Coupes en santé publique - Le gouvernement sabre la prévention sans avoir mesuré l'ampleur du gâchis qu'il provoque

QUÉBEC, le 29 avril 2015 /CNW Telbec/ - À l'occasion d'un point de presse avec le Mouvement citoyen pour la santé publique, le député de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean‑François Lisée, a dénoncé les coupes de près de 29 M$ en santé publique, ce qui représente 40 % des budgets régionaux et près de 10 % des budgets totaux.

« Cette année, le gouvernement a trouvé 210 M$ pour augmenter les salaires des médecins spécialistes. Pour y arriver, il a dû couper ailleurs : les patients en toxicomanie passent à la caisse, les listes d'attente pour les services aux enfants autistes s'allongent, les soins à domicile sont rationnés. Le coup le plus dur a donc été porté à ceux qui, pourtant, font diminuer les coûts du système de santé, à ceux qui font baisser la prévalence des maladies transmises sexuellement, à ceux qui font reculer le tabagisme et l'obésité, à ceux qui vaccinent. C'est indéniable : cette décision a un impact direct sur la santé des Québécois », a déclaré Jean-François Lisée.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, si on augmentait de 10 % l'investissement en prévention, on réduirait le nombre de décès dus au diabète, au cancer et aux maladies cardiovasculaires, et la mortalité infantile diminuerait de 7 %. Pourtant, le gouvernement a fait le choix de couper de 10 % les budgets consacrés à la prévention.

« En Estrie, la nutritionniste qui s'occupait de la saine alimentation des enfants de 0 à 5 ans a été virée. À Montréal, l'infirmière de la clinique des accidentés du travail, virée aussi, tout comme le toxicologue qui analysait la qualité de l'eau et des sols. La pharmacienne qui s'occupait des maladies chroniques, virée. La sexologue qui donnait de l'information sur les maladies transmises sexuellement, virée. Ce sont des services directs qui sont coupés, et la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, refuse toujours de l'admettre », a dénoncé le député.

« Évidemment, parmi les gens mis à la porte par ce gouvernement, il y a des sociologues, des ingénieurs et des économistes qui donnaient des avis que les libéraux ne veulent pas entendre sur l'impact de l'amiante, des casinos, de l'échangeur Turcot. Par ailleurs, plusieurs témoins affirment que lors d'une réunion tenue il y a quelques mois, la ministre Charlebois leur a clairement dit que leurs avis sur la santé, c'est de la politique, et que "s'ils veulent faire de la politique, qu'ils mettent leur face sur un poteauʺ. Faire taire ceux qui défendent la santé publique, est-ce là la vraie raison de la coupe? », a conclu le député de Rosemont.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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