Des emplois pour la vie? Ce n'est peut-être pas une notion du passé, après tout

Un nouveau rapport de la Banque CIBC révèle une stabilité croissante du marché canadien de l'emploi : les travailleurs conservent leur emploi plus longtemps que jamais auparavant

TORONTO, le 18 juin 2014 /CNW/ -  La stabilité d'emploi au Canada, qui, d'après les projections, était chose du passé, est en fait plus solide que jamais : le nombre de personnes qui conservent un emploi chez le même employeur pendant au moins cinq ans a atteint un nouveau record, selon les constats d'un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.

Ce rapport de la Banque CIBC révèle que la probabilité qu'un Canadien demeure avec un employeur après avoir complété sa première année d'emploi s'élève à 60 %, presque un record, et que le taux de rétention s'approche de 95 % chez les employés qui ont passé au moins cinq ans au sein d'une entreprise.

« Ce marché de l'emploi stable et monotone est diamétralement opposé à celui qu'on envisageait il n'y a pas si longtemps », affirme Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC et coauteur du rapport avec Nick Exarhos, économiste à la Banque CIBC. « Le marché de l'emploi de la "nouvelle économie" était censé transformer de façon durable les relations d'emploi, et les travailleurs étaient considérés comme des éléments de plus en plus interchangeables, ce qui devait compromettre la notion même de stabilité d'emploi. »

Or, M. Tal constate que c'est le contraire qui se produit, en raison de l'évolution des besoins des employeurs au Canada, où les taux de vacance s'élèvent sans que le taux de chômage diminue pour autant.

« La hausse des taux de survie, que reflètent à la fois le nombre d'années d'emploi et la stabilité accrue, est logique dans un monde où l'offre de personnes nouvellement sans emploi - et, on le présume, toujours qualifiées - est faible. La situation actuelle motive les employeurs à retenir leur personnel. En même temps, le fort contingent de chômeurs chroniques réduit la motivation des employés à faible niveau de compétences à s'ouvrir à de nouvelles perspectives. »

Un examen attentif de la situation des chômeurs au Canada révèle des tendances divergentes selon qu'ils possèdent ou non des compétences en demande. Récemment, la proportion des personnes sans emploi depuis moins de trois mois environ s'est approchée d'un creux cyclique, voire historique. En revanche, le nombre de personnes sans emploi depuis au moins 27 semaines demeure élevé. Les auteurs en concluent que le taux de chômage persistant des quelques dernières années est davantage attribuable à une stagnation du chômage chronique qu'à une augmentation du nombre de nouveaux sans-emploi.

« La relation anormale entre les taux de vacance et de chômage observés récemment semble indiquer qu'une forte proportion des chômeurs ne correspondent pas au profil recherché par les employeurs », avance M. Tal. « La disparité entre les types de travailleurs recherchés et ceux qui sont disponibles dans les rangs des sans-emploi expliquerait l'augmentation simultanée du nombre de postes à pourvoir et du nombre de personnes sans emploi et, peut-être, inemployables. »

Pour ce qui est des personnes sans emploi pendant de longues périodes, la tendance qu'ont les travailleurs à conserver leur emploi plus longtemps qu'avant complique d'autant la tâche de trouver un poste ouvert qui corresponde à leurs qualifications.

M. Tal note que, contrairement aux épisodes de rétablissement antérieurs, celui-ci se caractérise également par des augmentations de salaire plus marquées qu'ailleurs dans les professions les plus rémunératrices. Les Canadiens qui possèdent un niveau élevé de scolarité et de formation pertinentes - ceux-là mêmes qui ne sont guère susceptibles de grossir les rangs des chômeurs chroniques - ont davantage de pouvoir de négociation que ceux qui exercent une profession relativement peu rémunératrice.

Concurremment à ces changements, le vieillissement de la main-d'œuvre canadienne se traduit par une baisse du taux de participation au marché du travail au pays. Les Canadiens âgés de 55 ans et plus ont vu leur part de la population nationale en âge de travailler augmenter de près de 4 % depuis 2008, tandis que la proportion des 25 à 54 ans a décliné de quelque 2,5 % au cours de la même période. Cette évolution est alimentée par le vieillissement global de la population, mais elle sous-tend aussi une détérioration plus profonde, car les travailleurs canadiens âgés de 55 ans ou plus réduisent rapidement leur niveau de participation au marché du travail. Depuis 2007, c'est dans ce groupe d'âge que le nombre de travailleurs autonomes augmente le plus rapidement, de sorte que la proportion des travailleurs autonomes âgés de 55 ans ou plus connaît une forte hausse.

M. Tal note que par les temps qui courent, les Canadiens sont forcés de faire un effort supplémentaire pour lever les obstacles à l'emploi, compte tenu du vieillissement de la population, qui réduit l'effectif de la main-d'œuvre, et de l'inadéquation croissante des compétences. « Mais l'environnement actuel laisse également supposer qu'une fois surmontés ces obstacles, c'est une carrière marquée par une stabilité accrue qui se profile. »

Vous pouvez consulter le rapport sur le marché du travail de la Banque CIBC à l'adresse : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/feature1.pdf

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à l'adresse : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/eijun14.pdf.

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SOURCE : Marchés Mondiaux CIBC

Renseignements :

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés mondiaux CIBC inc., 416 956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou Kevin Dove, chef, Communications externes, 416 980-8835, kevin.dove@cibc.ca.


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