Dévoiler les secrets du Nord : Ian Stirling, scientifique canadien spécialiste de l'Arctique, reçoit le Prix de la Famille Weston pour les réalisations de toute une vie dans le domaine des recherches nordiques, d'une valeur de 50 000 $

  • Ian Stirling, scientifique canadien spécialiste des mammifères marins et premier chercheur à identifier la corrélation entre la baisse d'une sous-population d'ours polaires et le réchauffement climatique, a été honoré par la Fondation W. Garfield Weston
  • Le professeur Stirling prédit que la majorité des ours polaires auront disparu à la fin du siècle, les derniers survivants se trouvant dans le nord de l'Arctique canadien et au Groenland

 

VANCOUVER, le 9 déc. 2015 /CNW/ - Ian Stirling, scientifique canadien de renommée mondiale, spécialiste des mammifères marins polaires, a reçu le Prix de la famille Weston pour les réalisations de toute une vie dans le domaine des recherches nordiques. Depuis plus de quarante ans, M. Stirling étudie l'écologie et le comportement des mammifères marins de l'Arctique, en particulier les ours polaires, ce qui a conduit à une nouvelle ère de nos connaissances sur l'écologie de l'Arctique.

M. Stirling a reçu le prix de 50 000 $ aujourd'hui lors de la réunion scientifique annuelle d'ArcticNet, la plus grande réunion annuelle sur la science arctique au Canada, tenue cette année à Vancouver. Le Prix annuel de la Fondation Weston, lancé en 2011, reconnaît un chercheur nordique éminent dans les sciences naturelles et constitue le prix le plus important en son genre.

«Les recherches rigoureuses de M. Stirling ont mené à des découvertes qui sont significatives pour la conservation et la gestion des mammifères marins de l'Arctique,» a déclaré Geordie Dalglish, directeur de la Fondation W. Garfield Weston et président du comité nordique de la Fondation. «Nous sommes très honorés de lui décerner ce Prix pour les réalisations de toute une vie en reconnaissance de son importante contribution à notre compréhension du Nord canadien.»  

M. Stirling est professeur adjoint au Département de sciences biologiques de l'Université de l'Alberta et chercheur scientifique émérite à Environnement Canada. Une partie conséquente de sa recherché porte sur la relation entre les ours polaires, les phoques et les conditions de la glace de mer. L'un de ses résultats principaux figure dans une étude, publiée en 1999,  qui  a confirmé, pour la première fois, que l'impact négatif du réchauffement sur les ours polaires était statistiquement significatif.

Il faut souligner également son étude à long terme des ours polaires et des phoques du sud de la mer de Beaufort qui a mené à la première documentation scientifique d'un cycle distinct chez les phoques annelés. À des intervalles d'une décennie, il y a une baisse soudaine, pendant deux ou trois ans, de la reproduction des phoques annelés et de leurs jeunes, accompagnée d'une diminution correspondante du taux de survie des jeunes ours polaires qui en dépendent pour leur source alimentaire. Ce phénomène est suivi du rétablissement de leurs populations pendant quelques années, jusqu'au prochain déclin.

M. Stirling estime qu'environ la moitié de la population d'ours polaires de l'Arctique circumpolaire pourrait disparaître d'ici 2050 ou 2060 si le réchauffement climatique se poursuit tel que prévu actuellement, les derniers survivants se trouvant probablement dans les îles du nord de l'Arctique canadien et au Groenland. Il existe 19 sous-populations différentes d'ours polaires au monde, dont 13 au Canada.

«Les conséquences du réchauffement climatique vont être graves pour tous les mammifères qui dépendent des glaces, dont les ours polaires, certaines espèces de phoques, les petites baleines arctiques et d'autres espèces en aval de la chaîne alimentaire, telles que la morue de l'Arctique,» souligne M. Stirling.

M. Stirling a joué un rôle important dans l'avancement des recherches arctiques en servant de mentor auprès d'autres scientifiques, et cela dès les années 1970 quand il a été nommé professeur adjoint à l'Université de l'Alberta et a établi un programme de recherche coordonné sur les ours polaires et les phoques de l'Arctique canadien, le premier en son genre. Il est auteur ou co-auteur de plus de 300 articles scientifiques, dont plus de 225 examinés par des pairs. Il a aussi publié cinq livres non techniques qui ont mis l'information scientifique à la disposition du grand public.

