Débat sur l'habitation: le FRAPRU exige des engagements clairs de l'ensemble
des candidats et des candidates à la mairie de Montréal

MONTRÉAL, le 23 sept. /CNW Telbec/ - "Les problèmes de logement sont suffisamment alarmants pour que l'ensemble des candidats et des candidates à la mairie prenne des engagements clairs en ce domaine. Le temps n'est pas aux belles paroles, mais aux propositions d'actions bien concrètes". C'est en ces termes que le coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain, François Saillant, donnera le coup d'envoi du débat sur l'habitation auquel participeront à 13h30, cet après-midi, Louise Harel, Richard Bergeron et Louise O'Sullivan. Le FRAPRU désapprouve toujours la décision du maire Gérald Tremblay de bouder cet exercice, même s'il s'est engagé à le rencontrer plus tard. Aucune date n'a encore été fixée.

D'entrée de jeu, l'organisme contestera l'affirmation du maire selon laquelle il a "réglé la crise du logement". Le FRAPRU admet volontiers que les 10 000 logements sociaux que l'administration Tremblay a annoncés depuis 2002 ont sérieusement contribué à diminuer l'ampleur de la pénurie de logements locatifs. Il évalue que, sans cette contribution, le taux de logements inoccupés tournerait autour de 0,6 %, comme c'était le cas en 2001. Il estime toutefois que le problème est loin d'être résolu. Le taux d'inoccupation est présentement de 2,4 % à Montréal, alors qu'il devrait être de 3 %. La situation est pire dans les logements pour familles disposant de trois chambres à coucher et plus. Le taux n'y est en effet que de 1,1 %, ce pourcentage étant encore plus bas lorsque les logements se louent moins de 900 $ par mois. Il faut remonter à 2003 pour retrouver une telle rareté de logements familiaux.

L'organisme rappelle par ailleurs que la pénurie de logements continue de faire durement sentir ses effets sur la capacité de payer des locataires. De 2001 à 2008, le loyer moyen d'un logement de deux chambres à coucher est passé de 535 $ à 671 $ par mois, pour une hausse de 25 %. C'est ce qui explique, à son avis, que le nombre de locataires en difficulté ait augmenté à Montréal entre les recensements de 2001 et de 2006, en dépit de la croissance économique vécue durant cette période. Le nombre de ménages consacrant plus de 30 % de leur revenu pour se loger atteint maintenant 187 460, soit une hausse de 6000 par rapport au recensement précédent. Parmi ces ménages, 91 265 engloutissent plus de la moitié de leur revenu dans leur loyer.

Cette aggravation de la situation s'est répercutée sur l'ampleur de la liste d'attente de l'Office municipal d'habitation de Montréal qui est passée de 10 075 noms en novembre 2001 à 22 119 en septembre 2009.

Le FRAPRU considère que l'état du parc de logements représente un autre sérieux sujet de préoccupation. Selon le recensement de 2006, 51 490 logements locatifs ont besoin de réparations majeures à Montréal. C'est 8000 de plus qu'en 2001. Quelque 11 % des locataires sont maintenant aux prises avec ce problème. Enfin, même si la pénurie de logements locatifs a convaincu la plupart des arrondissements de Montréal d'adopter des moratoires sur leur conversion en condominiums, 2755 logements ont fait l'objet de demandes à cet effet au cours des six dernières années au bureau de Montréal de la Régie du logement.

Des demandes pressantes

Jean-Claude Laporte, responsable des dossiers montréalais au FRAPRU, présentera pour sa part les demandes de l'organisme. Celui-ci réclame tout d'abord que les candidats et les candidates s'engagent à faire du logement social une grande priorité, en se donnant un objectif de 20 000 logements sociaux en cinq ans. Cela devrait entre autres se refléter dans les représentations, autant publiques que privées, que la nouvelle administration aura à faire auprès des gouvernements supérieurs pour les convaincre d'accroître leurs investissements en conséquence. Quant à la Ville, elle devra elle-même utiliser tous les moyens à sa disposition pour faciliter un tel développement, notamment en constituant une banque de terrains et de bâtiments, de même qu'en acquérant des maisons de chambres présentement en péril.

Le FRAPRU revendique également que les candidats et candidates s'engagent à utiliser le pouvoir d'expropriation dont Montréal dispose pour s'approprier les immeubles barricadés et-ou abandonnés depuis plus d'un an, de même que ceux qui, par négligence de leurs propriétaires, mettent en danger la santé et la sécurité des locataires. De plus, le FRAPRU presse les aspirants et les aspirantes à la mairie de s'engager à tout mettre en œuvre pour convaincre les arrondissements de maintenir et renforcer les moratoires sur la conversion en condominiums et d'en adopter quand ils n'en ont pas.

Le FRAPRU réclame enfin l'engagement de tenir une consultation publique de grande envergure dès les premiers mois de 2010 sur l'ensemble des grands projets prévus (Griffintown, Turcot, Bonaventure-Cité du Hâvre, Notre-Dame, etc.). Selon Jean-Claude Laporte, "permettre à la population résidante du centre-ville et des quartiers avoisinants de se prononcer réellement sur ces projets est le minimum pour s'assurer qu'elle y aura encore pleinement sa place".

SOURCE Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

Renseignements : Renseignements: François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843 (cellulaire); Jean-Claude Laporte, (514) 522-1010, (514) 231-2309 (cellulaire)

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