d'un arrêt planifié. Un déversement d'acétone utilisé dans le procédé se produit et la matière dangereuse s'échappe hors de la salle de production, vers un corridor non aménagé pour recevoir ce type de produit. Une déflagration s'ensuit; une partie du toit lève et les murs s'ouvrent par endroits.

Après une évacuation désorganisée, les employés de Neptune Technologies parviennent à se rassembler. On constate que trois personnes manquent à l'appel. Une personne est retrouvée et secourue par les pompiers à l'intérieur du bâtiment. Quant à MM. Guerrero et Regalado Calderin, respectivement chef d'équipe et technicien-opérateur en formation, ils sont retrouvés sans vie dans le corridor de la zone de production.

Un aide-opérateur, M. Marc Couture, se retrouve captif sur la mezzanine lorsque l'incendie se déclare. Il réussit à traverser les flammes pour sortir du bâtiment en feu par ses propres moyens. Il est brûlé gravement et décède des suites de ses blessures quelques jours plus tard.

Mieux identifier les dangers

L'enquête de la CSST a permis de retenir trois causes pour expliquer l'accident.  D'abord, les manquements dans la conception et le contrôle du procédé entraînent un déversement d'acétone incontrôlable lors du redémarrage des opérations. Ensuite, la classification et les aménagements du bâtiment sont en contradiction avec son usage principal. Finalement, les déficiences dans la gestion de la santé et de la sécurité génèrent des situations dangereuses, notamment lors de la conception ou lors des modifications effectuées par des personnes ayant des compétences inadéquates.

La CSST exige des attestations pour autoriser le redémarrage du procédé

À la suite de l'accident, la CSST a interdit l'accès aux bâtiments subsistants. Pour l'autoriser, la CSST a exigé de l'employeur une attestation de solidité par un ingénieur en structure afin d'assurer la sécurité de ses occupants.

La CSST a également interdit le redémarrage du procédé d'extraction d'huile de krill. La reprise des activités sera autorisée lorsque l'employeur aura rempli plusieurs conditions, notamment avoir procédé à une analyse des risques incluant tous les éléments impliqués dans le procédé, les équipements et les bâtiments. Une attestation d'ingénieur est aussi exigée de l'employeur quant à la mise en place des mesures correctives déterminées par les analyses de risques, de même que la validation du bon fonctionnement de chacune d'entre elles. De plus, la CSST devra recevoir de l'employeur un plan de mesures d'urgence élaboré, approuvé et mis à l'essai par Neptune Technologies et approuvé par le Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke.

Enfin, l'employeur devra également s'assurer que les travailleurs ont reçu la formation pour travailler de façon sécuritaire en présence de matières dangereuses, et notamment sur le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et sur le plan de mesures d'urgence complet.

La CSST considère que l'employeur, Neptune Technologies et Bioressources, a agi de manière à compromettre la santé et la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d'infraction lui a été délivré. Pour ce type d'infraction, le montant de l'amende varie de 15 420 $ à 61 680 $ pour une première offense, et de 30 840 $ à 154 200 $ en cas de récidive.

Mesures de prévention

La CSST rappelle qu'il est important que les employeurs utilisant des procédés chimiques s'assurent que leur conception, leur contrôle et leurs modifications sont réalisés par des personnes compétentes, de façon à garantir la sécurité lors du travail avec ces procédés.

Les accidents du travail, ça blesse plus de monde qu'on pense!

Chaque jour au Québec, 228 personnes se blessent en travaillant… et c'est sans compter tous les autres qui sont aussi blessés par ces accidents. Conjoints, enfants, parents, amis, collègues, patrons : tout le monde en souffre! Les accidents du travail et les maladies professionnelles peuvent être évités par une gestion permanente de la santé et de la sécurité.

L'employeur et les travailleurs doivent faire équipe et participer à l'identification des dangers, à leur élimination et à leur contrôle. Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs.

Le rapport d'enquête de l'accident est disponible dans le site Web de la CSST, au http://www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ed004016.pdf.

Une photo de la scène de l'accident est disponible, libre de droit, en format JPG, à l'adresse suivante : http://bit.ly/Rkenzk

Une simulation vidéo de l'accident est disponible,  libre de droit, à l'adresse suivante : http://www.centredoc.csst.qc.ca/pdf/ad004016/ad004016.swf

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Source : Nicole Roy, communicatrice régionale
  CSST - Direction régionale de l'Estrie
  Tél. : 819 821-5000, poste 5077, ou 1 800 668-3090
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  nicole.roy@csst.qc.ca
   

 

SOURCE : Commission de la santé et de la sécurité du travail

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Nicole Roy, communicatrice régionale
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