Ensemble dans la lutte à la stigmatisation : les pourvoyeurs de soins de santé et les jeunes sont au programme en cette deuxième journée de la plus importante conférence internationale portant sur la stigmatisation associée à la maladie mentale, à Ottawa

OTTAWA, le 5 juin 2012 /CNW/ - La stigmatisation à l'égard des personnes ayant une maladie mentale ignore les frontières. C'est ce que révèle une importante étude rendue publique en cette deuxième journée d'une conférence internationale de trois jours organisée par la Commission de la santé mentale du Canada, à Ottawa.

Ensemble dans la lutte à la stigmatisation : Changer notre perception de la maladie mentale est une conférence organisée par la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) et la section scientifique sur la stigmatisation et la maladie mentale de l'Association mondiale de psychiatrie. Dans le cadre de cet événement qui se tient à Ottawa du 4 au 6 juin, près de 600 chercheurs d'élite, professionnels de la santé mentale, responsables des orientations politiques et personnes ayant un vécu de la maladie mentale, en provenance du monde entier, mettent en commun leurs connaissances.

Un des nombreux sujets de recherche universitaire discutés aujourd'hui à la conférence nous renseigne sur le fait que la stigmatisation envers les personnes atteintes de schizophrénie est omniprésente dans l'ensemble des 27 pays étudiés, y compris le Canada, les États-Unis et la plupart des pays européens.

Selon l'étude britannique, peu importe leur lieu de résidence, les personnes atteintes de schizophrénie vivent couramment de la discrimination négative, que ce soit de la part de leurs proches, dans l'établissement et le maintien de liens d'amitié, la recherche et la conservation d'un emploi, et dans leurs relations personnelles.

Cette cinquième conférence internationale annuelle sur la stigmatisation fait suite au dévoilement le mois dernier de la première stratégie en matière de santé mentale pour le Canada par la CSMC (strategie.commissionsantementale.ca) et aux délibérations de l'Assemblée mondiale sur la Santé à Genève.

En plus des tendances mondiales en matière de stigmatisation associée à la maladie mentale, les thèmes principaux discutés par les conférenciers et les délégués présents à la deuxième journée de la conférence ont porté sur la nécessité de développer de meilleures pratiques en santé mentale, en visant les pourvoyeurs de soins de santé et les jeunes.

« Ce type de recherche confirme ce que beaucoup d'entre nous observons sur une base quotidienne, à savoir que la stigmatisation et la discrimination exercées à l'égard des personnes atteintes de maladie mentale sont tout aussi omniprésentes que débilitantes, peu importe où elles se manifestent », explique Heather Stuart, présidente de la section scientifique de l'Association mondiale de psychiatrie. « Des conférences internationales comme celle-ci sont importantes : elles permettent aux experts et aux professionnels de la santé du monde entier d'apprendre les uns des autres et de partager de l'information. »

« Nous tolérons depuis longtemps des services de piètre qualité pour les personnes atteintes de maladie mentale, comme si ces soins étaient des soins de santé physique de deuxième ordre. Je crois qu'il est temps que nous nous levions pour denoncer ce scandale,» dit Graham Thornicroft, de l'Institute of Psychiatry du King's College London.

Deux sessions portant sur le programme Premiers Soins en Santé Mentale ont également eu lieu aujourd'hui à la conférence — l'une pour les membres du Parlement et l'autre pour les délégués. Le programme Premiers Soins en Santé Mentale enseigne quels sont les premiers gestes à poser pour secourir une personne menacée par un problème de santé mentale. À ce jour, 50 000 personnes au Canada ont suivi cette formation.

L'actrice Glenn Close, lauréate de nombreux prix et défenseur de la cause de la santé mentale, sa sœur Jessie Close et son neveu Calen Pick ont été les orateurs principaux à l'ouverture de la conférence. Ensemble, ils ont fondé un organisme voué à l'éradication de la stigmatisation et de la discrimination liées à la maladie mentale. Ce projet est né par suite des batailles difficiles que Jessie Close et Calen Pick ont eu à livrer contre la maladie mentale.

La conférence se poursuit mercredi, 6 juin, à l'Hôtel Delta Ottawa City Centre, 101, rue Lyon, Ottawa. La troisième journée portera sur les droits de la personne et la stigmatisation présente dans les milieux de travail. Pour plus d'information sur le programme, les conférenciers et les activités, consultez le site de la conférence : www.togetheragainststigmatisation2012.ca.

Suivez l'événement sur Twitter en saisissant : #Stigma2012 et @MHCC_

ENTREVUES

Les membres des médias sont invités à assister aux séances de la conférence. Les demandes d'entrevue des médias avec un conférencier, un expert en santé mentale ou une personne ayant un vécu de la maladie mentale seront examinées et accordées si le temps le permet.

DOCUMENTATION ET PRESENTATIONS

De nombreux documents sont distribués tout au long de la conférence. Parmi les documents et les présentations ayant été offerts aujourd'hui on peut signaler :

  • L'évaluation d'un nouveau programme de formation en santé mentale à l'intention du personnel militaire canadien rentrant d'une mission de combat et de maintien de la paix en Afghanistan.
  • Le programme Coming out Proud.
  • Comment aborder les problèmes de stigmatisation et de discrimination associés à la maladie mentale et aux toxicomanies.
  • L'éradication de la stigmatisation : conférence au sommet à l'intention des jeunes.

À propos de la Commission de la santé mentale du Canada

La Commission de la santé mentale du Canada est un moteur du changement. Nous collaborons avec des centaines de partenaires afin de transformer l'attitude des Canadiens à l'égard de la maladie mentale et pour améliorer les services et les ressources. Nous avons pour but d'aider les personnes aux prises avec des troubles mentaux ou une maladie mentale à mener une vie épanouissante et productive. Ensemble, nous accélérons le changement. La Commission de la santé mentale du Canada est financée par Santé Canada.

À propos de l'initiative « Changer les mentalités »

Mise de l'avant par la CSMC, l'initiative « Changer les mentalités » vise à réduire la stigmatisation associée à la maladie mentale et a été conçue dans le but de faire changer les attitudes et les comportements que les Canadiens entretiennent à l'égard des personnes ayant un problème de santé mentale ou une maladie mentale. L'initiative évalue actuellement des programmes de lutte contre la stigmatisation partout au Canada pour établir lesquels sont efficaces sur le plan du changement des attitudes et des comportements liés à la maladie mentale. Les programmes efficaces sont répliqués à l'échelle nationale. L'initiative travaille également avec des écoles de journalisme et les médias pour mettre en lumière les idées fausses et les mythes associés à la maladie mentale en vue de créer un réseau d'agents du changement et de réduire la stigmatisation.

The views represented herein solely represent the views of the Commission de la santé mentale du Canada.
Production of this document is made possible through a financial contribution from Health Canada.

SOURCE Commission de la santé mentale du Canada

Renseignements :

Jacqueline (Jacquie) LaRocque
jlarocque@ensightcanada.com (courriel de préférence)
613-614-6339


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