Coupes à l'aide sociale - Le ministre François Blais insensible aux arguments des intervenants du milieu de la lutte contre la dépendance

QUÉBEC, le 25 févr. 2015 /CNW Telbec/ - De concert avec l'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance (AQCID), le député de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, et le député de Rimouski et porte-parole en matière de lutte à la pauvreté, de solidarité et d'économie sociale, Harold LeBel, ont dénoncé, lors d'un point de presse, les coupes à l'aide sociale et exprimé leurs inquiétudes pour les bénéficiaires qui luttent contre une dépendance.

Ils rappellent que chaque année, au Québec, des milliers de personnes tentent de sortir d'une situation de dépendance en participant aux programmes des centres d'intervention en dépendance. L'immense majorité d'entre elles bénéficie de l'aide sociale, et un très grand nombre se trouve en situation d'itinérance. Ces personnes suivent les thérapies de leur plein gré et veulent s'en sortir.

« Pour l'instant, avec leurs prestations d'aide sociale, ces gens réussissent à participer aux programmes et à prendre le chemin de l'inclusion sociale, mais le gouvernement libéral a décidé de leur couper les vivres et de réduire leurs prestations, de 20 % à 80 %, selon les cas. Pour l'AQCID, ça signifie que plus de 7000 Québécois parmi les plus vulnérables n'auront plus accès aux traitements offerts, et pourraient retourner à la rue ou à l'hôpital. Cette coupe extrême de l'aide aux plus démunis est une machine à créer de l'itinérance », a déclaré Jean-Francois Lisée.

« Je comprends que le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale ne fait qu'appliquer aveuglément les coupes réclamées par le Conseil du trésor; toutefois, avec la ministre responsable des Services sociaux, il devrait au moins tenter d'expliquer à son collègue Martin Coiteux qu'elles auront des effets néfastes qui coûteront bien plus cher à long terme que les sommes économisées à court terme sur le dos des bénéficiaires », a ajouté Harold LeBel.

« C'est quand même extraordinaire : le ministre nous a dit, plus tôt en février, qu'il n'avait pas prévu les impacts très graves sur la clientèle et sur les 40 organismes communautaires de traitement. Ceux-ci ont appris au gouvernement qu'ils vont fermer, mettre à la porte 75 personnes et à la rue, 7000 personnes », a précisé Jean-François Lisée.

« Il est inconcevable que ces impacts n'aient pas été évalués. Cela démontre non seulement que les plus vulnérables de notre société sont les premières victimes de l'austérité toxique imposée par le gouvernement, mais aussi que celui-ci a perdu toute crédibilité », a conclu Harold LeBel.  

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Antonine Yaccarini, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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