D'anciens combattants dénoncent la fermeture des bureaux d'Anciens Combattants Canada

OTTAWA, le 3 oct. 2013 /CNW/ - D'anciens combattants ont convergé vers Ottawa aujourd'hui pour le lancement d'une vidéo sur YouTube. Réalisée par l'AFPC, la vidéo démontre pourquoi le gouvernement fédéral ne doit pas fermer les bureaux d'Anciens Combattants Canada, qui offrent des services de première ligne essentiels.

En fermant neuf bureaux du ministère des Anciens Combattants, à Charlottetown, Corner Brook, Sydney, Thunder Bay, Windsor, Brandon, Saskatoon, Prince George et Kelowna, le gouvernement fédéral se rend coupable de trahison envers les anciens combattants du Canada.

Terry Collins, 47 ans, a combattu en Bosnie. C'est le bureau de Sydney qui lui offre les services dont il a besoin. Il témoigne dans la vidéo lancée par l'Alliance de la Fonction publique du Canada aujourd'hui même sur son site Web.

« Je suis un jeune vétéran et je souffre de stress post-traumatique, confie M. Collins. Les anciens combattants ne sont pas en train de s'éteindre : ils sont des centaines comme moi à se battre, et à avoir besoin des services d'Anciens Combattants Canada pour y arriver. »

Les anciens combattants sont nombreux à se fier aux services que leur procure le Ministère; c'est le cas notamment des personnes qui ont subi des blessures graves, qui se retrouvent avec un handicap ou qui souffrent d'un état de stress post-traumatique.

« Ils m'ont dit que je devrais conduire plus de cinq heures pour avoir des services individualisés », déplore Ron Clarke, un ancien combattant âgé de 73 ans qu'on peut aussi voir dans la vidéo. M. Clarke a servi pendant presque 36 ans au sein des Forces canadiennes. Il vit maintenant à North Sydney. « Tu parles d'une façon de traiter les vétérans comme moi », ajoute-t-il.

Le gouvernement prétend que les anciens combattants des communautés touchées pourront accéder aux services par l'intermédiaire des bureaux de Service Canada. Toutefois, leur personnel n'est pas formé adéquatement et risque lui aussi de subir des compressions.

« On nous demande de conduire pendant des heures pour obtenir de l'aide. Sinon, il reste le téléphone et Internet… Pour les anciens combattants, les jeunes comme les plus vieux, c'est une profonde trahison. Nous avons besoin d'une aide individualisée, et cette aide, nous la méritons », affirme Michael Barnewell, un ancien combattant âgé de 32 ans qui a perdu sa jambe droite sur une mine lors d'une mission en Afghanistan.

Selon Yvan Thauvette, président du Syndicat des employé-e-s des Anciens combattants, un Élément de l'AFPC, les membres sont très inquiets pour leur clientèle.

« Les anciens combattants méritent mieux. Ils ne devraient pas avoir à conduire pendant des heures pour avoir accès aux services dont ils ont besoin, et qu'ils méritent amplement », soutient M. Thauvette.

« Nous serons aux côtés des anciens combattants et demanderons aux députés de s'opposer à ces fermetures, promet Robyn Benson, présidente nationale de l'AFPC. Nous espérons que notre vidéo poussera toutes les Canadiennes et tous les Canadiens à faire de même. »

SOURCE : AFPC

Renseignements :

Jonathan Choquette, Communications, AFPC, 819-773-2511   ChoqueJ@psac-afpc.com


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