Charte des valeurs québécoises - Les établissements de santé et de services sociaux se prononcent

MONTRÉAL, le 1er oct. 2013 /CNW Telbec/ - L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) s'est prononcée aujourd'hui sur le projet de Charte des valeurs québécoises.

L'AQESSS et ses établissements membres se sentent interpellés par le débat actuel. Avec les quelque 230 000 hommes et femmes qui y travaillent, les établissements de santé et de services sociaux constituent en effet un des grands secteurs visés par les orientations récemment rendues publiques.

L'AQESSS a donc entrepris une consultation auprès de ses membres afin de connaître leur avis sur les orientations gouvernementales et mieux comprendre la réalité sur le terrain. La consultation a été effectuée auprès des présidents de conseils d'administration et des directeurs généraux d'établissements de même qu'auprès des directeurs des ressources humaines, qui étaient invités à répondre au sondage avec les médecins directeurs des services professionnels, entre le 19 et le 25 septembre dernier. En tout, 74 établissements sur 125 ont répondu au sondage, soit quelque 60 %.

Les accommodements religieux

La consultation menée par l'AQESSS a révélé que 99 % des établissements ne rencontraient pas de problème significatif concernant les demandes d'accommodements religieux. La moitié des établissements considèrent malgré tout que les balises proposées permettraient d'uniformiser le traitement des demandes d'accommodement religieux en fournissant aux établissements une définition explicite et un cadre d'évaluation commun.

À la lumière de ces considérations, et même si ses membres ne rencontrent pas de problème significatif concernant les demandes d'accommodement religieux, l'AQESSS  se montre favorable à l'établissement de balises telles l'égalité entre les hommes et les femmes, le respect des droits d'autrui, la santé et la sécurité des personnes et l'absence de contraintes excessives. Ces balises correspondent aux pratiques déjà en place dans les établissements.

Le port de signes religieux

La consultation menée par l'AQESSS a par ailleurs révélé que 100 % des répondants ne rencontrent pas de problèmes significatifs en ce qui a trait au port de signes religieux ostentatoires. Les directeurs des ressources humaines indiquent qu'aucune plainte formelle n'a été formulée au cours des deux dernières années à ce sujet. En somme, le port de signes religieux ostentatoires ne cause pas de problème dans les établissements.

« Le sondage nous révèle que les membres de l'AQESSS sont inquiets de l'interdiction éventuelle du port de signes religieux ostentatoires. Ils craignent que cette interdiction génère des effets négatifs sur le recrutement et la rétention du personnel qualifié de même que sur les équipes de travail et de recherche, et ce, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. Ils s'inquiètent également des impacts sur le climat des équipes de travail », a déclaré Diane Lavallée, directrice générale de l'AQESSS.

C'est pourquoi l'AQESSS demande au gouvernement de ne pas assujettir, dans un futur projet de loi, les établissements de santé et de services sociaux à l'orientation no 3 de la proposition gouvernementale, soit l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires par les personnes œuvrant dans les établissements.

Rappelons que les établissements accueillent non seulement le personnel du réseau, mais également des médecins et des pharmaciens communautaires qui ne sont pas des employés des établissements, des équipes internationales de chercheurs de même que des milliers de bénévoles qui ne sont pas rémunérés. Pour offrir des services à la population, les établissements comptent également sur des entreprises d'économie sociale ou encore sur des centres d'hébergement privés conventionnés. De plus, les établissements comptent sur du personnel d'entreprises privées pour fournir différents services à l'intérieur même de leurs murs comme par exemple l'alimentation. Bref, l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires créerait une situation ingérable pour les établissements.

« Les établissements de santé et de services sociaux sont des lieux de soins. Il doit y régner un climat serein, tant pour les personnes y œuvrant que pour la clientèle. C'est ce que nous voulons protéger. L'Association souhaite que le gouvernement tienne compte de l'opinion des établissements de santé et de services sociaux rendue publique aujourd'hui », a conclu Diane Lavallée.

L'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux regroupe 125 membres, soit les 92 centres de santé et de services sociaux (CSSS), les centres hospitaliers universitaires, les centres hospitaliers affiliés, les instituts universitaires et des établissements et CHSLD à vocation unique.

SOURCE : Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux (AQESSS)

Renseignements :

Source : Direction des communications, des relations publiques et des affaires associatives

Renseignements :
Jean-Louis Laplante
Conseiller en communication
Responsable des relations avec les médias
Tél.  : 514 282-4252 Cell. : 514 258-0022
jean-louis.laplante@aqesss.qc.ca

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