En 2010, les économies construiront les assises de la prochaine phase
d'expansion, selon les économistes de Desjardins

LÉVIS, QC, le 17 déc. /CNW Telbec/ - La reprise économique mondiale est maintenant un fait accompli. Même si certains problèmes structurels persistent et que plusieurs pays sont encore à la traîne, l'année 2010 permettra sans aucun doute à quelques-uns d'entre eux de retrouver le niveau de production d'avant la récession. La prochaine phase d'expansion économique pourra alors se matérialiser à partir de 2011. Tel est l'essentiel des perspectives économiques et financières pour l'année 2010, rendues publiques aujourd'hui par le service des Études économiques du Mouvement Desjardins, disponibles à l'adresse suivante : (www.desjardins.com/fr/a_propos/etudes_economiques/previsions/financieres_trimestrielles/).

"Après avoir traversé des périodes de turbulences extrêmes, les marchés financiers renoueront avec la stabilité et pourront de nouveau appuyer leur mouvement sur des facteurs fondamentaux sans être constamment perturbés par des événements inhabituels", a déclaré le vice-président et économiste en chef du Mouvement Desjardins, M. François Dupuis.

Le Canada et les États-Unis en tête des principaux pays industrialisés

Après une chute de 1,2 % en 2009, le PIB réel mondial bondira de 3,4 % en 2010 et maintiendra un rythme quasi similaire en 2011, à 3,8 %. Dominés par la Chine et l'Inde, les pays en développement conserveront leur rôle de locomotive avec une croissance supérieure à 5 % au cours des deux prochaines années. Du coup, les performances des pays industrialisés, qui enregistreront une augmentation de leur PIB réel de 1,8 % en 2010 et de 2,0 % en 2011, paraissent ternes. "Les États-Unis et le Canada seront toutefois les leaders en affichant des croissances supérieures à 2 % pour les deux prochaines années alors que la zone euro, le Japon et le Royaume-Uni ne réussiront pas à atteindre ce rythme", souligne pour sa part le directeur et économiste en chef adjoint de Desjardins, M. Yves St-Maurice.

Les plans de relance ont eu des effets bénéfiques sur l'économie. Et l'on peut sans aucun doute leur attribuer le mérite d'avoir permis d'éviter le pire. Fragilisé par ces dernières années de crise économique, le secteur privé demeure chancelant, ce qui poussera les gouvernements à dépenser encore beaucoup d'argent en 2010 pour le remettre d'aplomb. La vapeur sera renversée en 2011, et le secteur privé laissera tomber ses béquilles pour marcher seul. Tout porte à croire qu'à la fin de 2010 le Canada et les États-Unis ramèneront leur PIB réel au niveau d'avant la récession. "L'année 2011 marquera alors le début d'une autre phase d'expansion qui sera tempérée par le retrait graduel du rôle des gouvernements dans l'économie", a renchéri M. St-Maurice.

Un huard bientôt à parité

Les bas taux d'intérêt et le retour d'un effet d'enrichissement dû à la remontée des prix des matières premières demeureront favorables à l'économie canadienne. Après une baisse prévue de 2,6 % pour 2009, le PIB réel devrait croître de 2,1 % en 2010 et de 3,0 % en 2011. L'amélioration proviendra surtout des provinces de l'Ouest, tandis que l'Ontario et le Québec afficheront des croissances inférieures à la moyenne canadienne pour les deux prochaines années.

La remontée graduelle des prix du pétrole en synchronisme avec la reprise mondiale fera grimper le huard à la parité avec le billet vert à l'été 2010. Les exportations manufacturières, concentrées davantage au centre et à l'est du pays, seront alors affectées négativement par l'appréciation du dollar canadien. Le Québec est sur la bonne voie avec un marché immobilier en bonne santé, des dépenses de consommation qui reprennent et des pertes d'emplois somme toute modérées qui ont permis d'éviter une trop grande détérioration de la situation financière des ménages. Le PIB réel devrait afficher une hausse de 1,8 % en 2010 et de 2,5 % en 2011. Le redressement de l'industrie de l'automobile sera déterminant pour l'évolution de l'économie ontarienne au cours des prochains trimestres. La croissance prévue pour l'Ontario s'élèvera à 1,9 % pour 2010 et à 2,8 % pour 2011.

Les hausses de taux directeurs repoussées

La faiblesse de l'économie mondiale et du cours des matières premières s'est traduite par une baisse généralisée de l'inflation en 2009. Au Canada, la variation annuelle de l'indice des prix à la consommation - excluant huit composantes volatiles - pourrait frôler 1 % en deuxième moitié de 2010, alors que l'inflation tendancielle américaine passerait sous cette marque. Ainsi, "la première hausse de taux d'intérêt n'est pas attendue avant l'automne au Canada alors qu'aux États-Unis elle pourrait survenir seulement au début de 2011", a déclaré M. Dupuis.

"Quant aux marchés boursiers, ils poursuivront leur lancée au cours de 2010 et de 2011", a précisé ce dernier. La croissance économique améliorera les perspectives de profit, et les investisseurs voudront prendre plus de risques sur une portion de leur portefeuille. Plus faible qu'en 2009, l'appréciation des Bourses ne sera quand même pas négligeable au cours des deux prochaines années. Le S&P 500 devrait enregistrer une progression de 13,6 % en 2010 et de 8,0 % en 2011. Quant au S&P/TSX, les hausses respectives seront de 11,3 % et de 9,4 %.

À propos de Desjardins

Le Mouvement des caisses Desjardins, avec un actif global de 163 milliards de dollars, est le plus important groupe financier coopératif au Canada et le sixième en importance dans le monde. S'appuyant sur la force de son réseau de caisses au Québec et en Ontario, ainsi que sur l'apport de ses filiales dont plusieurs sont actives à l'échelle canadienne, il offre toute la gamme des produits et services financiers à ses 5,8 millions de membres et clients - particuliers et entreprises. Le Mouvement des caisses Desjardins, c'est aussi le regroupement d'expertises en gestion de patrimoine, en assurance de personnes et de dommages, en service aux entreprises de toutes tailles, en valeurs mobilières, en gestion d'actifs, en capital de risque ainsi que des modes d'accès virtuels sécuritaires, à la fine pointe de la technologie, dans un concept d'offre intégrée unique au Canada. L'un des plus importants employeurs au pays, il mise sur la compétence de ses 42 000 employés et l'engagement de ses 6 300 dirigeants élus. Pour en savoir plus, consultez le site www.desjardins.com.

SOURCE Mouvement Desjardins

Renseignements : Renseignements: (à l'intention des journalistes uniquement): Caroline Phémius, Conseillère, Relations de presse, (514) 281-7000, 1-866-866-7000, poste 7646; François Dupuis, Vice-président et économiste en chef, (514) 281-7000, 1-866-866-7000, poste 7322; Yves St-Maurice, Directeur et économiste en chef adjoint, (514) 281-7000, 1-866-866-7000, poste 7009


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