De nouvelles responsabilités pour les baby-boomers

    
    Les baby-boomers qui soutiennent leurs parents âgés y consacrent chaque
    mois 42 heures de leur temps, 225 kilomètres en déplacements et, pour
    près de 40 % d'entre eux, une somme de 498 $, révèle un nouveau sondage
    du Groupe Investors
    

WINNIPEG, le 19 oct. /CNW/ - Les baby-boomers s'apprêtent peut-être à clore le chapitre de leurs responsabilités parentales, mais une responsabilité d'un autre type commence à s'imposer à eux. En effet, un nouveau sondage mené pour le compte du Groupe Investors révèle que les baby-boomers canadiens investissent temps, argent et kilométrage pour s'occuper de leurs propres parents et ce, pour une très grande variété d'activités allant du simple transport à la clinique médicale, en passant par les décisions financières ou de santé. Et peu d'entre eux semblent s'en plaindre.

Un sondage national mené auprès de Canadiens de 43 à 63 ans nous apprend que 69 % des personnes interrogées ont au moins un de leurs parents ou beaux-parents encore en vie. Parmi eux, le tiers (35 %) affirme s'occuper de leurs parents âgés d'une manière ou d'une autre. Plus particulièrement, ces baby-boomers parcourent en moyenne 225 km par mois et consacrent chaque mois l'équivalent d'une semaine complète de travail (42 heures) pour les aider. De surcroît, 39 % de ces aidants leur fournissent aussi un soutien financier qui s'élève en moyenne à 498 $ par mois.

"Il n'y a rien de nouveau à s'occuper de ses parents, mais on peut clairement voir les effets de ce phénomène sur les ressources des baby-boomers au moment où ils approchent de la retraite, affirme Claude Paquin, vice-président principal, Québec, au Groupe Investors. À mesure que leurs parents et qu'eux-mêmes vieilliront, de plus en plus de baby-boomers devront trouver des moyens de composer avec cette nouvelle réalité."

Pas une question d'argent

Bien que les baby-boomers qui soutiennent financièrement leurs parents y consacrent en moyenne près de 6 000 $ par année, il ne s'agit pas là de la seule responsabilité qu'ils assument à leur égard. D'après le sondage, les activités quotidiennes, comme leur tenir compagnie (65 %) ou les conduire à des rendez-vous ou à des activités sociales (64 %), l'entretien de la maison (56 %) et les tâches domestiques (55 %), se mêlent à d'autres qui sont plus lourdes de conséquences, comme les opérations bancaires et les décisions financières (61 %) ou encore voir à ce qu'ils reçoivent des soins de santé adéquats (55 %).

La difficile gestion du temps

Seulement un dixième (9 %) de ceux qui viennent en aide à leurs parents disent que ces responsabilités financières sont une cause de stress. En fait, près de la moitié d'entre eux (46 %) se sentent valorisés par ces tâches et les deux tiers (66 %) estiment qu'ils remboursent par ce moyen une dette envers leurs parents, pour le temps et les efforts que ceux-ci leur ont accordés plus tôt dans leur vie.

Mais si ces baby-boomers ne voient pas cette responsabilité comme un fardeau financier, ils ont du mal à trouver le temps et l'énergie morale de répondre aux attentes de leurs parents. Six aidants sur dix (62 %) croient en effet que leurs parents s'attendent à ce qu'ils leur fournissent cette aide et la majorité d'entre eux (51 %) ressentent comme une pression la dimension émotive de ces attentes.

Quarante pour cent jugent de plus que les demandes de leurs parents leur imposent des contraintes de temps difficiles à gérer, ce qui n'est pas surprenant quand on découvre que le tiers (32 %) de ces aidants doivent empiéter sur leur temps de travail pour s'occuper de leurs parents.

Qui plus est, le tiers d'entre eux (31 %) doivent aussi s'occuper de leurs propres enfants. Parmi les baby-boomers dans cette situation, quatre sur dix (42 %) affirment que cette double prise en charge représente une source de stress.

"Notre étude révèle que les baby-boomers acceptent volontiers de faire ces sacrifices, mais qu'ils ne sont pas toujours préparés à composer avec la charge de travail et la charge émotive qui viennent avec ces responsabilités", soutient M. Paquin.

Des sacrifices qui en valent la peine

Malgré l'obligation pour eux de renoncer à une partie de leur revenu et l'emprise qu'exercent ces tâches accrues sur leur énergie morale, leur temps de travail et leurs temps libres, les baby-boomers ont dit tirer, dans le soutien à leurs parents, des bienfaits qui compensaient largement tous ces sacrifices.

Ainsi, plus de la moitié (56 %) affirment que leur relation avec leurs parents et leurs liens familiaux se sont resserrés à travers ces responsabilités, puis 60 % disent passer plus de temps de qualité avec eux qu'ils ne le feraient autrement.

L'union fait la force

Pour faire face à ce défi, les baby-boomers peuvent compter sur leur propre réseau. Seulement un aidant sur cinq (22 %) doit assumer seul ces responsabilités puisque les trois quarts (74 %) peuvent en partager le fardeau avec leur conjoint, leurs frères et soeurs ou d'autres membres de la famille.

Étonnamment, peu de répondants disent que ce surcroît de responsabilités a des conséquences négatives sur leurs relations avec leur conjoint (24 %), leurs frères et soeurs (17 %), leurs enfants (15 %) ou d'autres membres de la famille (8 %).

Il est aussi intéressant de noter que si les femmes sont plus susceptibles de s'occuper de leurs parents, elles ne sont pas les seules à s'en charger. Parmi les baby-boomers qui remplissent le rôle d'aidant parental, 46 % sont des hommes et 54 % des femmes, ce qui laisse croire à un partage presque égal des tâches.

"S'occuper de ses parents ressemble finalement à un échange de bons procédés : on donne, mais on reçoit en retour, conclut M. Paquin. Mais il est aussi important de chercher un équilibre et de ne pas sacrifier ses propres priorités à long terme."

Méthodologie du sondage : Au total, 500 adultes canadiens de 43 à 63 ans ont répondu au sondage entre le 23 septembre et le 3 octobre 2009. Suivant un processus similaire à celui d'un sondage téléphonique, des adresses de courriel ont été puisées au hasard dans la banque du panel de Harris/Décima. Les participants qui ont été contactés n'étaient pas au courant de l'objet du sondage.

Fondé en 1926, le Groupe Investors est un chef de file au Canada dans la prestation de solutions financières personnalisées par l'entremise d'un réseau d'environ 4 600 conseillers partout au pays. Outre sa famille exclusive de fonds communs de placement et d'autres instruments de placement, le Groupe Investors offre une gamme étendue de produits d'assurance, des valeurs mobilières, des prêts hypothécaires et d'autres services financiers. Le Groupe Investors fait partie du groupe d'entreprises de la Société financière IGM Inc. (TSX : IGM). La Société financière IGM est l'une des principales sociétés de services financiers au Canada et gère un actif total de plus de 118 milliards de dollars.

SOURCE Groupe Investors Inc.

Renseignements : Renseignements: Stéphanie Gaucher ou Alida Alepian, Capital-Image, (514) 739-1188, poste 236 ou 225, sgaucher@capital-image.com ou aalepian@capital-image.com; Ron Arnst, Groupe Investors, (204) 956-3364, ron.arnst@investorsgroup.com


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