De la parole aux gestes : Les prédictions de Towers Watson en matière de retraite pour 2014

Malgré certains obstacles, les répondants de régimes et les législateurs prendront vraisemblablement des mesures sur les défis liés à la retraite en 2014

MONTRÉAL, le 17 déc. 2013 /CNW/ - Selon la société mondiale de services professionnels Towers Watson (NYSE, NASDAQ : TW), le fait que les régimes de retraite canadiens seront suffisants et viables continuera d'être un sujet de discussion brûlant pour les experts en matière de retraite en 2014. La société prévoit cependant que la nouvelle année marquera le début de changements marquants alors que les employeurs et les législateurs passeront moins de temps à parler d'atténuer le risque pour les répondants de régimes et leurs participants, et plus de temps à agir sur les enjeux en matière de retraite. Bien que ceci puisse sembler un énoncé audacieux si l'on prend en compte le statu quo qui a résulté de la rencontre des ministres des finances provinciaux, territoriaux et fédéral lundi, les pressions économiques et sociales pourraient avoir un effet plus rapide sur les événements que les consensus politiques.

Prendre les mesures en matière de gestion du risque financier

En ce qui concerne les répondants de régimes à prestations déterminées (PD), le besoin impératif de réduire le montant et la volatilité des coûts liés à la retraite continuera de les entraîner dans la voie des modifications à la conception des régimes en 2014. Selon le sondage de 2013 sur le risque lié aux régimes de retraite de Towers Watson, ces modifications toucheraient tout d'abord des changements à la stratégie de placement, sous la forme d'un retrait des placements en actions à la faveur de placements en titres à revenu fixe, en liquidités ou dans des catégories d'actif non conventionnelles. Toutefois, plusieurs régimes de retraite ont profité de la hausse des rendements des obligations à long terme parallèlement à la hausse des marchés des capitaux; aussi, certains répondants de régimes commenceront à modifier leur approche de gestion pour s'éloigner du rajustement du risque lié à la retraite à un niveau acceptable et prendre des mesures concrètes permettant d'éliminer complètement une partie du risque au moyen de règlements du passif, comme l'achat de rentes et le versement de sommes forfaitaires aux participants au régime. Cette tendance rapprocherait les régimes de retraite d'entreprises au Canada des régimes aux États-Unis, en matière de réduction du risque.

Pour faire en sorte que les répondants de régimes PD demeurent résolus à maintenir leur régime en place - et il existe de bonnes raisons pour le faire, y compris la fidélisation des employés et les relations de travail - il est probable que des approches plus dynamiques de gouvernance de placements et de gestion de portefeuille seront développées. Au fur et à mesure que la gouvernance des régimes devient plus complexe, en particulier la préparation et la mise en place de stratégies de placement, la délégation totale ou partielle du processus de placement gagnera en popularité, une tendance déjà observée en Europe et aux États-Unis. Cette évolution sera bénéfique particulièrement pour les régimes de petite taille ou de taille moyenne pour qui les frais élevés et les difficultés d'accès aux meilleurs gestionnaires, stratégies et fonds sont des barrières.

Pressions continues en faveur de lois sur la retraite qui tiennent compte des employeurs

Au cours de la prochaine année, les législateurs subiront de plus en plus de pressions en faveur de lois sur la retraite qui tiennent compte des employeurs, de manière à soutenir une conception de régime permettant d'atténuer le risque lié à la capitalisation - surtout dans le secteur public. Les citoyens canadiens peuvent s'attendre à ce que de plus en plus de provinces proposent et mettent en œuvre de nouveaux systèmes comportant des ententes négociées en matière de solutions de retraite, comme le régime à prestation cible préconisé par le Nouveau-Brunswick. Il se pourrait également que des développements réglementaires surgissent permettant à des représentants des participants au régime et à des employeurs de s'entendre sur des stratégies de capitalisation du déficit de régimes de retraite qui ne sont pas présentement permises par les lois. À titre d'exemple, l'utilisation de comptes de réserve pour solvabilité, c'est-à-dire un compte distinct dans lequel les répondants de régimes dirigeraient les paiements pour amortir le déficit de solvabilité et qui permettrait aux employeurs d'être remboursés une fois le régime entièrement capitalisé. Le catalyseur politique d'une flexibilité réglementaire accrue sera le souhait d'étendre la protection en matière de retraite et d'augmenter les prestations au lieu de se fier exclusivement à des améliorations aux régimes de retraite du Québec ou de pension du Canada.

Plus d'attention accordée à l'éducation en matière de retraite pour les participants aux régimes

Le risque de manquer d'argent trop tôt pendant la retraite dévient de plus en plus présent à l'esprit des citoyens canadiens, au fur et à mesure que l'espérance de vie s'accroît. Étant donné que les employeurs sont les mieux placés pour informer leurs employés en matière d'épargne retraite - et qu'ils ont un intérêt direct à bien gérer les transitions de leur main d'œuvre vers la retraite - de plus en plus d'employeurs fourniront et feront la promotion d'outils de planification de la retraite pour aider leurs employés à faire des projections quant à leur âge au moment du départ à la retraite et à leur niveau de vie durant la retraite, ainsi que d'options à leur disposition pour atteindre leurs objectifs financiers. Une plus grande attention accordée à l'éducation en matière de retraite pourrait également favoriser le changement en mettant en évidence des manquements possibles dans la structure des régimes de retraite, les cotisations des participants, les choix de placement et les efforts de communication en matière de retraite.

À propos de nos prévisions

Nous n'avons pas de boule de cristal mais nous croyons fermement que les échanges se poursuivront en 2014 sur la manière de composer avec les niveaux déplorables d'épargne-retraite au Canada. Les échanges sur le rôle que devraient jouer les employeurs pour s'assurer que leurs employés sont bien préparés à la retraite augmenteront. Les actions concrètes pourraient être lentes à venir mais elles commenceront quand les employeurs et les employés accepteront qu'ils doivent faire partie de la solution pour étendre la protection en matière de retraite et augmenter les prestations.

À propos de Towers Watson

Towers Watson (NYSE, NASDAQ : TW) est une société mondiale de services professionnels de tout premier plan qui aide les organisations à améliorer leurs résultats grâce à une gestion efficace des ressources humaines, des risques et des finances. La société offre des solutions en matière d'avantages sociaux, de gestion des talents, de rétribution et de gestion des risques et des capitaux. Towers Watson compte 14 000 associés dans le monde et se trouve sur le Web à l'adresse www.towerswatson.com.

 

SOURCE : Towers Watson

Renseignements :

Relations avec les médias : 
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