Déclaration du Chef national de l'APN, Shawn Atleo, au sujet de la Journée
mondiale contre le cancer

OTTAWA, le 4 févr. /CNW Telbec/ - Le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Shawn Atleo, a fait aujourd'hui la déclaration suivante afin de souligner la Journée mondiale contre le cancer.

"Nous sommes tous touchés par cette crise du cancer, qui est l'une des principales causes de mortalité dans le monde entier. Nous avons des raisons fondamentales pour augmenter nos efforts en ce qui a trait à la prévention, à la prestation des soins et au traitement de cette maladie. L'an dernier, au Canada, 171 000 personnes ont reçu un diagnostic de cancer et plus de 75 000 personnes en sont mortes. Autrefois, le cancer était une maladie relativement rare chez les membres des Premières Nations. Toutefois, l'incidence des types de cancer les plus fréquents comme le cancer du sein, de la prostate, du poumon et le cancer colorectal a considérablement augmenté dans de nombreuses collectivités des Premières Nations au cours des dernières décennies.

Dans certaines régions, le cancer est devenu la principale cause de mortalité des membres des Premières Nations. Chez l'ensemble des membres des Premières Nations, il s'agit de la troisième principale cause de décès et les taux d'incidence de cancer augmentent plus rapidement dans les collectivités des Premières Nations que dans la population générale.

Les membres des Premières Nations reçoivent généralement un diagnostic à un stade plus avancé de la maladie parce que les taux de participation à des programmes coordonnés de dépistage du cancer sont faibles, lorsque de tels programmes existent. À l'heure actuelle, le transport médical pour les rendez-vous de dépistage n'est pas couvert par le programme de soins de santé non assurés (SSNA), sauf si le rendez-vous a lieu en même temps qu'un autre rendez-vous médical. Les taux de survie au cancer tendent à être plus faibles pour les membres des Premières Nations parce que les patients reçoivent généralement un diagnostic à un stade plus avancé de la maladie.

En cette Journée mondiale contre le cancer, nous devons transmettre des messages, non seulement de maladie, mais aussi d'espoir. Si nous souhaitons remporter la lutte contre le cancer, nous devons sensibiliser davantage, ce qui signifie éduquer nos peuples sur la manière de faire diminuer les risques et de prévenir le cancer. Nous devons aussi leur montrer qu'il n'y a pas de honte à parler du cancer. De nombreux membres des Premières Nations sont réticents à aborder le sujet et il reste beaucoup de travail à faire pour éliminer la désinformation. Il ne devrait pas y avoir plus de préjugés à parler du cancer qu'il n'y en a à parler d'un simple rhume. À une certaine époque, un diagnostic de cancer était synonyme d'un faible espoir, mais, de nos jours, la détection précoce d'un cancer signifie que le patient obtient de l'aide plus rapidement. Un tiers des cancers pourraient être guéris s'ils étaient détectés à temps et traités adéquatement.

Cette année, le thème de la Journée mondiale contre le cancer est "Prévenir le cancer, c'est possible". L'accent est mis sur la manière de réduire grandement le risque de développer un cancer par l'adoption de modes de vie sains. Plus de 30 % des cancers pourraient être évités en modifiant ou en évitant certains des principaux facteurs de risque. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, les principales mesures de prévention du cancer sont : maintenir un poids santé grâce à une saine alimentation; faire régulièrement de l'exercice; limiter sa consommation d'alcool; ne pas fumer; éviter de s'exposer à la fumée secondaire. En fait, la consommation de produits commerciaux du tabac est la plus importante cause de cancer évitable dans le monde. Le taux de tabagisme des membres des Premières Nations frôle les 60 %, malgré cela, le gouvernement fédéral a aboli le financement de la Stratégie de lutte contre le tabagisme chez les Premières nations et les Inuits en 2006.

Même si les facteurs de risque sont les mêmes pour tous, pour les membres des Premières Nations, des problèmes sociaux liés à la santé comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, le faible accès à de l'eau potable, le manque d'aliments frais et l'exposition à des contaminants environnementaux doivent être réglés. Ces injustices doivent peser sur la conscience du Canada et du reste du monde. Les dirigeants des Premières Nations s'engagent à construire les infrastructures de santé nécessaires pour traiter nos malades, ce qui signifie améliorer l'accès aux médecins de famille, aux hôpitaux et à l'équipement médical, davantage de formation pour les infirmières et les médecins et davantage de documents culturellement appropriés pour la prévention et le dépistage du cancer.

Même si nous savons que la détection précoce du cancer au moyen d'activités de dépistage dans la population en santé a été un moyen efficace de réduire la mortalité et la morbidité des cancers du col de l'utérus, du sein et du cancer colorectal, les dirigeants doivent axer leurs efforts sur une approche centrée sur le patient et la communauté pour les membres de Premières Nations. Ainsi, ils pourront en apprendre davantage sur la prévention du cancer, sur le contrôle des facteurs de risque liés aux modes de vie, sur les méthodes de dépistage et l'importance de tout cela pour leur santé et celle des générations futures.

L'APN travaille en étroite collaboration avec le Partenariat canadien contre le cancer pour concevoir un plan d'action sur le contrôle du cancer. De plus, nous travaillons aussi en collaboration avec le Réseau canadien de lutte contre le cancer, qui veille à ce que la voix des patients soit non seulement représentée, mais qu'elle fasse aussi partie prenante du processus d'élaboration des politiques.

L'APN est déterminée à mettre le cancer à l'avant-plan pour provoquer des changements en matière de politiques qui réduiront le nombre de cas de cancer chez les membres des Premières Nations, amélioreront la qualité de vie des malades et diminueront la probabilité de mortalité par cancer."

L'Assemblée des Premières Nations est l'organisme national qui représente les citoyens des Premières Nations au Canada.

SOURCE Assemblée des Premières Nations

Renseignements : Renseignements: Karyn Pugliese, directrice intérimaire des communications, (613) 292-1877 ou kpugliese@afn.ca


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