Drame de Saint-Romain - Pour en finir avec la «désins»

MONTRÉAL, le 18 sept. 2012 /CNW Telbec/ - Accusé des meurtres prémédités de sa mère et de ses deux nièces en février dernier à Saint-Romain, Pascal Morin ne sera pas tenu criminellement responsable. Ce jugement ravive une douleur impossible à cicatriser et, par la même occasion, fait ressurgir de manière brutale le préjugé qu'une personne qui vit un problème de santé mentale est violente et dangereuse. Cela amène certaines personnes à affirmer que la désinstitutionnalisation est responsable de ce drame tout aussi dramatique qu'exceptionnel.

Il faut cesser de pointer du doigt la désinstitutionnalisation, d'affirmer Doris Provencher, directrice générale de l'Association des groupes d'intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ). «La désinstitutionnalisation a commencé dans les années 1960 alors que tous reconnaissaient qu'il s'agissait d'institutions désuètes qui n'aidaient pas les personnes qui y séjournaient. Y revenir, c'est renier tout le travail qui s'est fait au Québec et aller dans la mauvaise direction», dit-elle.

Les difficultés d'accessibilité à des services dans la communauté sont au cœur du problème. Tant la personne qui souffre que son entourage a besoin d'une variété de services à proximité. Ces services doivent être personnalisés et correspondre aux besoins des personnes concernées. Les services d'aide en situation de crises sont trop peu nombreux sur le territoire québécois, pourtant ce serait un moyen approprié pour répondre à des situations très problématiques.

«Selon nous, ce n'est pas en restreignant encore plus les droits fondamentaux, en réinstitutionnalisant les personnes qui vivent un problème de santé mentale ou en les forçant à prendre une médication que notre société se retrouvera complètement à l'abri d'un drame comme ce qui s'est passé à Saint-Romain», de poursuivre Mme Provencher.

Administrée majoritairement par des citoyens vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale, l'AGIDD-SMQ s'oppose à l'ouverture d'instituts d'hébergement psychiatriques car le modèle asilaire est antithérapeutique.

Fondée en 1990, l'AGIDD-SMQ compte 24 organismes membres. L'Association lutte en faveur de la reconnaissance et l'exercice des droits pour les personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale, des droits de tout citoyen, soit les droits fondés sur des principes de justice sociale, de liberté et d'égalité.

SOURCE : ASSOCIATION DES GROUPES D'INTERVENTION EN DEFENSE DES DROITS EN SANTE MENTALE DU QUEBEC

Renseignements :

Doris Provencher, directrice générale 514 523-3443 514 770-2728

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