Déclaration aux médias de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l'Ontario sur la réponse du Ministère aux recommandations des jurés dans l'enquête sur la mort de Jeffrey Baldwin

TORONTO, le 10 févr. 2015 /CNW/ - La mort tragique de Jeffrey Baldwin, survenue en 2002, et les 103 recommandations formulées par les jurés à la suite de l'enquête du coroner en 2014 marquent un tournant dans la façon de protéger les enfants pris en charge dans notre province.

Près d'une année s'est écoulée depuis que les jurés ont formulé leurs recommandations à l'intention de divers ministères, de la Société catholique de l'aide à l'enfance, de l'Association ontarienne des sociétés d'aide à l'enfance, ainsi que d'autres organismes. Par leur poids, les 103 recommandations constituaient un appel à réaliser des changements fondamentaux jugés nécessaires. Individuellement, les recommandations visent l'instauration d'un changement significatif dans le système d'aide à l'enfance en comblant les lacunes et en mettant en place des outils et des mesures de sécurité d'une importance vitale pour mieux protéger les enfants pris en charge.

Dans une de ses recommandations (no 103), le jury demandait au Bureau du coroner de convoquer une conférence de presse et de rendre compte publiquement des mesures prises jusqu'ici par chaque ministère ou organisme. J'ai été étonné d'apprendre que le Bureau du coroner ne manifeste aucun intérêt à adopter cette recommandation. Je crois que nous avons le devoir de garder ces recommandations dans la sphère publique. En réponse, j'ai demandé au Bureau du coroner de me communiquer une copie des réponses de chaque ministère ou organisme, afin que mon bureau puisse analyser les mesures prises jusqu'ici et relever les lacunes ou les questions irrésolues. Je m'engage à rendre publique notre analyse.

Aujourd'hui, la ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse a publié une déclaration où elle décrit la réponse de son ministère aux diverses recommandations. Je reconnais qu'il y a beaucoup de travaux difficiles en cours, mais je reconnais aussi qu'un grand nombre de recommandations sont toujours « en cours d'examen » un an plus tard. Et bien des recommandations semblent avoir inspiré beaucoup plus de conversations que de mesures concrètes.

Au sujet de la recommandation no 2, le Ministère affirme qu'il n'a pas l'intention d'« envisager pour le moment » de donner suite à la recommandation des jurés de mener une étude de faisabilité en vue de regrouper les 46 sociétés d'aide à l'enfance de l'Ontario en un seul organisme sous la supervision du ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse. Pour changer la façon de protéger les enfants dans notre province, nous devons envisager tous les moyens possibles de faire ce travail. C'est en réfléchissant à ce qui est possible qu'on arrive à réaliser des changements.

À l'égard de la recommandation no 1, la ministre (dans sa déclaration) réitère son engagement à mettre en œuvre le Réseau d'information pour la protection de l'enfance (RIPE) dans toutes les sociétés d'aide à l'enfance afin de former un système unique et intégré. La date d'entrée en service prévue de ce système est désormais 2019-2020, pas moins de six ans après la tenue de l'enquête et près de 18 ans après la mort de Jeffrey. 

Pour ce qui est de la recommandation no 3C, le Ministère déclare qu'il « examine activement des options en vue d'élargir l'accès à l'information et la divulgation dans le Système Info express, en particulier en ce qui concerne l'évaluation des personnes responsables et des autres adultes qui vivent dans leur foyer ». Les préposés des sociétés d'aide à l'enfance ont besoin d'un accès ponctuel et global aux contrôles de police de l'aide sociale pour éviter qu'un enfant soit placé chez une personne responsable susceptible de présenter un risque. À mon avis, aucune raison impérieuse n'empêche le Ministère de donner suite rapidement à cette recommandation.

Une fois que nous aurons reçu toutes les réponses des divers ministères et organismes et achevé notre analyse, nous aurons d'autres observations à formuler sur cette affaire. On peut toutefois affirmer sans se tromper que nous continuerons de considérer la vie et la mort de Jeffrey comme un point tournant pour la province.

Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes
Le Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes relève directement de l'Assemblée législative et assure une représentation indépendante aux enfants et aux jeunes, y compris les enfants ayant des besoins particuliers et les enfants des Premières Nations. L'intervenant provincial répond aux préoccupations des enfants, des jeunes et des familles qui cherchent à obtenir ou qui reçoivent des services visés par la Loi sur les services à l'enfance et à la famille et la Loi sur l'éducation (écoles provinciales et d'application). L'intervenant provincial peut cerner les problèmes systémiques touchant les enfants, mener des examens et fournir des programmes d'éducation et des conseils sur la défense des droits des enfants.

Le Bureau est guidé par les principes de la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies et croit fermement à l'engagement des jeunes. 

SOURCE Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes

Renseignements : Relations avec les médias: Eva Lannon, 416-300-9721 ou elannonassoc@gmail.com

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