Discours du Trône - Promesses non tenues : le gouvernement fédéral ignore encore une fois la crise du logement qui sévit au Nunavik

KUUJJUAQ, QC, le 18 oct. 2013 /CNW Telbec/ - La Société Makivik dénonce le discours du Trône qui ne contient aucune mesure visant à résoudre la grave crise du logement au Nunavik, et ce, au lendemain de la publication d'une déclaration du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones décrivant la situation d'oppression des peuples autochtones du Canada. À la suite de la publication d'innombrables études, statistiques et rapports, le gouvernement fédéral est bien au fait de la gravité de la situation du logement au Nunavik où 899 familles ont un besoin urgent de logement. Le Nunavik vit une crise du logement qui exige une action immédiate de la part du gouvernement fédéral.

« Que faut-il faire de plus pour que le gouvernement respecte sa parole et ses obligations en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois ? », a déclaré Jobie Tukkiapik, le président de la Société Makivik. « Nous avons tenté à plusieurs reprises de rencontrer le ministre Valcourt afin de convaincre le gouvernement fédéral de l'urgence d'agir en matière de logement au Nunavik, mais sans succès. Après seulement neuf jours au Canada, le Rapporteur spécial des Nations Unies a vite compris que le financement accordé pour le logement autochtone était nettement insuffisant. Le refus continu du Canada d'intervenir pour résoudre la crise du logement peut uniquement être décrit comme de la mauvaise foi. »

Contexte

Même avant la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975, le gouvernement du Canada avait contrevenu à ses responsabilités constitutionnelles concernant la fourniture de logements sécuritaires et en nombre suffisant aux Inuits du Nunavik. Malgré certains investissements gouvernementaux dans le domaine du logement, le déficit de logements a continué de croître. Il faudrait construire dès maintenant 899 logements pour répondre aux besoins des Inuits du Nunavik où 68 % de la population vit dans des logements surpeuplés. Cette surpopulation chronique, combinée au coût élevé de la vie, entraîne de graves problèmes sociaux, éducatifs et sanitaires menant dans de nombreux cas à certains des taux les plus élevés de décrochage scolaire, de violence familiale et de suicide au Canada. Comment les enfants inuits peuvent-ils croître et prospérer dans un tel environnement malsain?

Selon Statistique Canada, le Nunavik possède le taux le plus élevé de surpeuplement dans les logements au Canada. Il n'est pas rare de voir une dizaine de personnes vivant dans une maison de deux chambres. De plus, le Nunavik a connu une recrudescence vertigineuse du taux de tuberculose active, une maladie qui avait été pratiquement éradiquée.

« Il n'est pas surprenant que le Rapporteur spécial de l'ONU compare notre situation à celle des pays pauvres du tiers monde. C'est insensé, puisque le Canada est l'un des pays les plus riches du G8. Cette situation intolérable doit être abordée. Nos enfants méritent de vivre dans un environnement sécuritaire et sain tout comme tous les autres Canadiens, puisque comme eux nous sommes des contribuables. Nous continuerons d'exercer des pressions sur le gouvernement afin qu'il respecte ses obligations constitutionnelles et issues de traités envers les Inuits du Nunavik, et qu'il fournisse aux Inuits du Nunavik des conditions de vie qui répondent à leurs besoins et respectent leur dignité », a conclu Jobie Tukkiapik.

Malgré le fait que les Inuits du Nunavik ont signé deux traités importants avec le Canada au cours des trente-cinq dernières années, des traités censés améliorer la qualité de vie, le Canada omet des respecter son obligation de combler l'un des besoins les plus fondamentaux - le logement.

Au sujet de Makivik
La Société Makivik est une société sans but lucratif créée suivant la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975. Elle a le mandat de représenter le bien-être et les intérêts sociaux, politiques et économiques des Inuits du Nunavik. La Société Makivik favorise la préservation de la culture et de la langue inuites, de même que la santé, le bien-être, la réduction de la pauvreté et l'éducation des Inuits dans les communautés. La Société Makivik est signataire de l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik (2008).

SOURCE : SOCIETE MAKIVIK

Renseignements :

William Tagoona
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