Des coalitions font une déclaration commune nationale dénonçant de dangereuses modifications à l'assurance-emploi

TORONTO, le 5 nov. 2013 /CNW/ - Des coalitions qui militent pour des politiques équitables en matière d'assurance-emploi ont fait une déclaration commune nationale dénonçant les dangereuses modifications apportées par le gouvernement Harper au système d'assurance-emploi du Canada. Comme en témoigne le dépôt de cette déclaration, un mouvement de résistance de plus en plus important s'organise pour protester contre ces modifications : après la tenue de rassemblements dans les provinces de l'Atlantique, une manifestation réunissant des milliers de personnes a eu lieu sur le pont Jacques-Cartier à Montréal.

Parmi les modifications imposées au système d'assurance-emploi figurent de nouvelles règles de recherche d'emploi en vertu desquelles les prestataires sont classés « occasionnels » ou « fréquents » après seulement six semaines de recherche d'emploi. Ils sont appelés à accepter des emplois associés à une réduction de salaire de 20 % à 30 % et des postes dont les tâches ne correspondent pas à leur travail habituel.

« Les répercussions de ces modifications sont stupéfiantes, compte tenu du fait que les trois quarts des prestataires - soit plus d'un million de travailleurs - se classent dans les nouvelles catégories "occasionnel" ou "fréquent" », a déclaré Marie-Hélène Arruda de la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi. « À l'heure où éclate le scandale des dépenses au Sénat, à Ottawa, il est insultant de constater que le gouvernement impose des compressions qui touchent les travailleurs les plus vulnérables au pays. »

Ces mesures toucheront les personnes qui occupent des emplois à temps partiel, occasionnels et temporaires avec des horaires irréguliers, ainsi que les travailleurs offrant des services de soutien pédagogique, les employés du secteur hôtelier, les employés d'usine et les autres travailleurs qui sont mis à pied par leur employeur au cours des périodes où le travail est au ralenti.

Obliger des gens à accepter ce genre d'emplois, faute de quoi ils s'exposeront à une baisse de leurs prestations d'assurance-emploi, ne constitue pas seulement une mauvaise politique de gestion du marché du travail, c'est aussi une piètre politique économique. De telles mesures risquent de faire basculer un plus grand nombre de familles dans la pauvreté et de favoriser le gaspillage des compétences et de la formation des travailleurs, a expliqué Jean-Claude Basque de la Coalition contre les coupures à l'assurance-emploi du Nouveau-Brunswick.

« De plus en plus de gens prennent conscience des répercussions qu'auront les modifications imposées sur cet important filet de protection sociale. Plutôt que de moderniser notre régime d'assurance-emploi pour l'adapter au marché du travail du 21siècle, le gouvernement Harper tente de le démanteler et d'alimenter la spirale descendante de la main-d'œuvre bon marché », a affirmé M. Basque.

À l'heure actuelle, ce sont les travailleurs et les employeurs canadiens qui financent la totalité du régime d'assurance-emploi. Selon les fondements de ce régime, le chômage constitue un problème socioéconomique et non un problème individuel. Les groupes de la Coalition réclament des modifications qui, plutôt que de sabrer le régime, permettraient de l'adapter aux changements qui touchent la main-d'œuvre et l'économie du Canada.

« Pour l'heure, moins de la moitié des chômeurs canadiens reçoivent des prestations d'assurance-emploi », a souligné Laurell Ritchie de la Good Jobs For All Coalition. « Le régime d'assurance-emploi est essentiel au bien-être socioéconomique de notre pays, mais il doit subir une réforme majeure pour être mieux adapté au marché du travail d'aujourd'hui. À tout le moins, nous devons : améliorer l'accès au régime dans toutes les régions en réduisant le nombre d'heures requis pour être admissible à des prestations; augmenter les prestations et la durée de la couverture; et faire en sorte que les travailleurs étrangers temporaires bénéficient d'un accès équitable à l'assurance-emploi. »

À ce jour, la déclaration a été appuyée par 80 groupes communautaires, étudiants et syndicaux.

Des conférences de presse ont eu lieu ce matin à Charlottetown, à Moncton, à Montréal et à Toronto. Partout au pays, des représentants régionaux sont disponibles pour parler aux médias.

Pour lire la déclaration dans son intégralité, veuillez consulter les sites suivants :
www.nonausaccage.com (français) ou www.goodjobsforall.ca (anglais).

SOURCE : Good Jobs For All Coalition

Renseignements :

Terre-Neuve-et-Labrador : Wayne Lucas (cell.) 709-727-2509 ou Earle McCurdy (cell.) 709-743-5444
Île-du-Prince-Édouard : Lori MacKay (cell.) 902-626-1112
Nouvelle-Écosse : Rick Clarke (cell.) 902-454-6735
Nouveau-Brunswick : Jean-Claude Basque (cell.) 506-875-4232
Québec : Jacques Désy (cell.) 514-231-1273
Ontario : Laurell Ritchie (cell.) 416-917-0047 ou Winnie Ng (cell.) 647-291-3511
Manitoba : Neil Cohen (cell.) 204-795-9882
Saskatchewan : Tom Graham (cell.) 306-229-8171
Alberta : Marle Roberts (cell.) 780-918-3061

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