En changeant les règles du jeu à compter du 1er mai, le Collège des médecins du Québec force tous les clients qui reçoivent des soins injectables en esthétique (Botox) donnés par des infirmières à voir dorénavant un médecin pour obtenir une ordonnance

Une crise sans précédent dans le domaine des soins esthétiques

MONTRÉAL, le 18 avril 2017 /CNW Telbec/ - Le Regroupement des infirmières et infirmiers entrepreneurs du Québec (RIIEQ) et l'Association des infirmières infirmiers en soins infirmiers esthétiques du Québec (AIISIEQ) ont dénoncé aujourd'hui le fait qu'en vertu des nouvelles règles du jeu imposées par le Collège des médecins du Québec ce sont entre 60 000 et 100 000 évaluations en esthétique par année, faites actuellement par les infirmières pour des clients en santé, qui seront transférées de facto aux médecins à compter du 1er mai 2017.

Pour le RIIEQ et l'AIISIEQ, les nouvelles règles du CMQ ont pour effet direct de créer un préjudice grave non seulement aux dizaines de milliers d'usagers, mais aussi aux entreprises, cliniques et cabinets mis sur pied au cours des 12 dernières années par les infirmières.

« Sont-ce les contribuables québécois qui paieront pour ces milliers d'évaluations faites par des médecins, à travers la RAMQ » s'est interrogée la présidente du RIIEQ, Louise St-Aubin en précisant cependant que tout comme le Collège, le RIIEQ et l'AIISIEQ visent la protection du public, l'élimination des charlatans et des dérives et dérapages auxquels les infirmières en soins infirmiers esthétiques n'ont jamais été associées, ni de près ni de loin!

« Le Collège des médecins vise malheureusement aujourd'hui le noir, mais, tue le blanc » a dit aujourd'hui, la présidente du RIIEQ, Louise St-Aubin, en soutenant être en complet désaccord avec les moyens adoptés par le Collège pour y arriver : des moyens qui mettent en péril le droit des usagers et la pérennité des entreprises de ses membres.

« À défaut d'une intervention du Ministre de la santé, cela pourrait représenter, dès début mai prochain, la perte de plusieurs centaines d'emplois infirmiers, sans compter les pertes financières majeures de quelques millions d'investissement réalisés globalement dans les cliniques et surtout l'abandon injustifié de plusieurs milliers de clients qu'on prive du droit de choisir leurs professionnels »  a pour sa part précisé la vice-présidente, madame Nathalie Brabant. « Aucune plainte n'a jamais été portée contre les infirmières en soins esthétiques, contrairement à certains médecins et non professionnels de l'industrie » a renchéri, de son côté, la présidente du RIIEQ.

Sans faire de procès d'intention, les deux organisations ont dit ressentir une perception à l'effet que les recommandations du Rapport du Groupe de travail du CMQ qui ont mené aux nouvelles règles auraient pu avoir été motivées, en fond de scène, par un agenda caché de certains clans plus mercantiles du monde médical. Pour le RIIEQ et l'AIISIEQ, cela s'apparente étrangement à une prise de contrôle hostile sur les soins infirmiers esthétiques au bénéfice de certains groupes d'intérêts. « Le Collège des médecins administre un remède de cheval qui sera bien pire que le mal lui-même » a poursuivi madame St-Aubin.

Selon le RIIEQ, un autre des déplorables effets pervers qu'engendrera l'application de ces nouvelles règles du CMQ sera de favoriser l'émergence de réseaux parallèles de tiers n'appartenant à aucun ordre professionnel, sans une expertise reconnue, et opérant un lucratif marché noir. « Peut-on permettre aux spécialistes et médecins omnipraticiens de sortir du système public pour faire du Botox, à une époque surtout où les médecins de famille, notamment, n'arrivent pas à traiter des dizaines de milliers de patients recensés sur les listes d'attentes » a lancé la leader du RIIEQ.

Le RIIEQ et l'AIISIEQ entendent épuiser tous les recours à leur disposition pour faire valoir leurs prétentions et réclament, à court terme, le maintien des ordonnances collectives, ou la création d'une ordonnance collective spéciale pour la médecine esthétique qui responsabiliserait l'infirmière et le médecin tout en gardant le partage des compétences. Les deux groupes revendiquent, de plus, des instances concernées l'amendement de l'activité réservée relative à la prescription des injectables en médico-esthétique en une activité partagée avec les infirmières, dans le but d'éliminer les dérogations potentielles aux codes de déontologie; bref, la création d'une activité partagée avec les infirmières.

 

SOURCE Regroupement des infirmières et infirmiers entrepreneurs du Québec

Renseignements : Source : Louise St-Aubin, Présidente (RIIEQ), Regroupement des infirmières et infirmiers entrepreneurs du Québec ; Info: Alexandre Dumas, vice-président - Communication corporative, Le Cabinet de relations publiques NATIONAL, 514 843-1901 (ligne directe) / 514 896-4636 (cellulaire), adumas@national.ca


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