Consultation publique - Des recommandations responsables pour limiter les sacs de plastique à usage unique

MONTRÉAL, le 8 déc. 2015 /CNW Telbec/ - La Commission sur l'eau, l'environnement, le développement durable et les grands parcs de la Ville de Montréal dépose aujourd'hui des recommandations unanimes et audacieuses sur le bannissement des sacs d'emplettes à usage unique. « Le rapport et les recommandations que nous déposons aujourd'hui font suite au mandat confié par le maire Denis Coderre et démontrent notre volonté partagée que Montréal se positionne comme leader en matière de développement durable au plan régional, national et international », a affirmé la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, qui préside la Commission depuis 2013.

Une alternative en faveur de l'environnement
Les commissaires recommandent au conseil municipal d'adopter dès 2016 un règlement visant le bannissement d'un certain type de sacs d'emplettes à usage unique, ceux en plastique léger d'une épaisseur inférieure à 50 microns, et ce, dans tous les commerces de la ville de Montréal, à l'instar de ce qui sera appliqué en France dès janvier 2016. Ces sacs de plastique sont visés parce qu'ils sont volatiles et les plus dommageables pour l'environnement, puisqu'ils se retrouvent dans les océans.

Des exemptions devraient être prévues pour les sacs de plastique minces utilisés à des fins d'hygiène pour les denrées alimentaires (viande, poisson, etc.) ainsi que pour d'autres types de sacs comme les sacs à journaux et les sacs de médicaments.

Un délai de transition pour favoriser l'innovation
La Commission recommande un délai de transition vers le bannissement de deux ans pour favoriser l'innovation et une transition réussie. L'application du règlement pourrait ainsi débuter le 22 avril 2018, Jour de la Terre. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante recommandait d'ailleurs une période de transition d'une à deux années dans la perspective d'un bannissement. De plus, les commerçants auront le choix d'offrir à leur clientèle des sacs de plastique réutilisables et recyclables, avec ou sans tarification. « Avec cette approche, nous offrons une position équilibrée. Les recommandations de la Commission représentent pour l'industrie une occasion de se renouveler et de favoriser le développement de solutions de rechange aux sacs d'emplettes à usage unique », a poursuivi Elsie Lefebvre.

« Les commissaires recommandent à la Ville de Montréal d'intervenir auprès du gouvernement du Québec pour favoriser le développement de normes de fabrication et la mise en place d'un programme de certification destiné à assurer la recyclabilité des sacs réutilisables, en plus de le sensibiliser à créer une filière québécoise de conception et de fabrication de sacs réutilisables, notamment par des entreprises du secteur de l'économie sociale. Il existe des solutions durables pour sortir du plastique à usage unique. »

Impacts environnementaux
« Les impacts de l'utilisation des sacs d'emplettes à usage unique sont trop graves pour l'environnement et pour les écosystèmes terrestres et marins pour que nous les ignorions. Nous reconnaissons les efforts faits depuis 2008 par l'industrie et les commerçants, qui ont déjà mené à une réduction notable du nombre de sacs. Il faut toutefois rappeler qu'un milliard de sacs de plastique seraient encore distribués chaque année au Québec, et plus de 500 milliards dans le monde », a conclu Elsie Lefebvre.

Rappelons que les sacs de plastique abandonnés dans la nature prennent des centaines d'années à se dégrader. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, le coût des dommages causés par les plastiques rejetés en mer est estimé à 13 milliards de dollars par année. La pollution marine provenant de plus de 5 milliards de milliards de particules abandonnées dans les océans forme cinq « continents » de plastique qui posent des défis environnementaux et scientifiques considérables. Selon d'autres études, en 2050, 99% des oiseaux marins auront ingéré du plastique.

Les sacs de plastique sont également une source de pollution visuelle et contribuent à la malpropreté de nos rues et de nos parcs. Ils affectent l'efficacité des centres de tri des matières résiduelles.

Une consultation publique très courue
Plus de cent groupes et citoyens ont participé à la consultation publique de la Commission, qui s'est déroulée en mai et juin 2015. Les mémoires déposés sont disponibles sur le site Internet de la Commission.

 

SOURCE Elsie Lefebvre, conseillère de Villeray

Renseignements : Virginie Harvey, Cell. 514 217-7040


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