Crise financière et bonheur - Moins virulente, mais néanmoins néfaste!

QUÉBEC, le 10 févr. /CNW Telbec/ - La dernière enquête de l'IRB (www.indicedebonheur.com) révèle que 20 % des Québécois affirment que leur situation financière personnelle s'est détériorée depuis la crise alors qu'un an plus tôt, 31% craignaient d'être affectés financièrement par cette crise.

Pour la vaste majorité des Québécois (67 %), la crise financière n'a eu aucun impact sur leur situation financière personnelle alors que 12 % d'entre eux avouent, au contraire, qu'elle s'est améliorée, ce qui démontre une fois de plus que le Québec s'en est mieux tiré que plusieurs de ses voisins.

    
    Les perdants et les gagnants
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Les données de l'IRB permettent de constater une fois de plus qu'en temps de crise, ce sont toujours les groupes les plus vulnérables qui sont les plus durement touchés, les personnes monoparentales (31 %), et celles ne possédant qu'un diplôme de secondaire 5 et affichant de revenus inférieurs à 25 000 $ (25 %) sont les groupes les plus affectés.

On remarque également que les impacts négatifs de la crise financière croissent avec l'âge des répondants, les personnes de 55 ans et plus étant 31 % à prétendre que leur situation financière s'est détériorée depuis.

On dit souvent que les crises permettent aux plus riches de s'enrichir, ce qui semble le cas avec celle que nous avons vécu, les personnes affichant des revenus de 80 000 $ et plus étant 19 % à prétendre que leur situation financière s'est améliorée.

Les personnes se situant à la droite de l'échiquier politique sont dans la même situation, 20 % d'entre eux affirmant que leur situation financière s'est améliorée depuis la crise.

    
    Le bonheur écope
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L'enquête nous apprend que le niveau de bonheur des personnes dont la situation financière a été affectée par la crise à lourdement chuté, ces personnes enregistrant un IRB moyen de 66,60, soit 12 points de moins que l'IRB des personnes pour qui la crise n'a eu aucun effet négatif.

Ces données confirment l'influence qu'exerce l'état des finances sur l'évaluation de notre niveau de bonheur et confirme sa 5e position parmi les 24 facteurs d'influence du bonheur recensés à ce jour par l'IRB.

    
    Cynisme et scepticisme
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Cette crise changera-t-elle les habitudes et les façons de faire des financiers et des banquiers pour ne plus qu'elle se reproduise? La réponse des Québécois est tranchante : NON !

Seulement 12 % affichent de l'optimisme et croient que la leçon sera apprise et appliquée, mais 42 % n'y croient aucunement et 45 % émettent de très sérieux doutes.

Pour Pierre Côté, fondateur de l'IRB, "la notion de confiance et de crédibilité est constamment en chute dans l'actuelle société et explique en partie la recrudescence de l'individualisme observée au cours des dernières années, ce qui n'augure rien de bon pour la démocratie, le pouvoir de nos dirigeants et leaders étant nettement supérieur à la crédibilité qu'on leur accorde".

    
    La dette du Québec : Indifférence et inconscience
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L'IRB a profité de cette enquête pour sonder la préoccupation des Québécois face à la dette de 125 milliards de dollars de la province et à peine le quart des répondants (26 %) s'en disent fortement préoccupés.

Appelées à se prononcer sur sept solutions pour la réduire, les réponses, selon Pierre Côté, "démontrent clairement que les Québécois ne veulent ni en payer le prix, ni en assumer la responsabilité et encore moins consentir des sacrifices. Ici encore, l'individualisme s'exprime haut et fort et les traces d'une sociale démocratie demeurent bien discrètes".

Voici la note sur 10 accordée à chacune de ces solutions :

    
    1) Accroître les impôts des particuliers                            3,18
    2) Augmenter substantiellement les tarifs d'hydroélectricité        3,18
    3) Augmenter substantiellement la taxe de vente                     3,47
    4) Rendre payants la plupart des services de l'état                 3,74
    5) Exiger une contribution annuelle en fonction des revenus         4,43
    6) Réduire les dépenses de l'État et les services en conséquence    5,61
    7) Accroître les impôts des compagnies                              7,00
    

Évidemment, il est toujours plus facile de faire porter le fardeau aux autres et ici, selon les répondants à l'enquête, ce sont surtout les compagnies qui devraient éponger notre déficit.

L'analyse fort intéressante de ces sept solutions selon les différents groupes de la population et selon que les personnes se situent à gauche, au centre ou à droite de l'échiquier politique est disponible sur le www.indicedebonheur.com, et démontre bien la grande difficulté de trouver un dénominateur commun.

Pour tout savoir sur les résultats de cette enquête de l'IRB, consultez le site www.indicedebonheur.com.

Cette enquête a été réalisée entre le 1er décembre 2009 et le 6 janvier 2010 auprès de 1 467 répondants, ce qui lui confère une marge d'erreur de 2,2 % 19 fois sur 20.

SOURCE Indice relatif de bonheur

Renseignements : Renseignements: et entrevues: Pierre Côté, (418) 524-7375, info@indicedebonheur.com; Source: Pierre Côté, IRB*; *L'IRB est une marque enregistrée appartenant à Côté communication conseil

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