Ecart de rémunération démesuré entre les médecins omnipraticiens et spécialistes



    BOUCHERVILLE, QC, le 28 mai /CNW Telbec/ - "Les chiffres ne mentent pas :
la rémunération des omnipraticiens n'est pas concurrentielle. L'écart de
rémunération sans cesse croissant entre les médecins omnipraticiens et celle
de leurs collègues spécialistes au Québec atteint des proportions démesurées
et injustifiables compte tenu de la crise actuelle en médecine familiale".
C'est en ces termes que le président de la Fédération des médecins
omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin, s'est exprimé en rendant
public aujourd'hui les résultats d'une analyse comparative à partir des
données de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) concernant la
rémunération des médecins au Québec. L'analyse effectuée par le Service des
affaires économiques de la FMOQ, démontre clairement que l'écart, sans cesse
grandissant au détriment des omnipraticiens, a non seulement atteint un niveau
record en 2007, mais qu'il s'accentuera encore davantage dans l'avenir si rien
n'est fait pour remédier à la situation.

    Un écart de 55,7 % en 2009

    L'étude des données de la RAMQ pour 2007, dernière année dont les
statistiques sont disponibles, produit des résultats sans équivoque. Lorsqu'on
comptabilise la rémunération brute des médecins réellement actifs, en excluant
de l'équation les 20 % de médecins facturant le moins, tant chez les
omnipraticiens que chez les spécialistes, on arrive à un écart de 52,5 %
puisqu'on parle de rémunération annuelle moyenne respective de 193 413 $ et de
294 957 $. De plus, une projection pour l'année en cours, 2009, révèle que
l'écart continue de s'accentuer, puisque la rémunération brute des
omnipraticiens actifs s'élèvera en moyenne à 230 161 $ et celle des
spécialistes actifs à 358 373 $, ce qui constitue une différence de 55,7 %. A
titre de comparaison, la différence en 1975 était plutôt de 20,5 %, la
rémunération moyenne des omnipraticiens se situant alors à 42 905 $ et celle
des spécialistes à 51 698 $.
    Il est tout à fait normal que les médecins spécialistes, étant donné leur
scolarité plus longue et leur degré de spécialisation, soient mieux rémunérés.
L'écart aujourd'hui observé a toutefois atteint des proportions inquiétantes
et injustifiables. Il est donc urgent que tous conviennent de la nécessité de
rendre davantage concurrentielle la rémunération des médecins omnipraticiens.
    "L'accès à des soins de première ligne étant à la base de tout système de
santé efficace, il est primordial que le gouvernement du Québec mette tout en
oeuvre afin de rendre plus attrayante la pratique de la médecine familiale et
la prise en charge des patients qui en découle. Malheureusement, les
conditions de rémunération non concurrentielles des médecins omnipraticiens
par rapport à celle de leurs collègues spécialistes constituent aujourd'hui un
obstacle majeur au développement de l'offre de soins de santé de première
ligne. Ces conditions peuvent manifestement inciter les futurs médecins à ne
pas choisir la pratique de la médecine de famille. Dans un contexte de forte
pénurie comme celle que nous connaissons déjà actuellement, cette situation
risque d'avoir des conséquences encore plus désastreuses dans l'avenir. Il est
donc dans notre intérêt collectif que ce déséquilibre considérable ne perdure
pas", a poursuivi le Dr Godin.

    La nécessaire valorisation de la médecine familiale

    Faut-il rappeler que plus de 180 places de résidence en médecine
familiale sont demeurées vacantes au cours des trois dernières années au
Québec. Voilà autant de médecins escomptés qui ne viendront jamais appuyer les
omnipraticiens en poste actuellement ni prendre leur relève afin de prodiguer
à leur tour, les meilleurs soins possibles à la population. S'il est vrai
qu'il faut également agir sur les plans de la formation et de l'organisation
de la pratique médicale, comme le suggérait l'automne dernier la FMOQ dans son
Enoncé de principes pour une politique nationale sur la médecine familiale, le
facteur de la rémunération ne peut être ignoré si on veut réellement contrer
cette désaffection envers la médecine de première ligne. Avec une différence
au niveau de la rémunération, par rapport aux spécialistes, de plus de 55 %
année après année, dans une carrière échelonnée sur plus de 30 ans, l'attrait
pour la pratique de la médecine familiale en prend indiscutablement un coup.
    Trop de Québécois ont actuellement de la difficulté à avoir accès à un
médecin de famille. Le ministre de la Santé et des Services sociaux utilise
même le mot crise pour décrire la situation actuelle. Le gouvernement a créé
une table de concertation afin de se pencher sur la question. Des groupes de
travail tenteront au cours des prochains mois de dégager des pistes de
solutions en ce qui a trait aux questions liées à la formation et à
l'organisation de la pratique médicale. Les médecins omnipraticiens
participeront de bonne foi à ces travaux. D'emblée, il semble toutefois très
clair que les propositions qui en découleront risquent d'avoir un effet limité
si les autorités gouvernementales refusent d'agir adéquatement sur le plan de
la rémunération.
    "Ayant à coeur le bien-être de leurs concitoyens, les médecins de famille
souhaitent simplement que la complexité et l'ampleur de leur tâche soient
enfin reconnues à leur juste valeur. Si le gouvernement actuel est sérieux
dans sa volonté de faire en sorte que chaque Québécois qui le désire ait accès
à un médecin de famille, il ne peut faire abstraction du nécessaire ajustement
de la rémunération des médecins omnipraticiens. Il aura l'occasion de remédier
à cette situation et de faire les choses différemment au cours des mois et des
années à venir. Espérons que le gouvernement saura saisir cette opportunité
car il en va de l'avenir de notre système de santé", a conclu le Dr Godin.

    Syndicat professionnel représentant l'ensemble des médecins
omnipraticiens du Québec, la FMOQ compte plus de 8000 membres. Sa mission
consiste à veiller aux intérêts professionnels et scientifiques de ses
membres. Pour plus de renseignements sur la FMOQ, consultez son site Internet
au www.fmoq.org.

    
    /AVIS AUX RESPONSABLES DE LA SECTION PHOTOGRAPHIQUE : Une photo
    accompagnant ce communiqué est disponible dans l'Archive photographique
    CNW et archivée à l'adresse http://photos.newswire.ca. Des images
    archivées sont aussi disponibles sur le site Web de l'Archive
    photographique CNW, à l'adresse http://photos.newswire.ca. Ces images
    sont gratuites pour les représentants accrédités des médias/
    




Renseignements :

Renseignements: Sur place le 28 mai: Jean-Pierre Dion, directeur des
Communications, Cell.: (514) 214-4941, jpdion@fmoq.org; Marie Ruel,
conseillère aux Communications, Cell.: (514) 891-8285; Source: Fédération des
médecins omnipraticiens du Québec, (514) 878-1911, 1-800-361-8499


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