«Je suis très honoré d'être reconnu par la Fondation W. Garfield Weston, que j'admire beaucoup pour son engagement envers les sciences nordiques, son leadership solide et son financement d'importantes recherches sur l'Arctique canadien,» a déclaré M. Stirling. «L'étude des mammifères marins polaires, tels que les ours polaires et les phoques, est essentielle pour la conservation et la gestion des écosystèmes marins tant de l'Arctique que de l'Antarctique, qui à leur tour représentent une composante cruciale de l'environnement de la Terre.»

M. Stirling a reçu un baccalauréat et une maîtrise en sciences de l'Université de la Colombie-Britannique à Vancouver et un doctorat de l'Université Canterbury à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, en 1969, où ses recherches portaient sur les phoques de Weddell en Antarctique. Il est père de trois enfants et vit avec son épouse à Edmonton.

« En tant qu'éducateur et mentor, M. Stirling a su inspirer les chercheurs en début de carrière, ceux des premier, deuxième et troisième cycles ainsi que des boursiers de recherches post doctorales, à  poursuivre les études nordiques et à y persévérer, » signale Monique Bernier, présidente de l'AUCEN. « Beaucoup de ses étudiants demeurent présentement dans le Nord où ils occupent des postes de directeurs ou de biologistes fédéraux ou  territoriaux. Il est hautement respecté dans le Nord pour  sa sensibilité envers le savoir indigène, pour son appui à  la co-gestion avec les collectivités du Nord, et pour son rôle de défenseur de l'Arctique. »

Le  soutien de la Fondation sert de catalyseur pour permettre aux scientifiques canadiens de pointe de poursuivre des explorations rigoureuses du Nord canadien. Depuis 2007, la Fondation a investi 25 millions de dollars dans les recherches et les sciences nordiques. Plus de 130 bourses ont été attribuées à des étudiants des cycles supérieurs et à des stagiaires postdoctoraux provenant de 27 universités différentes. La Fondation W. Garfield Weston s'engage à s'assurer que les boursiers Weston soient en bonne posture pour poursuivre leur passion des recherches nordiques.

Le Prix de la famille Weston est administré par l'Association universitaire canadienne d'études nordiques (AUCEN).

Les récipiendaires précédents sont Serge Payette (2011), Louis Fortier (2012), John Smol (2013) et Charles Krebs (2014).

La Fondation W. Garfield Weston
La Fondation W. Garfield Weston est une fondation familiale privée, établie dans les années 1950 par Willard Garfield Weston, son épouse Reta et leurs enfants. Depuis trois générations la Fondation maintient une tradition familiale de soutien aux organismes de bienfaisance à travers le Canada, les ressources étant dirigées vers des projets dans les domaines de la conservation des terres, de l'éducation et de la neuroscience. D'ailleurs, la Fondation constitue l'organisation privée fournissant le soutien le plus important aux recherches scientifiques dans le Nord canadien. Par le biais de son comité nordique, la Fondation soutient des scientifiques de pointe et favorise des collaborations innovatrices.

L'AUCEN
Depuis plus de trente ans, l'Association universitaire canadienne d'études nordiques (AUCEN) favorise par son mandat et ses programmes l'avancement des études nordiques. Établie en 1978, l'AUCEN est un organisme de  bienfaisance enregistré ayant son bureau à Ottawa et des représentants bénévoles actifs dans plus de 40 institutions membres à travers le pays.

SOURCE The W. Garfield Weston Foundation

Bas de vignette : "M. Ian Stirling (deuxième en partant de la gauche) reçoit le prix de la famille Weston, pour les réalisations de toute une vie dans le domaine des recherches nordiques, des mains de MM. Geordie Dalglish (à gauche) et Garfield Mitchell (à droite), de la Fondation W. Garfield Weston, et de Mme Monique Bernier, de l’Association universitaire canadienne d’études nordiques. Le prix annuel de 50 000 $ était remis aujourd’hui à l’occasion de la Réunion scientifique annuelle 2015 d’ArcticNet à Vancouver. (Groupe CNW/The W. Garfield Weston Foundation)". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20151209_C6223_PHOTO_FR_561910.jpg



Renseignements : Alexandra Cygal, Environics Communications, 416-969-2789, acygal@environicspr.com

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The W. Garfield Weston Foundation

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